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AFFECTIONS SCORBUTIQUES DE LA BOUCHE

§ l«r. — Pathuf^iiie et étiologie.

L'atteinte des gencives est un des phénomènes les plus constants et des preniers qui, dans la plupart des cas, annoncent l'existence du scorbut. Les mottcitions que subissent les gencives sont en tout point semblables à celles que ^ nudadie provoque dans d'autres parties. Elles nous conduisent à admettre un ^ anormal des parois capillaires, ([ui explique bien mieux que la prétendue ^ciation du sang ces exsudations variées et cette tendance aux hémorhagies qui ^^fïctérisent le scorbut. En effet, l'essence de ce vice de composition du sang ^^ est inconnue; bien plus, rien n'en prouve l'existence.

Im conditions étiologiques qui détenninent le scorbut, et par cela même pres-

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que toujours la maladie des gencives dont il est ici question^ seront eipoiéBi dans le second volume.

J 3. — Anatomie pathologique.

Les gencives sont le siège exclusif des affections scorbutiques de la boucke* Aux endroits où les dents manquent, les gencives ne tombent pas plus facilenmt malades que le reste de la cavité, et les individus entièrement privés de dents sont affranchis de toute affection scorbutique de la bouche. Quelquefois la mibdie est bornée à un seul côté, quelquefois aussi aux environs de quelques deoli seulement. — Au début, on aperçoit un liseré rouge au bord, supérieur des gencives; bientôt ces dernières commencent à enQer et à prendre une teinte foncée, bleuâtre. Ce sont surtout les prolongements faisant saillie entre les dents qui se tuméfient, en môme temps que leur connexion avec les dents se relâche. Le gonflement déterminé par l'œdème et par Textravasation du sang dans l'épaisseur du parenchyme gingival peut devenir assez considérable pour soulever les gencives au-dessus des dents, au point de les cacher entièrement, ou pour former des bourrelets fongueux qui s'élèvent sur les côtés des gencives et peuvent atteindre jusqu'à une épaisseur de 2 centimètres. Autour des dents et sur le sommet de ces bourrelets, les parties superficielles se réduisent souvent pir le progrès de la maladie en un détritus mollasse et de mauvais aspect, dont Tilimination est suivie d'une perte de substance. Cette mortification du tissu pantt produite et par la tension excessive des parties infiltrées et par la presm qu'elles éprouvent de la part des dents. — Le premier signe d'amélioration esl le retour des gencives à leur volume normal; en même temps elles se resserrent contre les dents et reprennent leur couleur habituelle. Dans des cas exceptionnels, une formation de tissu conjonctif a lieu pendant ja maladie; les geicivcs dégonflées preiment alors la solidité du tissu cicatriciel et conservent' des inégalités et des bosselures.

g 3. — Syinptônies et marche.

L'enflure considérable des gencives rend les mouvements de masticalioD excessivement douloureux et souvent impossibles. Les sécrétions muqueuse d salivaire sont considérablement accrues. Les essais de mastication, de même qw toute pression, quelque légère qu'elle soit, sur les gencives, font naître des saignements. La décomposition que subit le contenu de la bouche, mêlé d'abord de sang et plus tard de parcelles de tissu mortifié, donne lieu à une odeur exeessivement pénétrante et désagréable. Ces phénomènes et l'examen de la boock* qui fait découvrir les changements signalés au paragraphe précédent, isswtil le diagnostic de Taffection scorbutique de la cavité buccale, surtout quand ibsoil mis en regard avec les autres symptômes de cette maladie

ji /|. — Traileiiieiil.

Un traitement approprié à l'affection générale fait promptement revenir les pi"

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cifes maladei à leur état nonnal. On a l*habitude, indépendamment dei majens diététiques et thérapeutiques que nous indiquerons plus lard et qui serrent à combattre la maladie principale, d*ordonner des collutoires astringents, dans lesquels entrent principalement Talcoolat de cochléaria, la teinture de myrrhe, de ntonhia, ou des décoctions d'écorce de saule, de chêne ou de quinquina. Dans une épidémie observée à Prague et décrite par Cejka, Tusage local du rinaigre diaad, additionné de plus ou moins d*eau-de-rie, réussissait contre le relâchement des gencives. Quand ces dernières étaient fortement atteintes, on prescrivait un collutoire à Pacide chlorhydrique. Le relâchement qui persistait encore après la maladie était facile â ramener â Tétat normal par les décoctions astrin* gentes et les solutions d'alun.

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