‹ Éléments de philosophie biologiqueChapitre 47 sur 92 · DIVISION DU TRAVAIL · texte numérisé non relu

DIVISION DU TRAVAIL

différences réalisées par les conditions aux points M, N, O du corps, se traduiront par des aspects différents des cellules placées en ces points. La division du travail aura créé la différenciation histologique.

Jusqu'où peut aller cette différenciation? Nous avons dit plus haut que l'habitude a des limites. Devons-nous penser que chaque cellule du corps arrivera à se différencier au point de n'être plus capable que d'une fonction exclusive, la fonction (AxBJ par exemple? ou devons-nous croire, au contraire que la différenciation se borne à développer, dans chaque cellule, certains organes par rapport à d'autres qui y existent néanmoins quoique peu importants? La question est débattue.

Le poussin dérive d'un œuf qui ne contient ni muscles, ni nerfs, ni os, mais on conçoit que l'assimilation fonctionnelle ait développé dans des sens différents pour chaque tissu, certaines particularités qui existaient toutes dans l'œuf. En d'autres termes, Tœuf est un peu muscle, un peu nerf, un peu os; la question est de savoir si le muscle, Je nerf, l'os, sont encore un peu œuf, c'est-à-dire contiennent encore, à côté de l'organe correspondant à leur fonction spéciale, des rudiments des organes correspondant aux fonctions des autres tissus.

Quoi qu'il en soit, la loi d'assimilation fonctionnelle nous empêche dès le début de nous étonner que, dans un mécanisme aussi compliqué que l'homme, chaque tissu soit précisément adapté aux nécessités de la place qu'il occupe.

L ASSIMILA TION FONCTIONNELLE

Nous avons établi cette loi d'assimilation fonctionnelle pour les cas où les circonstances extérieures B se réduisaient à des éléments colloïdes transportables, ce qui nous a limités aux fonctions de mécanisme protoplasmique. Il nous sera facile avec ce que nous avons acquis jusqu'à présent, d'étendre cette loi générale aux fonctions de mécanisme d'ensemble.

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