RUPTURE DE L'AORTE
Il arrive rarement qu'il se fasse une déchirure de l'aorte quand ses taaiqie sont saines. Dans la plupart des cas de rupture spontanée, les tuniques ont et le siège des dégénérescences décrites au premier chapitre, ou de la Aifksi rescence graisseuse simple, mentionnée au chapitre des anévrysmes. Ceci s*i|i plique même au cas dans lesquels l'aorte, excessivement distendue, se déchir au-dessus d'un étranglement, car là encore les parois sont presque tovgoa malades.
Dans quelques cas, la rupture ne se fait d'abord que dans les tuniques inlm et moyenne, tandis que l'externe, plus flexible et plus extensible, reste iatid pour un certain temps. Alors le sang s'épanche entre la tunique moyenne l'externe, les sépare Tune de l'autre, et de cette manière on voit nattre o tumeur fusiforme, remplie de sang et communiquant par la fissure des tuniqu interne et moyenne avec l'intérieur de l'artère : — c'est ce qui s'appelle i attévrysme disséquant. D'après les observations de Rokitansky, cet état i susceptible de guérison. Il est bien plus fréquent qu'au bout de quelques hear ou de quelques jours déjà la mort arrive par le fait d'une déchirure qui attei également la tunique externe, ce qui donne lieu à l'épanchement du sang dai le péricarde, le médiastin, la plèvre. Au moment môme de la rupture, le malii ressent une violente douleur, mais bientôt il pâlit, se refroidit, reste sans poHl il survient des hoquets, des syncopes profondes et d'autres symptômes d'héino rhagie interne.