MÉCANIQUE DU SQUELETTE
Les^élèments du squelette, les os, sont pour la fbm grande partie liés entre eux d*une manière mobile. Les liaisons osseiMes, dont l'absolue immobilité ne peut être vaincue que par des finroes ca|Nd)le8 de mettre la vie en danger, sont les sutures , telles qtt'an les .toit au crâne; aussi peut-on regarder les os ainsi liés comme formant un tout invariable. Parmi les connexions mobiles des os deux espèces sont à distinguer : la première permet un mouvement très-bornô, mais dans presque toutes les directions ; les os possèdent , en raison de Tensemble de leurs moyens d'union, une forme stable dont ils ne peuvent être écartés que par des forces considérables et à laquelle ils reviennent par élasticité dès que l'action de ces forces cesse ; cette forme est produite par les synchondroses ou symphyses. La seconde espèce permet un mouvement étendu et facile mais bonié dans sa direction, dont il ne résulte, par conséquent, aucune position d'équilibre ; elle se compose des articulations.
STIICHONDROSBS.
Les synchondroses sont formées de deux surfaces osseuses presque toujours conformes lune à l'autre, se faisant vis-à-vis et liées entre elles par une matière molle ou solide, en général par des cartilages fibreux ou hyalins. Une enveloppe ligamenteuse & la place de jonction empêche la matière unissante de déborder sur les côtés. La mobilité de cet appareil dépend : i"* de la solidité absolue du moyen de
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connexion ou de la matière unissante; 2<* de ses dimensions, la mobilité est, en effet, en raison directe de la longueur de k connexion ou de l'écart des deux surfaces osseuses, et en raison inverse de la section transversale de la matière unissante, c'est-à-dire de la grandeur des surfaces osseuses ; 3° de la rigidité du ligament qui sert d'enveloppe. La mobilité est toujours très-bornée et l'action musculaire n'a presque aucune influence sur les connexions osseuses de ce genre; mais leur élasticité est d'une grande importance, notamment pour la colonne vertébrale; celle-ci contient une série de synchondroses (cartilages intéirvertébraux) qui se suivent les unes les autres et lui prêtent ainsi une certaine flexibilité et une grande élasticité.
ARnCULATIONS.
Dans les articulations, les résistances opposées au mouvement sont réduites à un minimum. Par contre, la direction du mouvaàMit est bornée de phiaieurs manières par la forme des connexioMi articulaires. Les deux os unis par une articulation tournent chacun l'un vers Vautre une surface cartilagineuse lisse, et ces deux surfaces, dont Tune est toujours plus grande que la seconde , sont maintenues par des moyens , dont il sera question plus bas, en un contact réciproque aussi étendu que possible.
Les articulations les plus simples sont celles dans lesquelles la plus petite surface est constamment en contact par tous ses points avec la plus grande. Si ce contact doit se maintenir , c'est-à-dire s'il n'y a pas d'autre mouvement qu'un glissement de la petite surface sur la plus grande, il faut, pour que les deux os puissent se mouvoir réciproquement , que la surface articulaire ait une certaine forme. En général, les surfaces qui permettent ce glissement ont une forme régulière; ce sont : 1<^ les surfaces planes (il ne parait pas qu'il y ait des articulations avec des surfaces de ce genre) ; les mouvements qu'elles permettraient sont : a. rotation de chaque os autour d'axes perpendiculaires au plan d'articulation; b, mouvement de l'axe de chaque os parallèlement à lui-même ; 2^ des morceaux de surfaces de corps ronds, c'est-à-dire des surfaces que l'on peut se figurer produites par la rotation d'une ligne droite ou d'une ligne quelconque de simple courbure autour d'un axe situé dans le même plan. Si la ligne est droite et l'axe parallèle, il en résulte un cylindre ; si la ligne est droite et l'axe non parallèle, c'est un cône; si elle forme un demicercle et que l'axe soit son diamètre, c'est une sphère; si elle est on