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Le soleil dans le plan du tableau

Déterminer, d'après celte position du soleil et suivant l'inclinaison du rayon S (fig. 128), l'ombre portée sur le terrain perspectif par deux poteaux placés à différents plans.

Opération. — Étant donnés les poteaux ABCD— EFGH, réunis entre eux par les barres horizontales fuyantes KL — MN, des points C, D, H, G, conduire des horizontales indéfinies et, des points A, B, E, F, les rayons AA'— BB'— EE'— FF' parallèles au rayon S : les intersections A', B', E', F' seront la limite de l'ombre portée des poteaux.

On déterminera par les rayons parallèles LL' — MM', etc. les extrémités de l'ombre portée des barres horizontales MN — KL; ces ombres, seront, comme les jbarres elles-mêmes, fuyantes au point de .vue.

OBSERVATION

L'étendue des ombres portées dépend de l'élévation du soleil et par conséquent de l'heure du jour où l'effet est observé.

Le matin et le soir, les ombres s'allongent indéfiniment. Vers le milieu du jour, elles se raccourcissent à un tel point que le tableau devient trop lumineux et que cette heure est trèsrarement choisie par les paysagistes.

Il y a aussi dans les ombres une différence entièrement due au point de la terre où se trouve l'objet; ainsi, sous l'équateur, à un moment donné, la verticale ne porte pas d'ombre, le soleil étant perpendiculaire.

Cet effet ne se rencontre pas dans nos climats, où l'inclinaison du soleil permet toujours à l'objet de projeter une ombre d'une certaine étendue.

93. — Le soleil au fond du tableau ou en face du spectateur. Dans cette position seulement, le soleil, étant visible, devient le

point de fuite naturel des rayons lumineux; le point de fuite des ombres est à l'intersection de la verticale abaissée du point rayonnant sur l'horizon ; ce point s'appelle le pied de la lumière.

Déterminer, d'après cette position et suivant l'élévation du soleil au point rayonnant S, l'ombre projetée par deux pierres carrées superposées et de grandeurs différentes.

Opération. — Etant données (fig. 129) les deux pierres ABCD — LMNO, rétablir sur la baseA'B'C'D', indiquée en transparence, la base concentrique de la pierre supérieure enL'M'N'O'et conduire les fuyantes AS'— L'S'—M'S'—N'S—C'S', prolongées indéfiniment

LES OMBRES

en avant du tableau; conduire les rayons AS— LS— MS — NS — CS qui donneront, sur les fuyantes, les intersections A", L", M", N", C", et réunir ces points entre eux par des lignes droites.

Fig. 129.

L'ombre portée de l'angle R, déterminée par le point R", se trouve absorbée par l'ombre de la pierre LMNO. Cette pierre projette d'abord son ombre sur le bord de la pierre inférieure, aux points V, Y, et si, de ces points, on abaisse les verticales W — YY', on voit que les points V, Y' touchent les fuyantes d'ombre L'S'-N'S'.

54. — Le soleil en face du tableau ou derrière le spectateur.

Dans cette position, ainsi que dans le plan du tableau, le soleil" est tout à fait invisible; mais comme ici le raccourci des ombres ne saurait être exprimé sans un point de fuite des rayons lumineux, on détermine artificiellement ce point de fuite en abaissant au-dessous de l'horizon et du côté du tableau opposé au soleil une verticale prolongée autant au delà de l'horizon que l'on suppose le soleil élevé en deçà.

Le pied de la lumière ou point de fuite des ombres est sur l'horizon, à l'extrémité de la perpendiculaire du point rayonnant.

Déterminer, suivant la position du point rayonnant N (ï), l'ombre projetée par une tourelle à base carrée et à toit pyramidal.

Opération. — Étant donnés la tour carrée ABCD (fi g. 130)

Fig. 130.

(1) De Nadir, qui signifie opposé, ce point représentant l'opposé du soleil.

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