MPO3ITION' CHIMIQUE DU CORPS DE L HOMME EN DES ANIMAUX
Coagulation par l'alcool. — Les solutions neutres ou Légèrement acides de protéines sont précipitées intégralement par l'alcool, quand elles ne sont pas trop pauvres en sels : le précipité peut ultérieurement se redissoudre dans l'eau, si l'action de l'alcool à été de très courte durée. Mais le contact prolongé do l'alcool ne tarde pas à dénaturer le précipité de protéine, à le coaguler, c'est-à-dire à le rendre définitivement insoluble.
Coagulation par les acides. — Les solutions protéïques sont coagulées par les acides minéraux forts : HGI, HA.zO', H*SO*, acide métaphosphorique, par l'acide picrique, l'acide trichloracétique (Obermayer, 1888), etc. Si l'on verse par exemple avec précaution la solution de protéine audessus d'une couche d'acide azotique dans un tube à réaction, il se forme à la limite des deux liquides une zone opaque d'albumine coagulée (réaction de Heller).
Les acides concentrés et chauds finissent par redissoudre le précipité en le transformant en albumine acide.
Coagulation par les sels. — Les sels des métaux pesants (sublimé, acétate de plomb, iodure de meroiire et de potassium, sulfate de cuivre, acétate de fer, etc.) précipitent les protéines (Emploi des liquides albumineux, lait, blanc d'œuf, comme contrepoison des sels de mercure, de plomb, etc.).
Coagulation par le tannin (en solution acétique diluée), par le ferrocyanure de potasium (en solution acide). Précipitation par l'acide acétique en présence des solutions concentrées de sels des métaux alcalins ou alcalino-terreux.
Réaction de Millon. — Des traces d'albumine peuvent être décelées par l'ébuUition en présence du nitrate acide de mercure : il se forme un précipité ou une coloration rouge. On peut répéter l'expérience avec un flocon de fibrine.
Cette réaction est commune à tous les dérivés monohydroxylés du benzol. Elle appartient par conséquent au phénol, au crésol, à la tyrosine. Elle indique que la molécule d'albumine présente un groupe hydroxyle OH, fixé sur le noyau G* du benzol (dans^ia tyrosine).
La mucine, la kératine (rognure d'ongle) se colorent également en rouge par le réactif de Millon : ces substances fournissent d'ailleurs, comme l'albumine, de la tyrosine parmi leurs produits de décomposition. La substance collagène ne fournit pas de tyrosine et ne donne pas la réaction de Millon. Il en est de même des albunioses et peptones du groupe Anti.
Pour préparer le réactif do Millon, on dissout 1 partie Je mercure dans \î parties eu poids d'acide nitri(iue (densité 1,4'2). Après dissolution complète, on dilue avec deux volumes d'eau.
Réaction xantfioprotéique. — Si l'on fait bouillir une solution même diluée d'albumine avec de l'acide nitrique fort, le liquide prend une belle couleur
jaune citrin, qui passe au rouge orangé par l'addition d'un alcali en excès.
La réaction xaiithoprotéique appartient également à la propeptone, à la peptone, et à quelques dérivés naturels des matières albuminoïdes, tels que la kératine, l'élastine, ainsi qu'aux protéïdes. C'est une réaction propre au corps du groupe du phénol et du scatol.
Réaction pur 1 1 soiuie et le sulfate de cuivre (Réaction du BiuretJ. — Une solution d'albu nine, traitée p ir un alcali en excès et une trace de sulfate de cuivre, donne à l'ébullition un liquide violet ou pourpre. On pent répéter l'oxpérience avac un flocon de tibrine qu'on trempe successivement dans la solution de sulfate de cuivre, puis dans celle de potasse. Les solutions de protéose et de peptone, traitées par les mêmes substances, prennent déjà à froid une coloration rose ou pourpre
Le biuret, l' inhydriile aspartique, l'asparagine, l'oxamide, Turobiline, etc., présentent également la réaction du biuret.
Réaction o^'Adamkiewig^. — - Si l'oii ajoute un peu d'albumine à un mélange d'un volume d'à ùde sulfuriqae coueeiitré et de deux, volumes d'acide acétique glacial, il se produit une coloration d'un beau rouge violet qui se moutre surtout rapidement si l'on chaulfe le mélauge.
C'est une réactioudu furfurol, à la production de laquelle coopéreraient et la chaîne liydrocarbonée et un noyau aromatique de l'albumine (scatolcarbouique).
Réaction de LiKBEaMAXN. — Si l'on cliautie de l'albuaiiae avec uu excès d'acide chlorhydriipie concentré, le précipité se redissout et le liquide se colore en violet (ou eu bleu). C'est une réaction du tryptopliane en présence du furfurol.
Les matières albuminoïdes, chaulfées avec de l'acide sulfurique concentré et une trace de sucre donnent une ].)elle colororation rouge. liéaction propre au furfurol ?
Enfin, toutes les substances albuminoïdes sont digérées par le suc gastrique ou le suc pancréatique, c'est-à-dire transformées sous l'influence des ferments digestifs en propeptones et peptones.
Tableau des principales substances albuminoïdes d'origine animale.
§ l. Proté'iaes typiques. Albumines et Globulines — Protéines sityiples, coar/ulatjles par la chaleur.
a) Albumines. Solubles dans l'eau distillée.
1. Albumine du sérum (voir <:^q\'\x\\\ ■s,A.ng\x\n))i. Albumine de l'œuf on Oralbumine (v. oeuf au cli. de la Digestion) 3. Albumine du lait ou Lactalhumine.
b) GrLOBULiNES. lusolubles dans l'eau distillée et les solutions concentrées de sels neutres, solubles dans les solutions salines diluées.