‹ Éléments de physiologie humaine, à l'usage des étudiants en médecine (volume 2)Chapitre 25 sur 132 · f <; 2 n \% i;4 k ijg · texte numérisé non relu

f <; 2 n \% i;4 k ijg

éol 8 ^

tenliémes d'almospliere

Fig. 18. — arfe, courbe représentant les quantités d'oxygène (en c. c. à 0» et 760""") combinées aux {fa gr. d'hémoglobine contenus dans 100 c. c. de sang de chien (saturé d'O.), aux différentes pressions partielles de l'oxygène comprises entre zéro (vide) et 20 p. et. (air atmosphérique) d'une atmosphère (température -Hoi)").

La courbe ac^ tracée sous l'abscisse o6, représente la quantité d'oxygène simplement dissoute. Les courbes ade, et uc^ additionnées représentent les quantités totales d'oxygène absorbables par le sang de chien.

d'une atmosphère. La dissociation d'une petite quantité d'hémoglobine suffit alors à rétablir à peu près la tension primitive. Pfliiger et Wolffberg ont constaté que la tension de l'oxygène était voisine de 3 p. "/o d'une atmosphère dans le sang veineux.

Le sang contienl-il de l'ozone et l'hémoglobine est-elle capable de transformer l'oxygène en ozone? L'expérience suivante a fréquemment été invoquée en faveur de cette opinion. On verse une goutte d'une solution alcoolique fraîche de gayac sur du papier à fdtre. Quand le papier est presque sec par évapnration de l'alcool, on ajoute une goutte de sang ou d'une solution d'hémoglobine. Il se forme immédiatement une auréole bleue tout autour de l'hémoglobine, indiquant l'oxydation du gayac par l'ozone. D'après Pfliiger, on ne peut faire l'application de ces faits au sang qui circule dans les vaisseaux : si l'on observe la formation d'ozone par le sang extrait du corps, c'est que l'hémoglobine subit une décomposition rapide et profonde au contact de l'air. D'ailleurs comme le fait remarquer Hoppc-Scyler, la présence de l'ozone dans le sang serait incompatible avec l'intégrité de cette humeur.

Autres combinaisons de l'hémoglobine. — L'hémoglobine forme avec l'oxyde de carbone (CO) une combinaison analogue à celle avec l'oxygène, un volume d'oxyde de carbone remplaçant un volume d'oxygène (Cl. Bernard, Hoppe-Seyler). L'hémoglobine oxyrarbonée présente une assez grande stabilité; elle ne se dissocie qu'avec la plus grande difficulté. Il suffit de minimes traces d'oxyde de carbone dans Tair que l'on respire, pour trans-

46 ciiAiMTiu; II.

former l'hémoglobine du sang en hémoglobine oxycarbonée qui une fois formée, est presque perdue pour la respiration et ne se charge plus d'oxygène dans le poumon. Ceci explique la toxicité de l'oxyde de carbone (empoisonnement dit par la vapeur de charbon). La transfusion du sang constitue la principale chance de salut dans les empoisonnements graves par CO. Les solutions d'hémoglobine oxycarbonée présentent un spectre d'absorption presque identique avec celui de l'hémoglobine oxygénée (deux raies noires entre D et E). Elles s'en distinguent spectroscopiquement parce que les agents de réduction et la conservation en vase clos n'ont pas d'action sur elles. L'oxyhémoglobine perd son oxygène dans les mêmes conditions et montre alors la bande unique d'absorption de l'hémoglobine réduite. Une solution de soude (à 10 "/o) mélangée à chaud à l'hémoglobine oxycarbonée y produit une coloration rouge cinabre; avec l'hémoglobine ordinaire, on obtient dans les mêmes conditions une masse d'un brun sale.

On a décrit également des combinaisons de l'hémoglobine avec l'acétylène (Liebreich), l'acide cyanhydrique (Preyer), le protoxyde d'azote (L. Hermann).

Dérivés de l'hémoglobine : Hématine. — Cg^H.oNgFeaO.o. Matière

colorante brune, ferrifère, provenant du dédoublement de l'oxyhémoglobine

sous l'influence des acides ou des alcalis, ou de l'oxydation de l'hémo-

chromogène. Les agents réducteurs la transforment en hémochromogène.

L'hématine forme des sels : l'un d'eux, le chlorhydrate d'hématine (hémine,

cristaux de Teichmann) présente une forme cristalline caractéristique (cristaux microscopiques, rhomboédriques de couleur brune, solubles dans la soude, insolubles dans la plupart des autres réactifs).

Fi". i9. — Cristaux (l'Iléiiiiiie

Examen médico-légal des taches de sang. La formation des cristaux d'hémine est utilisée en médecine légale pour reconnaître et caractériser les taches de sang. L'enduit brun que l'on soupçonne être du sang, est recueilli dans un verre de montre, additionné d'acide acétique glacial et

d'une trace de NaCl, puis doucement chaullé au-dessus en preparaUon microscopinuc. j, „ „ \, , , . • .

Fort «rossissement ""^ llamme. Il se dépose au bout de quelques minutes

une infinité de cristaux d'hémine extrêmement petits. On examine à un fort grossissement microscopique.

On peut également chercher à observer les spectres d'absorption si caractéristiques des matières colorantes du sang. La tache suspecte est macéi'ée dans un peu d'eau; le liquide coloré placé devant la fente du spectroscope, montre le spectre de la méthémoglobine (bande d'absorption dans le rouge à di-oitc de G et deux bandes faibles entre D et EC)). On ajoute une ou deux gouttes de sulfure d'ammoniimi pour transformer la méthémoglobine en hémoglobine réduite et faire apparaître la bande d'absorption unicpu! de son spectre (lig. 17, VI). Enfin on agite le liquide à l'air : formation d'oxyhérnoglobine et apjtarilion des deux bandes d'absorption représentées fig. 17, IIL

(1) Les taches de sang desséchées à l'air ne conliemient que de la méthémoglobine; celle-ci se transforme facilement par les agents de réduction ou par la putréfaction à l'abri de l'air, en bérnoglobirif ri'diiite.

LE S.VNf.. 4/

Hématoporphyrine. — CosHT/iNsOi»? Matière colorante ne contenant plus de fer, obtenue par Mulder par l'action de l'acide sulfurique concentré sur l'hématine. Les agents de réduction (Zn -+- IICl) transforment l'hématoporphyrine en Hydrobiliruhine qui est un dérivé immédiat des pigments biliaires (Hoppe-Seyler).

Hématoïdine. — Dérivé de l'hémoglobine que l'on rencontre dans les anciens foyers apoplectiques sous forme de cristaux orangés (Virchow). L'hématoïdine ne contient plus de fer et est considérée comme identique à la matière colorante de la bile connue sous le nom de Bilirubine.

Page 1