‹ Éléments de physiologie humaine a l'usage des étudiants en médecineChapitre 155 sur 164 · SENSATIONS DE TEMPKRA.TURE · texte numérisé non relu

SENSATIONS DE TEMPKRA.TURE

l'excitation donae toujours la sensation froide — points froids. — Ces points, nombreux surtout aux endroits signalés pour leur sensibilité aux différences de température, paraissent saccumuler là où des nerfs pénètrent dans la peau, en rangées tendant comme des rayons vers des points d'implantation des poils.

Une conclusion à tirer de là, c'est que la sensation froide est produite par l'excitation d'autres fibres nerveuses que la sensation chaude ; ce sont là deux énergies spécifiques nerveuses.

D'après Alrdtz, la sensation de brûlure, bien à distinguer de celle du chaud, semble produite par une violente excitation, et des points de chaud, et des points de froid (par une température élevée, une température très froide, ou une forte excitation mécanique p. ex.).

Les points de température, avons-nous dit, servent à juger de l'espace, à peu près au même titre que les points de contact.

Lorsqu'un corps en contact avec la peau cède à celle-ci du calorique, nous éprouvons la sensation du chaud ; lorsqu'il enlève du calorique, nous éprouvons la sensation de froid. La sensation est d'autant plus intense que ce corps conduit plus facilement la chaleur, c'est-à-dire qu'il enlève ou cède plus facilement du calorique. A températures égales, un morceau de fer paraît plus chaud ou plus froid qu'un morceau de bois. 11 semble donc que la sensation chaude est produite par la variation positive du calorique de notre peau, et la sensation froide par la variation négative (E, H. Weber), ut surtout par la rapidité de cette variation.

D'après Hering, la sensation de chaud ou de froid ne dépend pas de la température absolue de la peau; mais, à un moment donné, la peau possède un point zéro de la température, qui ne donne aucune sensation de ce genre ; une sensation de chaud naît chaque fois que la température de la peau dépasse ce point ; une sensation de froid chaque fois que la température de la peau tombe en dessous de cette limite. Le point zéro correspond à des températures effectives très-variables, selon que nous avons séjourné quelque temps dans un milieu plus ou moins chaud. Naturellement, ce point zéro se meut dans les limites physiologiques de la température. En deçà et au delà de ces limites, c'est-à-dire sous l'intlueuce d'un froid intense aussi bien que d'une chaleur excessive, nous éprouvons une sensation identique, qui n'est ni celle du chaud ni celle du froid ; elle est douloureuse (brûlure). Si la main p. ex. plonge longtemps dans un milieu, son point zéro peut changer : la main s'accorde en quelque sorte, s'adapte pour une autre température. Alors le milieu qui au début occasionnait une sensation chaude ou une froide, peut en produire une plus faible, ou bien mèaie n^en produire pas du tout, voire la sensation opposée. Le « zéro physiologique » de température se trouve entre 29 et 32 degrés centigrades pour les parties de la peau couvertes des habits.

Enlin l'excitation des nerfs de la température est, tantôt d'une manière

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inconsciente, réflexe (par la régulation des combustions organiques et de l'apport sanguin aux différents organes), tantôt d'une manière consciente (habillement etc.), de la plus haute importance pour la régularisation de la température des animaux à sang chaud (voyez page 227 et suivantes).

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