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SONS DE LA VOIX

occlusion complète), et que répiglotte se place aussi de plus en plu$ sur l'entrée du larynx. En même temps celui-ci s'élève au-dessus de sa position ordinaire, soit par la contraction des muscles qui le relèvent, soit peut-être par la dilatation de la trachée en raison de la tension croissante de Tair qui s*y trouve enfermé. Malgré la simplicité apparente de ces rapports, le phénomène réel de la production des sons doit être extrêmement complexe. Dans une certaine position des cordes vocales, par exemple, un souffle plus fort devrait non^seulement renforcer, mais encore élever le son; or, du moment que nous pouvons soutenir le même son avec une force variable (piano et forte) une compensation constante des forces musculaires doit avoir lieu nécessairement.

On se sert des méthodes suivantes pour observer la formation de la voix : 1® Palpation et auscultation du larynx extérieurement; 2® Examen de Tintérieur de cet organe au moyen du laryngoscope. (Garcia, Tzermak, Tûrk.) Cet instrument consiste en un petit miroir (préalablement chauffé pour qu'il ne s'y dépose pas de buée) et qui doit être introduit dans la bouche ; on le fixe au moyen d'une tige au-dessus de l'eïitrée du larynx, devant le voile du palais repoussé en arriére, sous une inclinaison de 45''. Une lumière concentrée est projetée sur lui par un autre miroir pourvu d'une ouverture et placé devant la bouche largement ouverte ; la langue est tendue en dehors, et Ton voit l'intérieur du larynx fortement éclairé ; 5® Examen du larynx d'animaux vivants, après qu'on l'a ouvert artificiellement par en haut ; 4"^ Expériences sur des larynx enlevés à des cadavres humains. (J. Mûller.) On imite les actions musculaires en fixant des fils aux points d'attache, en les conduisant sur des rouleaux dans la direction convenable et les chargeant de poids. On souffle au moyen d'un tube introduit dans la trachée, soit avec la bouche, soit avec un instrument construit exprès ; on mesure la pression en appliquant latéralement un manomètre au tuyau. Pour étudier l'influence du tuyau d'embouchure, on laisse les parties supérieures du larynx en communication avec des parties de la tête. Les essais faits avec des larynx sans vie donnent des résultats qui différent en quelques points encore inexpliqués de ceux qu'on obtient avec des larynx vivants. Cela provient probablement de ce qu'on ne connaît pas assez ces derniers; 5® Expériences faites avec des larynx artificiels (J. Mûller); elles embrassent tous les essais sur les tuyaux à anche en général.

Des sons d'une élévation plus grande que celle que peut atteindre la voix ordinaire, so&t possibles comme par exemple dans la voix

de famsei; c*est là une autre espèce de production de voix, appropriée à des tonalités plus élevées, et dont la différence avec la voix ordinaire n'est pas bien établie. Son timbre n'est pas non plus le même. On a observé qu'elle exige un élargissement de la glotte et un plus graild écartement des cordes vocales supérieures. Les uns prétendent à cette occasion que les cordes vocales rétrëcies ne vibrent que sur leurs bords (J. Mûller, Lehfeldt) ; les autres, au contraire, que ces cordes vibrent sur une plus grande largeur qne d'habitude (Garcia) ; enfin il est probable que les cordes Tocales sont fortement tendues, ce que semble prouver la sensation d'effets dans le larynx. En raison de la plus grande largeur de la glotte, l'air doit s'échapper avec plus de rapidité ; aussi le son de fausset ne peut-il être aussi longtemps soutenu que le son ordinaire. La résonnance ài tuyau à vent et du tuyau d'embouchure produit aus^i une différence entre les deux registres vocaux. (Voy. plus bas.)

Les deux opinions opposées à propos de la largeur de vibration des cordes proviennent de l'emploi de différentes méthodes; la première s'appuie sur des expériences faites sur un larynx excisé; la seconde sur l'examen du larynx vivant au moyen du laryngoscope. Dans tous les cas la voix de fausset n'est pas encore expliqué physiquement.

La forme et la longueur du tuyau à vent et du tuyau d'embouchure n*ont, comme on Ta déjà vu, aucune influence dans le larynx sur la hauteur du son ; leur résonnance, au contraire, peut changer le timbre de la voix, parce qu'il se produit en eux des tons accessoires qui renforcent certains sons partiels ; les voix de divers individus différent par là essentiellement. Par des changements de forme dans le tuyau d'embouchure on peut produire à volonté certains bruits et tons acC/Cssoires , qui sont d'une grande importance pour la parole. (Voy. plus bas). D'autres bruits insignifiants ou gênants proviennent d'une accumulation de mucus, etc. , dans diverses parties du tuyau ou même sur les cordes vocales. Dans les sons ordinaires, c'est le tuyau à vent qui résonne le plus, parce qu'il contient l'air comprimé par le resserrement de la glotte ; la trachée-arlére et les parois thoraciques résonnent aussi avec force et éprouvent une sorte de tremblement {fremitus pectoralis) ; cette voix ordinaire forte et pleine se nomme voix de poitrine. Dans les sons de fausset il n'y a aucune résonnance dans la poitrine à cause de la largeur de la glotte ; c'est la résonnance du tuyau d'embouchure et des cavités du nez et de li bouche qui prédomine ; aussi nomme-t-on la voix de fausset vaixdetêu.

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