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RËTRÉCISSEBIENT ET OBLITÉRATION DE L* AORTE

Vétroitesse congénitale du système aorlique se rencontre quelquefois, d'api Rokitansky, et surtout chez le sexe féminin; elle est accompagnée de phéa» mènes semblables à ceux produits par la petitesse congénitale du cœur : piktfi disposition aux syncopes, développement arriéré de tout le corps, et ment des organes sexuels.

nKTRKi:iSSEME>T KT OBLITKKATIO» DK L* AORTE. 3<Î9

rUriciêsemeiU partiel de Vartère aorte s'observe quelquefois par le fait persistance de ce que Ton est convenu d'appeler rislhnie de Taorte, c*estcette portion du vaisseau située entre la sous-claviëre gauche et le canal 1. D*autres fois, ce rétrécissement est remplacé par une obliiéraiion. Les I en vertu desquelles Tisthme de Taorte, ayant pendant la vie fœtale repréune communication rétrécie entre la crosse et Taorte descendante, cornation bientôt dilatée après la naissance, conserve dans ces cas son rétrécisit et s'oblitère mémo, ne sont pas exactement connues. On a supposé que lal artériel se ferme par un thrombus, et que, selon les circonstances, ombus, pourrait se continuer jusque dans Taorte, ou bien encore que le artériel, pendant qu'il s'oblitère, pourrait, en revenant sur lui-même, niner un retrait des parois de l'aorte. L'une et l'autre explication sont ses d'insuflisance , attendu que le rétrécissement et roblitératiou de ! ont été rencontrés nii^me dans des cas où le canal artériel était resté

suite obligée d'un rétrécissement de l'aorte est Vktfpertrf^kie du te9Uricule e et la dilatation de la portion artérielle comprise eiUre le cœw* et h réiréent. Ce qui est encore plus important, ce sont les dilatations colossales "ouvent les branches tle Tarière sous-clavière et leurs anastomoses avec les s intercostales aortiques. Les ramifications les plus minces se transforment larges branches à parois épaisses, oi il se produit une cirrulation colUilérale ent complète, que le san^;, en contournant l'obstacle, parvient en suffisante té de la crosse ào Taurtc dans l'aorte descendante. Les anastomoses les nportantes pour la circulation collatérale sont celles qui s'établissent entre mière intercostale née de la sous-clavière, et les intercostales suivantes, "oviennent de l'aorte descendante. De môme, il se forme de larges aiwstoentre l'artère scapulaire supérieure, la scapulaire inférieure, la cen'icale erse et entre les artères intercostales. Une dilatation énorme s'observe sur nmaire interne et les intercostales antérieures qui s'en séparent. Même nche terminale de la mammaire interne, l'épigastrique supérieure, se diet amènent par de larges communications avec l'épigastrique inférieure le i l'artère iliaque.

die que soit l'importance de l'anomalie représentée par l'oblitération de e aorte, elle est ordinairement bien supportée, reste longtemps latente, individus qui en sont atteints peuvent arriver à un âge très-élevé (jusqu'à !-vingt-douze ans). Dans d'autres cas, les malades se plaignent de battede cœur, de battements fatigants dans les carotides, ou bien de quelques ftmes d'hypérémie cérébrale. Plus tard, il se développe un état cachéeet dans presque la moitié des cas la mort arrive au milieu des symptômes rasme et de Fhydropisie. Nous voyons donc que Tobstacle, si grave qu^il ne l'oblitération de l'ciortc peut opposer à la circulation, se trouve com« pour un certain temps par l'hypertrophie du cœur; mais que là encore ipensation finit par devenir incomplète, et qu'alors se manifestent lessympf relatés antérieurement, d'un ralentissement de la circulation, de la plé-* veineuse et de l'appauvrissement du sang* Dans d'autres cas, la mort eal inEnvE*. — .i^* fei»iT. I. — tk

370 XALADIES DES GBOS VAISSEAUX.

le résultai d*aiie rupture du canir on de Taorte, saus doute* toiyoun apvei dégénérescence préalable des parois de ces organes.

Le diagnotHe de cette maladie s*appuie essentiellement sur les phénon fie la circulation collatérale que nous venons de décrire, et sur la disparitio pouls dans les ramifications de Taorte abdominale. On voit et Ton seul cbe malades, dans le dos, à côté de Tomoplate, sur la convexité des côtes, à I giBStre, des artères et des paquets artériels dilatés, offrant des sinuosités ve culaires et donnant des pulsations très-sensibles. — Le long du parcooi Tartère mammaire interne on entend près du sternum un bruit de souffle même chose s'observe partout où des artères dilatées se font reconnaître la tue ou le toucher. — Sur les artères *tibiales antérieures, et même sa poplitée et la fémorale, on ne sent au contraire que faiblement les pulsatîi et quelquefois elles manquent complètement. Bamberj|:er croit que ces dive circonstances permettront toujours de reconnaître la maladie à coup sûr.

Pour ce qui concerne le traitement du rétrécissement de Taorte, nous f terrons le lecteur à tout ce que nous avons dit au sujet du traitement des rél cissements de Torifice aortique.

CHAPITIIE V.

MALADIES DE l'AUTÊUE IM'LMO.NAIKE.

Les inflammaliona aiguës se terminant par suppuration sont aussi rares d f artère pulmonaire que dans Tartère aorte. — Les modifications de la tnnii interne, décrites par nous sous le nom A^endnrtérite chronique, manquent s vent dans Tartère pulmonaire, alors même que tout le système aortique est venu le siège d'une dégénérescence avancée. Par contre, on les trouve asseil quemment, et en l'absence même d'une maladie simultanée de l'aorte, dans anomalies valvulaires de l'orifice aurieulo-ventriculaire gauche avec hyperl phie consécutive du ventricule droit. Dittrich fait dépendre de ces modificati la fréquence des infarctus hémorrhagiques dans le poumon d'individus attei de maladies du cœur.

Les ftnérryftnies de l'artère pulmonaire constituent une des plus grandes retés et n'atteignent presque jamais un volume considérable. Dans un cts i serve par Skoda, on trouva un anévrysme de l'artère pulmonaire de la dimeis d*un œuf d'oie. Pendant la vie, le malade avait présenté les symptômes fi grave perturbation de la circulation, il avait été cyanose et hydropiqoe, 0 Texamen physique n'avait pu fournir aucun élément de diagnostic.

Une dilatation diffuse de l'artère pulmonaire se rencontre très-fréquenuM dans ces états morbides qui entraînent la dilatation et l'hypertrophie du cff droit. Presque jamais le son que la paroi thoracique rend à la percussion ne s*i trouve modifié (Skoda), mais il n*est pas rare qu'il eu résulte un ébranfcnini

MALADIES DES GROS TRONCS VEITfEtJX. 371

phu souvent diasiolique, et même une pulsation évidente qui eoitespond i ^ne de Tartère pulmonaire.

Voedhirion des ramificalians déliées de cette artère par des embolies enilnées avec le torrent sanguin a été décrite à Foccasion des métastases du pouion. Uocclusion des branches plus fortes peut déterminer une dyspnée excesve, même une mort subite, en rendant une portion étendue du poumon npropre à la respiration par la suppression de la circulation au delà de Tobaide. if.

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