‹ Eléments de pathologie médicale; ou, Précis de médecine theórique et pratique, écrit dans l'esprit du vitalisme hippocratiqueChapitre 14 sur 86 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

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On donne le nom de symptôme a tout phénomène anormal, perceptible aux sens , survenu dans les fonctions de la vie et lié a l’existence d’une maladie. Le mot de phénomène comprend tout ce qui se passe dans l'organisme sain ou malade, appréciable ou non appréciable par les sens ; d’où l’on voit que cette dernière expression est beaucoup plus générale que la première, et que tout symptôme est phénomène, tandis que tout phénomène n’est pas symptôme.

Les symptômes sont les désordres fonctionnels par lesquels se décèle au dehors la lésion qu’a éprouvée l’économie , soit dans son ensemble, soit dans quelques-uns des instruments variés dont elle se compose. Envisagés sous le point de vue de leur but, ils sont les différentes manières dont l’organisme réagit contre les causes qui l’affectent, c’est-ù-dirc des réactions vitales.

La symptomatologie étudie d’une manière générale les symptômes des maladies pendant tout leur cours , depuis leur origine jusqu a leur cessation, ce qui comprend :

1° Les phénomènes précurseurs ;

-° Les symptômes proprement dits;

56 PATHOLOGIE GÉNÉRALE

3° La marche ries maladies ou mode de succession des symptômes ;

4° Leur durée;

5° Leurs terminaisons ;

6° Leurs complications.

L’étude de ces phases diverses des symptômes constitue, a proprement parler , l’histoire des maladies ; car ici le rôle du médecin consiste a observer ou a raconter fidèlement les phénomènes variés qui s’offrent a ses sens , sans qu’il doive porter un jugement sur leur siège , leur nature ou leurs causes ; l'important pour celui qui décrit les symptômes, c’est d'être un peintre fidèle de ces tableaux si variés et si compliqués que nous offre l’organisme en proie aux maladies : aussi les anciens, dépourvus des lumières que nous devons aux travaux des modernes , nous ont souvent laissé des portraits si exacts et si ressemblants des phénomènes morbides, que les siècles suivants n’y ont rien ou presque rien ajouté.

ARTICLE PREMIER

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