‹ Éléments de physiologie humaine a l'usage des étudiants en médecineChapitre 49 sur 164 · I. — PUOPHIETÉS (iÉNÉlULES · texte numérisé non relu

I. — PUOPHIETÉS (iÉNÉlULES

Si^falflcatioa. — Le corps des animaux supérieurs est formé d'un nombre immense le cellules, de libres, etc. La plupart de ces éléments, vivant dans la profondeur des tissus, sont entièrement soustraits à l'action directe du milieu cosmique extérieur. Pour respirer, pour puiser au dehors leur nourriture, pour se débarrasser ensuite des décliets de la nutrition, ces cellules ont besoin d'un intermédiaire. Cet ijitermédiaire est constitué par les liquides de l'organisme, le sang, la lymphe, qui circulent constamment entre les surfaces d'échange du corps (poumon, intestin, rein) et la profondeur. Le sang apporte aux tissus l'oxygène vivifiant elles matériaux nutritifs, il leur enlève l'anhydride carbonique et les autres produits de la combujtijin organique. Le^ cjllules de notre corps vivent donc aux dépens cfïrsing(0, qui joue vis-à-vis d'elles le même rôle que le milieu cosmique joue vis-à-vis de l'amibe ou du corps de l'animal entier. Claude Bernard a fort justement donné le no n de milieu orgunique ou jniiieu intérieur, aux liquides de l'organisme, dans lesquels les cellules sont comme plongées et avec lesquels elles ont de continuels rapports d'échange.

Ce milieu intérieur, dont parle Claude Bernard, présente chez les animaux supérieurs une remirquable constance de ses propriétés ; il s'isole en quelque sorte de plus en plus du milieu cosmique ambiant. La proportion d'eiu, de Sils, d'alimants, d'oxygène, s'y maintient strictement dans des limites fort étroites. Il existe en effet, dans l'organisme, un grand nombre de mécanismes compensateurs, dont l'activité est mise en jeu, dès qu'une cause quelconque tend à altérer la composition du milieu intérieur. La ventilation pulmonaire y conserve la proportion voulue d'oxygène et d'anhydride carbonique ; les matériaux nutritifs, élaborés par le tube digestif, et déposés provisoirement dans de véritables magasins (le tissu adipeux et le foie), viennent constamment remplacer ceux qui ont

(1) n serait, à la rigueur, plus exact de dire que les cellules viveat aux dépens de la lymphe, puisqu'elles sont généralement séparées des capillaires sanguins, par des espaces lymphatiques.

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été cousoinmés. Eafui le rein se charge d'éliminer au doliors les substanees élaborées dans le cjrps et dont l'accnuiilatioii pourrait devenir nuisible.

11 en résulte que li coacantratioM iïdI jcaliire du x»! i-suia sauguin iie présente qu^jie^sj^a^i^lioiis inslgniïïantes^ comnie le montre la constance de'son'pôïnt de congélation (A = -0'. 56 à — 0*. 60, chez le chien, le cheval, etc., ce qui équivaut à une solution de NaCl à un peu plus de 9 "/^^, chez l'homme A = — O». 537).

Propriétés du sa.ag. — Le sang (U de l'homme (et des vertébrés) es"?^ un lijuiie légèrd.nent visqueux, opaque, d'une belle couleur rouge dans les artères, dans le cœur giuohe et les veines pulmonaires (sang artériel); d'un brun rougeàtre plus ou moins foncé à la lumière réfléchie, verdâtre à la lumière transmise (Bhucke^ dans les veines de la circulation générale, dans le cœar droit et l'artère pulmonaire (sang veineux). L'examen microâ^ copique (Swammeuda.m 1658, Leeqwenhoek 1673) démontre que le sang est formé d'une partie liquide, transparente, légèrement jaunâtre, le plasma; et de corpuscules solides, les globules rouges, auxquels il doit son opacité et sa couleur. Il contient en outre un certain nombre de leucocytes oùglObules blancs (Hewson 1770i. des Hb'iiients figiii-'s fort p-fifs, ;i;ixquêis Hayë.m a donné le nuai d'hoin.it"l)l i-^l.-s (j^lii'iuelt ■- de liizzuZLiio, granulations des auteurs), et d 'S^^ramii uioiis griis^ 'u-l^ oa autres en quantité variable. A l'état normal, le sang ne contient pas de microorgalilsSllièa de putrelaction : si l'on a soin de le recevoir directement de la veine dans des tubes de verre (stérilisés au préalable par la chaleur) et scellés immédiatement à la lampe, il se conservera sans se putrétier (Sghwann 1837).

Le poi Is spéciuque moyen du sang humain est de 1000 d'après Roy (188i), de 1056 à 1061 chez 1 hom ne, de 1053 à 1061 chez la femme d'après ScHLEsiNGER et HAM.MEiisGiiLAG (1892). Ch-îz le chien, Pfluger a trouvé 1060 ; et Gsgheidlen, ch.jz le lapin, 1042 à 1052. La densité des globules rouges peut dépasser 1100, celle du plasma n'atteint pas 1030.

Le sang possède toujours une réaction franchement alcaline (équivalant à 2,5 à 3 pour mille de soude. — Procédé de Loewy, c'Ônsistant à titrer le ^ing laqué au préalable, au moyen d'une solution titrée d'acide en présence de lacmoïda comme inlicateur), qu'il est facile de constater au moyen de papier de tournesol satiné. Cette alcalinité diminue rapidement depuis le moment de la saignée jusqu'à celui de la coagulation (Zuxrz 1867).

L'odeur du sang, hal'Ua^ siiiguinis, varie d'une espèce animale à l'autre : elle paraît due à la présence d'acides gras volatils, semblables à ceux que l'on trouve dans la sueur; elle s'exagère si l'on acidulé le sang (Barruel). Le saveur du sang est légèrement salée et alcaline.

(1) Voir : Milnk-Edwards, Leçons sur la physiologie et l'anatomie comparées, etc. ; Hoppe-Sbyler, PhyslologUche Ciwinie; Rollkt, arlicle Blnt <.\aa^ llandbuch der Physiologie de UbiiuÀss, 1880. Uôber^ U011A.WITZ, dans Opi'tMiKiMEi», llandbuch der Diochemie, 1908.

Substances organiques

Tableau de la composition chimique du sang des mammifères

PLASMA C^/io du sang environ).

Albuminoïdes, 7-10 "/o Fibrinogène (Fibrine après

coagulation). Paraglobuline, albumine. Traces de nucléoprotéide.

Ferments. Traces. Feraient de la fibrine (après

coagulation). Ferment diastasique (1). Lipase, Ferment décomposant l'eau oxygénée, etc.

Pigments. Traces Pigment jaune (Lutéine),

parfois bilirubine..

Matières organiques diverses, 0,75 "/o. G^olesté-

rine,cérébrine, lécithine, graisses, savons, glycose, isomaltose, iirée, carbamate d'ammonium (?), traces d'acide urique, créatine, xanthine, hypoxantbine, acide hippurique, etc.

Eau, 90 «/o.

Sels, 0,75 °/o.

Gaz, 0,GO''^,Az et Argon (traces de GO et parfois de

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