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DISPOSITION DU LARYNX

contre le cartilage de position et détendent par cela même les cordes ; une partie de leurs fibres part de quelques points des cordes vocales, doit, par conséquent, donner à ces cordes une tension inégale en se contractant (raccourcir la portion tendue), puisqu'elle ne détend que la partie qu'elle parcourt et tend le reste. Comme, d'un autre côté, une partie des fibres s'enroule autour des arêtes extérieures des cartilages de position , elle doit tourner ceux-ci de manière qu'ils se choquent en avant avec leurs arêtes intérieures et s'écartent l'un de l'autre en arriére par ces mêmes arêtes. La glo4l vocale se rétrécit et forme une fente étroite, la glotte respiratoire s'élaipt en un espace triangulaire.

Z** Les crioHiryiéndidiens postérieurs tirent en arriére et en bas l'arête externe des cartilages de position dont Us saisissent la partie inférieure, de sorte que les arêtes antérieures internes sont tofumfes en dehors et s'écartent un peu vers le haut, tandis que les arêtas postérieures se choquant. Par suite de ces mouvements, la glotte vocale et la glotte respiratoire, élargies chacune en un espace triangu • laire, forment ensemble une large ouverture de la forme d'un losange^

4® Les cric<Hirytén€Îdiens latéraux tirent en avant, en bas et en dehors , les arêtes externes des cartilages de position ; les sommets des deux pyramides sont ainsi écartés, et celles-ci tournées de telle sorte qu'elles prennent une position pareille à celle qui résulte de lo contraction des muscles thyro-aryténoïdiens.

5** Les ary-orytérundiens (interaryténoïdiens transverses et obliques) rapprochent les sommets des pyramides et contractent en mêmetemps leurs arêtes postérieures. S'ils agissent, par conséquent, avec les thyro-aryténoîdiens , il en résulte une fermeture de la glotte vocale et de la glotte respiratoire, et la respiration est interrompue (par exemple avant la toux).

Les ventricules de Morgagni permettent aux cordes vocales de vibrer librement , surtout quand elles sont soulevées en forme de voûte par une forte insufflation. Les cordes vocales supérieures paraissent n'avoir aucune importance pour la voix, on a bien remarqué qu'un rétrécissement du tuyau d'embouchure au-dessus de la languette peut élever le ton (J. Mûller) ; mais le larynx excisé produit les mêmes sons, que les cordes vocales supérieures s'y trouvent ou soient enlevées. Chez les oiseaux ce ne sont pas généralement les cordes vocales qui servent à la voix, mais le larynx inférieur, organe particulier situé or^airement au point de division de la trachée-artère.

29ri YOIX ET LANGAGE.

Sorm de Vorgane de la voir.

D*aprè8 ce qui a été dit sur les languettes et les tuyaux à anche on voit facilement quelles sont les conditions générales dans lesquelles les sons se produisent et se transforment. La production d'un son en général exige une certaine tension des cordes vocales et une certaine force dans le courant d'air dirigé sur elles ; cette force exige de son côté que la glotte soit rétrécie jusqu'à un certain point, comme elle §Bsi en effet, par la contraction des crico-aryténoîdiens latéraux oo des thyro-aryténoidiens. — La hauteur du son dépend de la longueur et de la tension des cordes vocales et de la force du souffle qui les frappe ; mais elle est indépendante de la forme de la glotte, bien que cdle-ci doive se rétrécir pour que le souffle devienne plus fort; elle est encore indépendante (dans le larynx) de la forme et de U longueur du tuyau à vent et du tuyau d'embouchure. Il résulte de li que la hauteur du ton s'élève : i<* avec l'accroissement de la tensioQ des cordes vocales et celle-ci est produite: «. par la contraction des çrico-thyroîdiens (sensible au dehors) laquelle tend les cordes; b. par une diminution dans la contraction des thyro-aryténoidiens, contraction par laquelle les cordes se détendent ; c. par un souffle plus fort. Pour qu'un souffle de la plus grande force soit possible, il faut que la glotte vocale atteigne les dernières limites de Tétroitesse et que même la glotte respiratoire soit rétrécie à l'extrême (par les aryténoidiens transverses et obliques). Quand il s'agit de parler au contraire, toute forte tension des cordes vocales exige un souffle plus fort ; la pression de l'air dans la trachée, que l'on peut déter miner manométriquement au moyen de fistules trachéales, augmente donc avec la hauteur du son. (Cagniard-Latour.) 2® La hauteur du son s*élève encore à mesure que diminue la longueur des parties vibrantes des cordes vocales, celles-ci à égalité de tension sont raccourcies : a, par certaines contractions partielles des thyroarytènoîdiens; b, par le rapprochement intime des arêtes antérieures internes des aryténoidiens, à la suite duquel les parties des cordes vocales, dans lesquelles se trouve le cartilage, sont dérobées à toute vibration ; c. des larynx de petite dimension comparativement, par exemple, ceux des femmes et des enfants donnent en général des sons plus élevés, à cause de la moindre largeur de leurs cordes vocales. L'observation a constaté toutes ces conclusions, elle enseigne de plus qu'à mesure que le son s'élève les cordes vocales supérieures se rapprochent de plus en plus (janfts cependant jusqu'à

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