‹ Elements de patrologie et d'histoire des dogmesChapitre 51 sur 96 · Le plus important parmi les anciens écri · texte numérisé non relu

Le plus important parmi les anciens écri

1. Taï; [Jiaxpat; Tiepioôoi;, Or. caler/i. c. xxvi ;Ml?ne. P. G., XLVI, V,± 157.

■2. Iln'existe pas de collecti-m unique complète des écrits de saint Ei)lirem.Les recueils principaux qui les contiennent sont : loSawr/j Pttlris nostri Ephraeiit syri omnia opéra qv.ae exstant (jraece,syriace et latine, llomae. 1737-1746. L'édition qui comprend 3 volumes syriaques-latins et 3 volumes grecs-latins est l'œuvre des AsseuianI, et du Jésuite Morabek : -J" S. Overbeck. S. Ephraem syri... opéra selecta, Oxford. 18b."i. syriaque seulement ; 3- G. Blch.eU, S. Ephraetn syri Carmina nisibena. Leipzig, ISWi; 4" J. Laniy, S. Ephrem syri Hymiii et sermones, 3 vol., Maliues, 188-2-1889: .")" Moeslnçer. Evanoelii concordantis expositio facta à S. Epliraemo doctore syro. Venise, 18TG; (i" M^rbitarlstes, à Venise. 1893 : Sancti Ej/hremi Syri commentarii in epislv.las divi Pauli : '■ Bedi»n. S. Ephrem, Histoire complète de Josepli, Paris, 1891.

()u\rages à consulter : C Ferry. Saint Ephrem poète, Nîmes, 1877.— Elralncr, Z>f »• hl. Ephraem der syrer. Kempten, 1889.. — .Laiiiy. Saint Ephrem, i\aas l'I'uiversilé catholique fLyon) tom. 111 et IV (1890,. — B. Diival, Lu littér. syriaque, Paris, 1899.

vains de TEglise syrienne est saint Ephrem. Les récits de sa vie sont en partie contradictoires. Il naquit à Nisibe en Syrie, de parents chrétiens. Jacques, évêque de cette ville, dut le prendre avec lui au concile de Nicée et le mettre ensuite à la tête d'une école. Après la mort de Julien, en 363, comme l'empereur Jovien, en concluant la paix avec les Perses, leur avait cédé Nisibe, Ephrem émigra dans l'empire romain avec la plupart des habitants chrétiens. Il s'établit à Edesse et y mena la vie érémitique sur une montagne du voisinage. Il vint aussi prêcher dans la ville, bien que simple diacre. Vers 370, il fit un voyage à Césarée, pour y saluer saint Basile devenu évêque. Il mourut en

2. Ephrem a laissé un grand nombre d'ouvrages K La plupart sont des coniinentaîres tie la Bible, en prose; les autres ont la forme métrique et sont des discours ou des poésies. Les syriens, à cause de ses poésies, l'appellent la « lyre du Saint-Esprit » ; un grand nombre de ses poésies ont été introduites dans la liturgie.

Ephrem n'a écrit qu'en syriaque, car il ne connaissait aucune autre langue. La plupart de ses œuvres ont disparu; celles qui subsistent sont en syriaque, en arménien ou en grec; mais une foule d'écrits lui sont attribués à tort.

3. Ephrem a commenté presque toute la Sainte Ecriture, d'après le texte syriaque de la Peschito^ à la manière sobre et scientifique de l'école d'Antioche. En dehors des nombreux fragments qui se

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trouvent dans les « chaînes ». on n'a conservé que très peu de commentaires en entier. 11 reste par exemple le texte syriaque des commentaires de la Genèse et de lExode, le texte arménien du commentaire du Diatessaron de Tatien et des épîtres de saint Paul. Dans ce dernier, il explique la correspondance apocryphe de saint Paul avec les Corinthiens.

Par contre, les discours et les poésies d"Ephrem nous sont parvenus en grand nombre. Dans les discours la forme métrique consiste en ce que les vers ont un même nombre de syllabes, ordinairement sept; dans les hymnes les vers sont réunis en strophes de quatre à douze. Ephrem passe pour le plus grand des poètes syriaques ; mais son style, semblable à celui des poètes syriaques en général. est diffus et fatigant. Pour le fond, les discours diffèrent peu des poésies : les uns sont d'un caractère dogmatico-polémique; les autres sont des exhortations ou des panégyriques; beaucoup célèbrenl la Vierge Marie ; douze livres chantent le patriarche Joseph.

4. Saint Ephrem insiste souvent sur la vraie divinité et l'humanité parfaite du Rôdeniptour. Voici ce qu'il dit de Marie : « Vous (Seigneurj et votre mère, vous êtes les seuls qui soyez beaux d'une beauté sans mélange; car il n'y a pas de tache en vous, et en votre mère aucune souillure *. »

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