‹ Eléments de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 77 sur 174 · ULCÈRES DK LA BOUCHE · texte numérisé non relu

ULCÈRES DK LA BOUCHE

Les ^Ucères foUiculuiieH sont également douloureux ((uaiid les individus parit oa mAchent, et se combinent généralement avec les symptômes du catarrhe iccal. Le fond lardacé et le bord induré de l'ulcère occasionnent souvent une mde frayeur aux personnes autrefois atteintes de chancres, ces symptômes ir paraissant annoncer la nature syphilitique de leur maladie. — Encore dans Ile forme la guérison a lieu dans peu de jours, sous Tinfluence d*un traitement lionnel.

Les tifieules et excoriations du sommet il^ ta tauyue constituent un mal aussi itidSeux que bénin, dont la guérison se fait toute seule au bout de deux ou lit jours. Le malaise qui raccompagne contraste singulièrement avec les faies modifications anatomiques.

Les idcèren à Vangte des mâchoires gênent la mastication et la déglutition, et tasionnent d'assez fortes douleurs à bien des malades, tandis que chez d'autres me les découvre qu'en visitant par hasard la bouche; c'est presque toujours le maladie sans danger, en supposant même que la guérison se fasse attendre indant des semaines.

Les ulcères rariotiques et lierpétiques provoquent généralement peu de douars.

Le chlorate de potasse, pris à l'intérieur, s'est acquis la renommée d'un «cifique dans le traitement des érosions catarrhales, et en effet les petits cères guérissent très-promptement quand on prescrit ce médicament en solum aqueuse à la dose de 20 à 30 centigrammes toutes les deux heures. Ou doit corder beaucoup moins de confiance aux collutoires de borax et de miel rosat, \ mlfate de zinc ou de sulfate de cuivre. Si la guérison se fait attendre lors ï l'emploi du chlorate de potasse, on touchera les petits ulcères avec de l'acide dorhydrique étendu, ou bien avec une solution de nitrate d'argent. Dans le traitement des utch^es fotlicutnires, on doit avoir égard aux troubles B peuvent exister du côté de la digestion. Une fois ces derniers combattus, ou en reconnus absents dès le commencement de la maladie, on doit se borner à 1 traitement local habilement employé. Toucher les ulcères avec le crayon de trate d'argent, c'est très-douloureux, il est vrai, mais d'un effet certain. Les petites résicnles et excoriations du sommet de la langue disparaissent, pour m que la bouche soit mise à l'abri pendant quehiues jours de tout agent irrial, tel que la fumée de tabac, les aliments trop chauds, etc. Lés ulcères aux angles des mâchoires n'exigent aucun traitement interne; ipsBdant on leur a également appliqué le traitement par le chlorate de potasse. i bit de moyens locaux, on peut se servir du nitrate d'argent, ou, selon la Mmmandation de Rilliet et Barthez, de l'acide acétique concentré, appliqué faide d'un pinceau.

Les ulcères varioliqtêes et herpétiques n'exigent aucun traitement particalier.

VM.AIHK» DE 1

CHAPITItE IV.

AFFKCTIOSS SÏPHIUTIQIIES DE LA BOl'CHK^

jj |"r ^ Psihogénie el i-litilufiii!.

' lei vlch-es sgphHiliques primitifs w se pri-setilent ()uc rarement 9fVQ ([ueuse buccale. Le plus souvent, k- contagiuin des ulcères primitifs est ti ilu mamelon de la nourrice â la bouche de l'enfant. Quelquefois ausn \a u rères syphilitiques primitifs de la bouche peuvent bien iHre une f contre nature.

Les ukèreu nyphilitiqaes secondaires, symptiJmes de la vérole, se reticdoM rarement dans la cavité buccale proprement dite. Quelquefois i|gs*étendmila pharynx ou de la commissure des livres aux parties voisines de la bouche; à d'autres cas. ces ulcères proviennent de la foule des plaques muqueuse*.

Les plaques muqumsfs, qui sont également des symptômes de sypluJji tutionnelle, se présentent fréquemment dans la cavité buccale.

J :!. — Ailiilumic |inttiolDçiqiic.

Les WrAres primitifs montrent exactement les mêmes propriétés que cm organes {génitaux, et se transmettent comme ces derniers par inoculalioiLaiégent ordinairement A la paUie antérieure de la bouche. Panni les espèces de chancres, c'est le chancre induré, à bords calleux, à fond UrWl à forme irrégulière, que l'on aperçoit le plus souvent.

Les vlrères sseondaires de la commissure des lèvres se présentent soatfn d'excoriations superficiGlles, à base plus ou moins indurée. La surface defoM parait terne; des excroissances verruqueuses se remarquent presque loiij* dans ses environs. Sur le dus de la langue, ces ulcères se produisent d'urdisi au milieu de plaques muqueuses, l^ntôt sous forme de crevasses superfiàdli LintOt sous forme d'ulcères profonds à bords taillés à pic.

Les plaques muqueuses forment sur les bords latéraux de la langae, où (A siègent le plus souvent, des élevures et des indurations peu saillantes el' longées de la muqueuse. ]) s'y fait presque toujours une production aboaM de cellules épilhéliales, ce qui donne un aspect blanchfttre à leur surf«e..Wl dos du la langue, les plaques s'élejideut davantage dans le sens de la se présentent sous forme d'indurations et d'élevures aplaties el arrondîdM' accumulation de cellules épilhéliales ne s'observe ordinairement pa$ f" plaques muqueuses du dus de la langue; ces plaques s'ulcèrent au assez souvent, comme cela a été dit plus haut.

Les iilrères siiphitiliques primitifs et seromlaires de l'intérieur d rendent la parole et la mastication douloureuses et s'accom

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