‹ Eléments de pathologie médicale; ou, Précis de médecine theórique et pratique, écrit dans l'esprit du vitalisme hippocratiqueChapitre 31 sur 86 · III. Fonctions génitales propres aux deux sexes · texte numérisé non relu

III. Fonctions génitales propres aux deux sexes

L’appétit vénérien est trop vif dans le satyriasis et la nymphomanie, diminué dans la masturbation et la leucorrhée, aboli dans l'anaphrodisie. La copulation ou l’union des deux sexes peut également offrir divers dérangements.

PATHOLOGIE GÉNÉRALE

§ 4L Distinction des symptômes.

Les différents troubles de fonctions que nous venons de passer rapidement en revue, et que l’on nomme symptômes, se réunissent et se combinent de diverses manières pour former les maladies. Tous ces symptômes n’ont pas la même importance considérés dans chaque affection en particulier. Sous ce rapport on les divise en deux espèces qu’il importe d’autant plus de connaître, qu’on les rencontre à chaque pas dans la pathologie spéciale, savoir :

1° Les symptômes locaux , qu’on nomme encore primitifs ou idiopathiques. Ce sont ceux qui, dans une maladie déterminée, dérivent immédiatement de la fonction primitivement affectée et dont le trouble occasionne celui des autres fonctions. Par exemple, dans la pneumonie, la douleur de côté, la dyspnée, les crachats sanguinolents sont des symptômes locaux.

2° Les symptômes généraux, qu’on désigne aussi sous les noms de secondaires ou sympathiques. Ce sont ceux qui se manifestent dans des fonctions autres que celle qui a été primitivement troublée. Ils résultent de la sympathie générale de l’organisme, c’est-à-dire de cette connexion intime qui existe entre tous les organes et qui fait que, lorsque l’un d’eux éprouve une souffrance un peu vive, les autres ne tardent pas à s’affecter ou plutôt à réagir de concert contre la cause morbifique ( consen tientia omnia , Hipp.). Dans la pneumonie , que nous avons citée plus haut, la fièvre, la chaleur, l’altération de la face, le trouble des facultés, etc., sont des symptômes généraux ou sympathiques.

Dans l’étude d’une maladie, il importe de distinguer avec soin les symptômes locaux d’avec les symptômes généraux, et de commencer par déterminer les premiers, puisqu’ils constituent la maladie, et que sans eux elle n’existerait pas-, tandis que les seconds sont très-variables et nullement nécessaires à son existence. Mais comme il y a un certain nombre de maladies qui affectent tout l’organisme sans aucune lésion locale primitive, telles que les fièvres, on devra, dans ce cas, élu-

SYMPTOMATOLOGIE.

<]ier leurs symptômes en suivant Tordre des fonctions que nous venons d'exposer.

Parmi les symptômes, il en est qui surviennent accidentellement dans le cours d’une maladie sans lui être évidemment liés. On les appelle épiphénomènes.

ARTICLE III

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