AiiAtoniie |Kitholo(;ique
Les érosions catarrhales auxquelles on donne communément le nom d'aphthes Dl leur siège au sommet et sur les bords de la langue, à la face interne des ^ms et des joues. Ce sont des ulcères à peu près de la grosseur d'une lentille,
ifK dans no9 années d»* terre, tandi» qirelle est :i |)eii prôA inconnnc dans la flotte et dans I années des autres Êtiits de rEiir(>|>e, à l'exception de la Belgique, est bien différente de la ■frêne de la bouche et du scorbut. Elle est souvent épidéiniqne, probablement contagieuse,
■ême inoculable ; les ulci'*rations qu'elle cause siègent à la face interne des joues, aux gen- *Bi| au voile du |Nilais, etc.; elles sont précinlées i»ar une plaque molle, jaune, qui est détruite
hSmt à sa place une perte de substance recouverte d'une bouillie grisâtre et comme plà- BIM, circonscrite i»ar des bords luméflés. Ces ulcérations sont précédées ou accompagnées |iar I eut général Tébrilc : anorexie, prostration, céphalalgie, etc. Elles ne durent habituellement * phn de deux septénaires, même lorsque la maladie est abandonnée ik elle-même. Pour M. Ber- IM, qui Ta étudiée com|Kirativeinent à l'hùpital Sainte-Eugénie et dans les hépitaux militaires, Mwmlitn ulcéronnembraneuse est la même chez les enfants et chez les soldats; c'est aussi la iiM aifecUon que la stomatite pseudiMuembraneuse de MM. Rlache et Guersant, que la sto- 4ile gangreneuse de M. Taupin, et la gangrène scorbutique que Rretonneau a observée sur
toUati de la légion de la Vendée. \Ai traitement s|HH!ifiquc est le chlorate de |iotas«e à la le de 4 gnminies |>ar jmir en |Nition. V. C.
ronds et superficiels, formant quelquefois par leur réunion des figures il liëres; leur fond est couvert d*une membrane d*un blanc grisâtre ou jaunltn, c( qui ne laisse à découvert que le bord rouge de Tulcère. La guéiison se fait è rextérieur à Fintérieur, sans laisser de cicatrices. Dans le reste de lalNnidie,M observe les symptômes du catarrhe : formation abondante de mucus et de cdlules.
Les lilcèreu folliculaire» siéjrent de préférence sur la surface interne des lèvRi et des joues, tandis que sur la langue on les voit plus rarement. Ils sont caruférisés au commencement par une vésicule d*un brillant nacré, qui bienUC R rompt et laisse apercevoir une ulcération longue de plusieurs millimètreSi géaéralement un peu ovalaire. Le fond de cet ulcère est très-jaune et lanboé, eoovert d*un mince produit de sécrétion; les bords sont élevés, rouges, légèraMil indurés. Quelquefois il n* existe qu^un seul ulcère; dans d'autres cas, on en trouve un certain nombre.
Les petites vésicules et excotHatiom dn sommet de la langue ne se recranaissent que par une inspection très-exacte. Une fois que la vésicule est ouverte, ou dirait que les prolongements épithéliaux d'une ou de plusieurs papilles filiformes sont rompus; on n'aperçoit, en effet, qu'une petite place rouge etpn profonde.
Les ulcères irréguliers aux angles des mâchoires ocx;upent parfois symétriquement l'un et l'autre côté. Ils peuvent avoir une circonférence de plusieiii millimètres, leur forme est irréjailière, et ils donnent lieu à une perte de snkitance qui peut aller jusqu'au tissu sous-muqueux.
Les ulcères varioliques abondent sur le palais. Après que les pustules plates, par lesquelles l'éruption débute, se sont rompues, il reste des ulcères superfciels, ronds, qui {i^uérisseiit facilement. Les ulcères herjfétiques siègent ordiaaremciit sur la paroi interne des lèvres et sur le palais; les vésicules, qui formeil des groupes semblables à ceux des vésicules herpétiques du bord des livns, éclatent de bonne heure et laissent de petits ulcères superficiels qui guéritteil en peu de temps.
^ 'A, — Symptdmeft et marche.
Les érosions calarrhales occasionnent presque toujours des douleurs sensilik* qui sont exagérées par la parole et plus encore par la mastication. La séaéliH j des glandes muqueuses de la bouche et des glandes salivaires est fortement Mt inentée; un liquide limpide s'écoule presque constamment et baigne les Unv et le menton des enfants. L'odeur repoussante et très-intense, due à la décomposition des lamelles épithéliales, a fait donner en Allemagne, à la stoinatile A question, le nom de Mundfdule, pourriture de la bouche, que l'on a, do resir. imposé à bien d'autres iiffections plus graves encore de cet organe. Un traiteiMrt rationnel amène une prompte guérison des petites ulcérations, et presque jutià In maladie ne devient dangereuse par elle-même, quoique, d'un autre rôle, f la dilliculté qu'elle oppose à l'alimentation, elle puisse hâter la fin des eufaif déjà épuisés par d'autres maladies.