S78 DE L'EMPLOI DES MUSCLES
absolue et l'autre dans la direction de l'absolue mobilité; la dernière
composante représente Faction d*où provient le changement de forme.
Soity par exemple y ac ei bc deux os liés par une articulation à la
charnière c^ qui peuvent être mus l'un vers l'autre par le muscle de {oc
est supposé fixe), le point d ne peut être mû que dans la direction dg (tangente à l'arc di) perpendiculaire à bc, La valeur de rétraction musculaire df doit donc être divisée en ses composantes dg (partie motrice qui amène le change^ inent de forme) et dh (direction de la résistance absolue. On voit facilement que si la contraction devient plus forte, la partie motrice d^g^ aug- , |i|. 9- ^ iMOte, tandis que la partie résistante d| A| devient plus petite. La transformation de celte dernière partie du travail mwoulaire en chaleur provient du frottement augmealèdans l'articulaliaii par la pression exercée sur elle.
Les musalea ^i agissent sur des parties du corps rigides (oa ou cartilages), tasqaelles sont presque toutes fixées à un point autour duquel -elles pinvent tourner, s'appliquent pour la plupart à des leviers^ ce qui nodifie de diverses manières la distribution de leur puissance par rapport au poids et à la vitesse. Un grand nombre de ces leviers n'ont qu'un seul bras, c'est-à-dire que le point d'application du muscle et le poids ou la résistance se trouvent du même côté ; il s'en trouve cependant quelques-uns à deux bras; tel est, par exemple, celui que forme l'avant-bras pour le triceps brachial qui s'attache à Folécrâne. Le point d'application du muscle est généralement très-près du point d'appui, de sorte que son bras de levier est beaucoup plus petit que celui de la résistance. Des poids proportionnellement assez petits sont donc seuls mis en mouvement, mais la vitesse de ce mouvement en est d'autant plus grande , ce qui rend possible dans le corps une agilité considérable. La simple réflexion fait voir de plus qu'une disposition contraire devrait rendre le corps difforme, principalement aux extrémités.
Quand plusieurs muscler agissent sur la même partie du corps dans des directions diverses, le résultat peut toujours être trouvé facilement au moyen du parallélogramme des forces, et il en est de même pour la direction défînitive d'un muscle dont les fibres ont des directions différentes. Si divers muscles, agissant sur une même partie du corps, sont disposés de telle sorte, qu'à efforts simultanés la résultante égale zéro, et qu'ainsi le corps reste en repos, chacun d'entn?