‹ Éléments de physiologie humaine a l'usage des étudiants en médecineChapitre 54 sur 164 · V. — ANALYSE DU SANG · texte numérisé non relu

V. — ANALYSE DU SANG

Dosage de l'hémoglobine. 1" Méthode colorimétrique de Hoppe-Seyleu.

On prépare une solution normale d'hémoglobine ((jui peut se conserver dans des tubes scellés: rhémogljbine ne se putréliant pas à l'abri de l'air.) (Les solutions de picrocarmin [Rajewsky, ]=? I 1 Malassez,] ou les verres colorés en rouge n'ont pas exactement la même teinte que l'hémoglobine). On dilue le sang avec de l'eau, jusqu'à ce que ce liquide rouge ait la même teinte (ou le mêuie pouvoir absorbant déterminé par l'examen spectroscopique) que la solution normale. Les deux liquides contiennent alors la même quantité d'hémoglobine ; il est facile de calculer la iu'op')rtion contenue dans le sang non dilué. Hoppe-Seyleu reconi- Y mande de saturer l'IiiMuoglobiue au moyen d'oxyde île

carbone et de faire la comparaison caloriinétri(|ue dans

Fig. 21. — iiémogiobino- une pipette ilouble de construction spéciale.

mètre de GowERs. ,\ ■ • ■ i i i« -i

On a muigine un assez grand nombre d appareils

(v. Fleisgiil, Hénogque, Saiili, etc.) destinés au dosage clinbiue de l'hémo-

LE SANG

es

globine. Un des plus simples est l'hémoylobinomètre de Gowers, représenté ti^,'. il, qui permet de faire le dosage au moyen d'une simple goutte de sang.

L'instrument se compose : d'une pipette très étroite a, munie d'un tube aspirateur en caoutchouc, et destinée à mesurer 20 millimètres cubes de sang, (aspirer jusqu'à la marque transversale); d'un tube gradué ^,duns lequel on introduit les 20 mm. c. de sang, et dans lequel on dilue par addition d'eau, au moyen de la pipette à eau c, jusqu'à ce que la teinte du mélange paraisse semblable à celle du liquide coloré contenu dans le tube étalon d. Le tube étalon est rempli d'une solution de picrocarmin, correspondant comme teinte à du sang humain normal, dilué au centième.

On fixe verticalement l'un à cùte de l'autre, le tube gradué b et le tuhe d, dans un bloc de liège percé de trous ; on place le tout sur fond blanc devant une fenêtre. Les divisions du tube gradué correspondent chacune à un volume (20 mm. c.) de sang; elles indiquent par conséquent le nombre de volumes d'eau qu'il a fallu à un volume de sang, pour que la teneur en hémoglobine soit la même que celle d'une solution de sang humain normal, dilué au centième.

Le dosage spectroscopique au moyen du spectro-photomètrede IIufkku permet de déterminer simultanément dans une même portion de sang, la teneur en hémoglobine réduite et en oxyhémoglobine. Les résultats paraissent plus exacts que pur n'importe ([uelle autre méthode.

Quantité totale de sang. — Détermination d'après Welgkeu (ISÔi). On recueille directement, par la saignée de la carotide, la plus grande partie du sang que l'on pèse (A). On injecte ensuite, dans les deux bouts de la carotide et sous pression constante, une solution aqueuse de NaCl. Cette solution lave tout l'appareil circulatoire et entraîne avec elle le sang qui restait dans les vaisseaux. On la recueille à la sortie des veines, jusqu'à ce qu'elle soit devenue incolore. (On peut également faire macérer ensuite les organes hacliés au préalable). On mélange les eaux de lavage, on les dilue au besoin. Pour déterjuiner la quantité de sang B (ju'elles contiennent, on compare leur pouvoir colorant à celui d'une portion de sang do la saignée .V, dilué avec un volume d'eau connu. A-{-L repré^ftjTtRlfl puids du saug de l'animal. On a constaté de cette façon, sur des cadavresdÀTsuppliciés, que le sang représente environ la io""' partie du poids^dïT corps de l'homme.

Dl dêtoriTïTuation de I;i quantité do sang fontenue dans les organes se fait de la même façon. On isole l'organe par une ligature brusipio jiortée à sa base. (Voir plus loin les recherches d'IlEGER et Si-ehl sur hi (luantité de sang contenue «lans le poumon).

La (juantité totale de sang contenue dans l'organisme, augmente a^u-ès un repas abondant, après Tingeslion de liquides, après une transfusion etc.; elle diminue par le jeune, à la suite de transpirations abondantes, etc.

Proportion de plasma et de globules. — Détermination par le procédé de

11oi'Im;-Si;yij;u. Ou lail un du-^ug.' do liluine dans une portion de sang, que l'on l>at au sortir do la veine. On fait pareillement un dosage de librine dans une portion do plasma (obtenu par décantation au movi-n de sang refroidi dans la glace). Soit a la quantité do liVirine contenue dans 1.00 parties de sang, b celle

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a contenue dans 100 parties de plasma : le rapport - indique la proportion de

plasma contoniiB. dans le sang.

Hkdin (1899) a imaginé un appareil qu'il nomme Hématocrile et qui sert dans les cas cliniques à déterminer approximativement le volume des globules rouges d'un très petit échantillon de sang. Le sang mesuré, convenablement dilué et renfermé <laas un petit tube gradué est soumis à la rotation rapide dans l'appareil à force centrifuge. On mesure la hauteur de la couche de globules qui s'est séparée. La métliode a été modifiée par Gartner (1893), Koepi'E (1905) etc.

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