‹ Éléments de physiologie humaine, à l'usage des étudiants en médecine (volume 2)Chapitre 41 sur 132 · CENTRE NERVEUX VASO-CONSTRICTEUR CÉRÉBRO-SPINAL · texte numérisé non relu

CENTRE NERVEUX VASO-CONSTRICTEUR CÉRÉBRO-SPINAL

Les fibres nerveuses n'agissant jamais par elles-mêmes, nous avons à rechercher le (ou les) centre vaso-constricteur qui innerve les nerfs vaso-constricteurs. Nous savons déjà que ce centre est tonique ;ï\ paraît innerver toujours les nerfs vaso-constricteurs, puisque la section de ces nerfs relâche toujours les muscles vasculaires.

Nous savons aussi que ce centre doit être reporté au moins dans la moelle allongée, puisque la section de la moelle cervicale relâche tous les vaisseaux du corps. Il nous reste donc à lui déterminer une limite supérieure. A cet effet, on enlève des tranches de plus en plus déclives du système nerveux central, à commencer par le haut, et après chaque section on examine si les divers effets vaso-moteurs sont conservés ou non. Un commencement d'asphyxie excite le centre en question, et la pression sanguine monte; l'excitation de tous les nerfs sensibles, notamment du nerf sciatique, excite le centre, se réfléchit par son intermédiaire sur tous les nerfs vaso-constricteurs, la pression sanguine monte. Ces moyens servent à reconnaitre si par l'enlèvement d'une nouvelle tranche cérébrale, on a touché le centre vaso-moteur ou non; on observe la pression sanguine générale (mesurée et inscrite sur un kymographe par l'intermédiaire d'une canule introduite dans une artère). Pour supprimer les contractions des muscles de la vie de relation, on immobilisera l'animal (chien ou lapin) par le curare, en entretenant la respiration artificielle; à doses modérées, ce poison ne paralyse ni les muscles des vaisseaux, ni l'appareil nerveux vaso-moteur.

On peut enlever les hémisplières cérébraux, les couches optiques, sans modifier le tonus vasculaire et sans enrayer les réflexes vasculaii'es. La pression sanguine baisse à la suite d'une section au niveau des tubercules quadrijumeaux postérieurs, mais les réflexes vaso-moteurs continuent à se produire dans une certaine mesure. Continuons à pratiquer de nouvelles ablations, la pression sanguine baissera davantage encore; mais les réflexes vaso-constricteurs ne disparaissent tout à fait qu'à la suite d'une section près du calamus scriptokius.

Anatomiquement, ce centre vaso-constricteur n'est pas du tout connu. On sait seulement que d'après les expériences précédentes, il est chez le lapin compris entre le calamus scriptorius et les tubercules quadrijumeaux. —

CIRCULATION DU SANG. 1 i> 1

C'est la région de la moelle allongée qui renferme une foule tic eentres nerveux, notamment les centres cardiaque, respiratoire, de déglutition, etc.

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