I. — Théorie de la circulation
Il existe chez tous les animaux, aussi longtemps qu'ils vivent, des courants de liquides, irréguliers chez les êtres vivants inférieurs, le plus souvent cependant à direction centripète et centrifuge, réguliers et d'un cours circulaire chez tous les animaux d'une organisation supérieure.
Après l'interruption de cette fonction, l'ensemble des autres processus vitaux s'arrête si vite, qu'elle a d'abord été considérée, et à bon droit, comme phénomène fondamental de la vie.
L'investigation physiologique s'efforce en premier lieu de découvrir, pour tous les animaux de tout âge, en s'appuyant sur l'anatomie et l'embryologie comparées, la nature, la composition et la quantité des liquides en circulation (du sang et de la lymphe chez l'homme). Elle recherche ensuite dans quels canaux (vaisseaux), réservoirs et autres espaces creux, les courants circulent, et quelles parties, appartenant à ces canaux et réservoirs, sont nécessaires à l'entretien, au maintien en activité de ces courants : en d'autres termes, elle étudie les appareils de la circulation.
Il reste ensuite à déterminer les rapports réciproques des courants et des appareils de la circulation, le mécanisme de cette circulation et les changements chimiques qui s'opèrent dans les liquides pendant leur parcours, ainsi que les excitants (stimuli) sous l'action desquels la circulation tout entière est maintenue en activité.