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CHAPITRE XIV

Applications générales de la méthode naturelle danalyse.

La formule établie au chapitre précédent, savoir, que la vie est le résultat d'une lutte de deux facteurs, nous enseigne immédiatement la voie dans laquelle nous devons trouver la méthode naturelle d'investigation.

Nous avons été, en elYet, amenés précédemment à dire (p. 37) : « Quand nous devons étudier un objet par rapport à un autre objet avec lequel il est en relation, notre méthode d'analvse du premier objet devra être telle qu'elle mette en évidence précisément les éléments de ce premier objet qui sont en relation avec le second. »

Dans le cas actuel, quoique la vie résulte de la lutte de deux facteurs, que nous avons appe-

L'ASSIMILATION FONCTIONNELLE

lés A et B, nous sommes obligés de ne la suivre que dans l'un d'eux, dans le corps de l'individu vivant. Ce sont donc les modifications de A que nous devons étudier à chaque instant, mais nous ne devons pas les étudier au hasard; nous devons les étudier en mettant en évidence le rapport de chaque modification de A à la modification correspondante de B qui l'a causée. Autrement dit, lorsque, dans les conditions extérieures B, nous faisons varier expérimentalement un élément particulier, c'est par rapport à cet élément particulier que nous devrons étudier la modification obtenue chez A; c'est ainsi que nous obtiendrons des lois simples.

Exemple : voici un mouton bien portant, qui vit dans de bonnes conditions hygiéniques; j'introduis dans ses conditions de vie une nouvelle condition sans rien changer aux précédentes; je lui inocule des bactéridies charbonneuses, et je constate une lutte du mouton contre ces bactéridies. Je suppose que le mouton guérisse; aucun physiologiste, si habile qu'il soit, s'il n'a pas à sa disposition une culture de bactéridies charbonneuses, ne saura découvrir en quoi le mouton guéri diffère du mouton d'avant la maladie; l'analyse directe, par les procédés chimiques ou physiologiques, des modifications survenues dans le mouton est impossible dans l'état actuel de la science; un observateur aussi consciencieux que possible, mais réduit à ces procédés d'investigation, devra affirmer que le mouton n'a pas changé. Et cependant il a subi une transformation profonde, mais, par rapport à

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