SENS MUSCULAIRE. SENS DE L'ÉQUILIBRE 5U
DifFérents modes de reproduction 346
Puberté chez l'homme 347
Sperme 347
Puberté chez la femme 348
Menstruation 349
Ovulation 349
Corps jaune 349
Ménopause 330
Érection de la verge 3S0
Copulation et éjaculation du sperme .... 350
Imprégnation de l'ovule . 351
Expulsion du fœtus. Accouchement . 352
Sécrétion du lait et lactation 352
Considérations générales. — A la page 2 et suivantes de la l-^-^ partie, il a été dit que tous les éléments anatomiques jouissent des mêmes propiétés fondamentales suivantes : tous sont le siège d'un mouvement moléculaire chimique, d'une nutrition et d'une dénutrition, phénomène dont le résultat général est de saturer plus intimement les affinités chimiques de leurs principes constituants, oxygène et composés chimiques divers. Dans toutes les cellules, la nutrition (et son corollaire la dénutrition) est incessante (elle peut se réduire à un minimum chez les animaux ressuscitants). Mais nous la voyons s'activer singulièrement sous l'influence de certains agents extérieurs, dits excitants ou stimulants. On donne le nom général d'excitation aux phénomènes prctvoqués ou accélérés au point d'application de l'agent extérieur, à l'endroit excité. Les mots « stimulation, irritation » sont quelquefois employés comme synonymes d' « excitation; » mais ils tendent, surtout le dernier, à tomber en désuétude. « Excitation » (irritation, stimulation) se dit souvent dans un autre sens, pour désigner « l'acte d'appliquer un excitant à une substance excitable ou irritable. » On n'évite pas toujours l'équivoque qui en résulte, le même mot servant à désigner et le processus physiologique et l'acte extérieur qui le provoque.
L'excitation provoquée en un point se communique ordinairement aussi loin que le permet la continuité de substance, c'est-à-dire au moins à tout l'élément cellulaire en cause : l'excitation en un point devient cause excitante pour les points voisins. A cette propagation de l'état d'excitation, on donne le nom de conductibilité, par analogie avec des phénomènes physiques bien connus; elle n'est donc en somme qu'une conséquence de l'cxcitabilitc. Nous verrons que les divers agents excitants ne deviennent pas cause d'excitation par leur intensité absolue, mais par les variations de cette intensité. Les molécules des éléments excitables semblent être des édifices en état d'équilibre instable; le II 1
moindre changement survenant en un point suffit pour les forcer à prendre un nouvel équilibre, plus stable.
La nature plus intime du mouvement moléculaire, du processus chimique provoqué, ne dépend nullement de la nature de l'excitant, mais de la constitution chimique et physique de l'élément anatomique excité. Les réactions chimiques que nous avons à envisager dans les fonctions de relation sont dans l'immense majorité des cas telles que leur résultat global est de saturer plus fortement les affinités chimiques en présence; elles aboutissent à la formation de combinaisons chimiques à calorique de combustion moindre que celui des composés initiaux. En d'autres mots, il s'agit surtout d'oxydations, mais d'une nature particulière, l'oxygène n'étant pas fourni à l'état libre. Les phénomènes chimiques de réduction, de synthèse, très-rares dans l'économie animale (voir i'^ partie, p. 13), n'entrent guère en ligne de compte dans l'étude des fonctions de relation. Lors de l'excitation, il y a donc toujours mise en liberté d'une certaine quantité d'énergie qui était latente dans la cellule sous forme d'affinité chimique. Cette énergie apparaît alors sous les formes les plus diverses : de mouvement des masses (contractilité) et de mouvement moléculaire (chaleur, électricité, voire même de lumière). Le mouvement mécanique, la chaleur et l'électricité paraissent se former dans tous les éléments anatomiques excitables; à ce point de vue, il y a identité entre toutes les substances excitables. Mais il dépend de la constitution chimique et physique spéciale à chaque espèce d'éléments anatomiques (mécanique cellulaire) que la somme d'énergie devenant manifeste soit plus ou moins grande, qu'elle prenne ici plus particulièrement la forme de chaleur, ailleurs celle de mouvement mécanique, etc. Pour certains tissus, nous trouvons utile d'envisager surtout le produit ultime de la réaction. Tel est le cas des glandes; elles ne mettent pas moins en liberté de l'énergie, notamment sous forme de chaleur, d'électricité et de mouvement mécanique. — La composition intime d'un élément anatomique pouvant différer d'un endroit à l'autre, la conductilité peut provoquer des manifestations différentes d'un endroit à l'autre.
La fihre musculaire rend manifeste sous forme de mouvement mécanique une quantité d'énergie telle, que le déplacement de masses, sa contractilité est très-sensible à l'œil nu, et a frappé de tous temps l'attention des observateurs. Tous les mouvements un peu étendus, nécessaires à la conservation de l'individu et de l'espèce sont même chez les animaux supérieurs exclusivement le fait des éléments musculaires; aussi faisait-on, il y a peu de temps encore, de la contractilité non-seulement la propriété physiologique exclusive du tissu musculaire, mais encore sa propriété unique. Nous verrons que la production de la chaleur animale notamment est une propriété de ce tissu aussi importante pour l'individu que la contractilité.
L'énergie qui devient manifeste lors de l'excitation, du fonctionnement des éléments nerveux est beaucoup moins notable que dans la plupart des autres éléments figurés du corps; elle n'est guère appréciable, ni pour nos organes des sens, ni pour les appareils physiques les plus délicats. On est cependant parvenu à constater des manifestations électriques des nerfs excités. En revanche, le mouvement moléculaire fonctionnel, le processus physiologique (inconnu) y naît avec une extrême facilité, surtout en certains points déter-