‹ Èléments de physiologieChapitre 109 sur 190 · ARTICULATIONS · texte numérisé non relu

ARTICULATIONS

arc de cercle et que l'axe soit situé sur la partie convexe, la surface produite est en forme de selle ; si l'axe est situé sur la partie concave, c'est une cycloîde ; si la ligne est une ellipse et que Taxe de rotation soit un de ses axes géométriques, elle forme un ellipsoïde, etc. Toutes les articulations de ce genre permettent une rotation des deux os autour d'un axe commun, Taxe de rotation de la surface articulaire ; CD les nomme articulations à un axe ou à charnière (ginglymes). Les articulations à surface sphérique font seules exception , en ce sens que la rotation s'effectue autour d'un diamètre quelconque de la sphère, ou, comme l'on dit, autour d'un point, c'est-à-dire autour du centre ; on les nonune articulations à plusieurs axes ou arthrodies. Parmi les articulations à un axe, il est une espèce particulière que Ton peut nommer articulation avis; la surface articulaire peut être censée formée par une ligne courbe qui pendant sa rotation s'approche d'un point final sur la direction de l'axe avec une rapidité proportîcpiidie à la vitesse de rotation. Dans ce cas, les surfaces articulaires pendant la rotation autour de l'axe font un mouvement réd* proque analogue à l'avancement de la vis tournant dans son éerou. «Les conditions examinées ici ne se réalisent que dans une partie des articulations du corps et jamais avec une exactitude mathéouiStiqae. Dans la plupart des articulations les surfaces articulairei^ ne coïncident point , de sorte qu'un contact complet de la plus petite avec tous ses points est impossible. Même pour les forme9 déjà mentionnées, il est des positions dans lesquelles les deux surfaces ne peuvent se couvrir exactement ; cette circonstance permet aux articolations, dont la surface est en forme de selle ou de cycloîde, d'avoir deux mouvements, l'un autour de Taxe de rotation, l'autre autour d'on axe perpendiculaire à celui-ci , qui passe par le centre géoméfricpie de l'arc de cercle tournant, à condition que l'une des deux surfaces ne couvre qu'une petite partie de Tautre. Partout où un contact immédiat des deux surfaces ne peut avoir lieu, les lacunes sont remplies de liquide et de certaines parties molles qui se trouvent dans les articulations.

De ce que la coïncidence exacte des surfaces articulaires n'est pas indispensable, il résulté jjfue le nombre des formes d'articulation et de leurs mouvements possibles peut croître indéfiniment. Il en résulte également qu'on ne peut déterminer d*avance par leur simple forme la mobilité des deux surfaces, puisque les limites de celle-ci proviennent en grande partie des autres éléments de l'articulation. Un examen général de ces articulations inrèguliéres, dont les surfaces n'ap-

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