‹ Éléments de philosophie biologiqueChapitre 76 sur 92 · LA SE X L'ALI TÉ · texte numérisé non relu

LA SE X L'ALI TÉ

nature même de la maturation, l'observation de la fécondation est, au contraire, pleine d'enseignements, en ce qu'elle nous montre, d'une manière évidente, des attractions sexuelles diverses entre parties correspondantes des éléments qui se fusionnent. C'est ainsi que le pronucléus mâle est attiré vers le pronucléus femelle et se dirige vers lui en pivotant autour du cytoplasme qui lui est adhérent. Pendant ce temps, le cytoplasme mâle, localisé en une toute petite région appelée spermocentre. e?-:erce son attraction sur tous les éléments correspondants du cytoplasma femelle, ce qui trace dans la substance de ce cvtoplasma des stries rayonnantes produisant larîgure appelée aster.

Le mouvement du pronucléus mâle vers le pronucléus femelle dune part, la formation de l'aster cytoplasmique autour du spermocentre d'autre part, indiquent qu'il y a attraction réciproque des pronucléus entre eux et des cytoplasmas entre eux. Il y a donc une fécondation nucléaire et une fécondation cytoplasmique. et cela prouve la justesse de notre hypothèse sexuelle, car la fécondation nucléaire et la fécondation cytoplasmique prouvent bien que la maturation est un phénomène tant intranucléaire qu'intracytoplasmique, un phénomène intraprotoplasmique en un mot.

Je n'insiste pas davantage sur les phénomènes ligures de la fécondation: leur intérêt, au point de vue où nous nous plaçons dans ce livre, consiste à nous apprendre, bien évidemment, que :a bipolarité est un phénomène d'ordre plus petit

LE DASTEC.

LA BIPOLARITE

que l'ordre de grandeur cellulaire. En d'autres termes, les éléments sexuels ultimes sont plus petits que les cellules; le protoplasma est formé de particules, sur la nature desquelles nous ne faisons aucune hypothèse, mais qui ont les deux sexes. Les deux pôles de ces particules doivent coexister dans l'acte d'assimilation; V assimilation est lin phénomène bipolaire.

Voilà un résultat de première importance relativement à la nature même des phénomènes vitaux.

Le sexe ne se manifeste à nous, d'une manière facile à suivre optiquement, que dans les cas où le phénomène, encore inconnu dans son essence, de la maturation sexuelle, atteint entièrement des éléments cellulaires complets, de manière à en faire des éléments sexuels; nous constatons en effet alors le sexe cellulaire proprement dit, sexe cellulaire qui résulte, nous venons de le voir, de la disparition totale de l'un des sexes intracellulaires, dans chacun des éléments bipolaires intraprotoplasmiques.

Ainsi, même pour les phénomènes sexuels, l'élément ultime n'est pas la cellule, mais est plus petit que la cellule; nous sommes arrivés à la même conclusion pour tous les éléments ultimes de la vie élémentaire, quand nous avons étudié les variations lamarckiennes ou auto-adaptatives des êtres unicellulaires; c'est pour cela qu'il est illogique de diviser l'être en cellules au point de vue de l'étude de l'hérédité, comme l'ont fait Darwin et Weismann, ainsi que nous l'avons vu plus haut.

LA GENE RATIO y ALTERNANTE

Deux phénomènes aussi généraux que mystérieux vont s'éclairer singulièrement pour nous à la lumière de cette notion de la bipolarité intraprotoplasmique ; je veux dire : la génération alternante et la karyokinése.

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