‹ Eléments de pathologie médicale; ou, Précis de médecine theórique et pratique, écrit dans l'esprit du vitalisme hippocratiqueChapitre 15 sur 86 · PHÉNOMÈNES P RÉ CU II S E U R S · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES P RÉ CU II S E U R S

Les phénomènes précurseurs, qu’on appelle aussi prodromes ou préludes , sont des symptômes peu graves, qui précèdent l’invasion d’un certain nombre de maladies , qui sont les mêmes pour plusieurs d’entre elles et qui, par cette raison, ne peuvent servir à les faire reconnaître. Leur existence est très-variable, et la même affection peut en offrir ou en être privée sans que cette circonstance exerce aucune influence sur le jugement qu’on peut en porter. On voit par la que les prodromes sont accidentels , peu importants, accessoires, ce qui les distingue essentiellement des symptômes ou troubles fonctionnels , dont l’existence est nécessaire pour constituer la maladie dont ils sont les manifestations extérieures.

Les principaux phénomènes précurseurs sont : des altérations des traits du visage , la face pâle ou rouge , une démarche chancelante, un sentiment général de fatigue, le refroidisse-

SYMPTOMATOLOGIE.

ment , le frisson , des douleurs légères dans diverses parties du corps, des troubles passagers dans la sensibilité générale, la vue et l’ouïe , l’inaptitude aux travaux de l’esprit , la perle du sommeil ou l’assoupissement, l’appétit diminué , augmenté ou perverti, des troubles fugaces de la digestion, de la circulation , de la respiration , etc.

Plusieurs de ces phénomènes , tels que la pâleur , le frisson , la lassitude, etc. , paraissent le résultat immédiat et passif de l’action des causes morbifiques sur l’économie , avant que la force vitale ait provoqué l’appareil de réaction qui tend â éliminer ces causes.

ARTICLE II

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