CO
respiratoire —— ^ devient = 1, ou tend à se rapprocher de l'unité. En effet, les
substances hydro-carbonées (fécule nCeHioOs, glycose GeHiaOs, etc.) contiennent par elles-mêmes assez d'oxygène pour transformer tout leur hydrogène en H2O. Il suffît de leur fournir l'oxygène nécessaire à la combustion du C en CO2. De même quand on brûle de la fécule à l'air, le volume d'oxygène consommé O2, est exactement égal au volume de CO2 produit. Le quotient de combustion
-— comme on pourrait l'appeler, est égal à 1 . Les graisses (stéarine CsvHnoOe,
palmitine CsiHgsOe, oléine C.ï7H,04O6) et l'albumine (C72Hii2Nis022S) contiennent peu d'oxygène et beaucoup d'hydrogène; aussi leur quotient de combustion (ou de respiration) est-il notablement inférieur à l'unité.
Le quotient respiratoire 0.86 correspond à une alimentation mixte. Une nourriture exclusivement animale le fait descendre jusqu'à 0.G2. Le quotient respiratoire présente donc une valeur très-différente chez les animaux herbivores et carnivores. Chez l'animal (même herbivore) soumis à un jeûne absolu, et vivant par conséquent aux dépens de sa propre substance, c'est-à-dire brûlant de l'albumine et de la graisse, le quotient respiratoire se rapproche de ce qu'il est chez les animaux nourris de viande : 0.76.
Un exercice musculaire violent augmente considérablement les chiffres d'O^ et de C0„ de la respiration, mais surtout ce dernier, de sorte que le quotient respiratoire s'en trouve affecté : sa valeur se rapproche de l'unité comme dans l'alimentation hydro-carbonée.
IV. INFLUENCES QUI MODIFIENT LES PHÉNOMÈNES CHIMIQUES DE LA RESPIRATION.
Espèce animale. — Chez les oiseaux et les mammifères, la température du corps est fort élevée et se maintient à un niveau constant. Chez tous les animaux dits à sang chaud, la plus grande partie de l'oxygène consommé est employé aux besoins du chauffage de l'organisme. Aussi les phénomènes de combustion organique, les réactions chimiques de la respiration y sont fort
énergiques; tandis que chez les animaux à sang froid, l'absorption d'O» et l'exhalaison de COo sont fort peu actives. Les insectes font seuls exception; à poids égal ils consomment autant d'oxygène que les petits mammifères.
Quantités d'oxygène consommées par heure et kilogramme d'animal.