POSITION VERTICALE 28Ç
absolumeat solides). Les autres articulations (celles du thorax, de rextrémité supérieure erdes mâchoires) peuvent être laissées de odté dans cette étude, parce que les os en question, au lieu d*en soutenir d'autres, sont soutenus par eux.
Comme les articulations des vertèbres sont principalement des synchondroses, la colonne vertébrale forme comme une barre rigide, mais flexible et très-élastique, avec plusieurs courbures ; elle est convexe à sa partie antérieure vers le cou et les lombes, concave à la poitrine et au sacrum. Aucune contracture particulière n'est nécessaire pour les articulations intervertébrales. Les articulations qui restent à examiner sont donc les suivantes :
i . LarticulalUm entre la tête et les vertèbres supérieures cervicales. — Comme la tète est sans cesse en mouvement, aucune union fixe n'a lieu dans cette articulation, comme dans celles qui suivent ; mais la position de la tète est déterminée par l'état de contraction des muscles lumibreux qui s'y trouvent. Si cet état fait défaut (dans le sommeily etc.), le tronc restant droit, la tête tombe en avant et s'appuie avec le menton sur la poitrine, parce que son centre de gravité se trouve plus en avant que son point 4*tppui.
2. Larticulation de la h§Mchm. — a. Le centre de gravité de la partie du corps — le tronc plus la tète — * se trouve dans un plan horîxontal passant par rapoph|aéxip]ioIdejdi]^ steGiiiim(Weber), près de la colonne vertébrale [a«ai||ladî^^tma vêftAbrQtboracique (Horner).] D varie naturellement avec l'état de r^lèftion de l'appareil digestif, etc. La ligne de gravité passant par ce eeolfe iombe derrière la ligne d'union des articulations de la hanche. Is tronc devrait par conséquent se rejeter en arrière, s'il n'était pas retenu de chaque côté en avant, par un fort ligament fixé à l'épine iliaque antérieure inférieure, ligament iléo-fémoral de la partie supérieure du fémur (ligne intertrochantérienne antérieure). Le tronc se trouve ainsi porté sur la tète du fèmur, comme une arme appuyée obliquement sur l'épaule, et dont on empêche la chute en arrière en retenant la crosse avec la main. La même action est produite par la partie antérieure du fascia lata et par la tension des grands extenseurs de la partie inférieurt! du fémur. — b. Le double support du bassin rendrait inutile toute autre consolidation pour empêcher une chute à droite ou à gauche, si les deux jambes étaient fixées au sol ; mais comme ce n'est pas le cas, une chute semblable pourrait avoir lien, si l'adduction de la partie supérieure du fémur, au-dessus de la ligne moyenne qui en résulterait nécessairement, n'était empêchée par les ligaments qui
im DES MOUVEMENTS DU CORPS.
retiennent cette partie et la font tourner en dehors. Cette rotation est produite par le grand fessier, et Tobstacle à Tadduction pro^ent de la tension du feuillet externe du fascia lata. — c. Dans la position verticale sur les deux jambes, la rotation du tronc sur la tète du fémur est empêchée par les fessiers et les ligaments.
5. Articulation du genou. — a. Le centre commun de gra\ité de la tète, du tronc et de la partie supérieure du fémur, se trouve plus bas, mais non plus en avant, que celui de la tète et du tronc seulement. La ligne de gravité tombe donc aussi pour rarticohtion du genou derrière le point d*appui, mais si peu que des forces très-faibles suffisent pour empêcher le corps de fléchir en arrière. Ces forces consistent dans la tension du fascia lata, dans la contraction du triceps , et enfin dans cette circonstance que, pour qu'il s'opère une flexion dans l'articulation du genou, la partie inférieure de la cuisse restant fixe, il faut que le fémur fasse une légère rotation en dehors, laquelle est empêchée par le fascia lata. — 6. La partie antérieure est consolidée par le mouvement de charnière de l'articulation du genou, notamment par les ligaments latéraux. — c. Une rotation sur la partie inférieure du fémur, quand la jambe est tendue , est empêchée par le mécanisme décrit à propos des ligaments modérateurs.
4. Articulations tarsiennes. — Le centre de gravité de l'ensemble du corps (en faisant abstraction des pieds) se trouve à peu de djose près vers Tapophyse du sacrum ; la ligne de gi^avité tombe un peu en avant de la ligne d union des deux axes d'articulation du pied, quand le corps est debout. Une chute en avant doit par conséquent être seule évitée. C'est ce qui peut avoir lieu de plusieurs manières : — a. D*un côté les axes des deux articulations de la jambe forment un angle Tun avec Tautre, de sorte qu'une rotation simultanée autour des deux ne peut s'effectuer sans que les jambes ne s'éc^rtent( t ); de l'autrecôté la partie postérieure, la plus mince de l'astragale, s'enclavedans la fourchette formée par les deux malléoles. Cette fourchette est si étroite, quand la partie inférieure de la cuisse est tendue, qu'elle ne peut embrasser la partie antérieure de l'asti^agale (circonstance nécessaire pour que le corps puisse fléchir en avant); l'enclavement entre les deux malléoles est pioduit par la rotation du tibia autour du péroné, qui accompagne l'extension de la partie inférieure de la cuisse; ce
(1) Cette circonstance n'a qu'un effet très-faible ; car lors même qu'on relie eoseinble les deux jambes, on peut se mouvoir en avant et quitter facilement la (losition droite, sans que les talons cessent de toucber le sol. — II.
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fiouvement ftit tourner la fourchette de telle sorte qu elle saisit l'asragale obliquement. — b. Enfui la chute en avant est empêchée par 1 tension et la contraction des fléchisseurs du pied, c'est-à-dire par *s muscles du tendon d* Achille, le tibial et le péroné postérieurs, etc. 5. Petites articulations du pied. — Les os du tarse et du métatarse irment une voussure sur le point extrême de laquelle (tête de Tastraaie) le poids du corps repose et qui s*appuie par tiH)is points sur le >i, la tubérositè du calcanéum (talon) et les têtes du premier et a cinquième métatarsien (saillies du gros et du petit orteil). La rassure que la pesanteur du corps cherche à.aplanir est maintenue rincipalement par la tension des ligaments de fat plante des pieds ; Ile ne cède que dans le cas d'un relâchement pathalogique. Dans la osition verticale, les orteils ne servent pointa soutenir le corps; mais a ont une certaine importance dans la marche et même dans le repos dur les mouvements balancés d'équilibration. Quand on se tient ebout sur les orteils, on ne fait que se balancer sur les têtes des lélatarsiens en tendant larticulation du pied, et dans ce cas le tronc st assez courbé eu avant pour que la ligne de gravité coïncide avec la tgne d*appui.