ÉTATS DU NERF
également très-fine qui établissent les communications (intercentrales) des cellules ganglionnaires. (Chap. xiii.) L'épaisseur des fibres nerveuses dépend essentiellement de la présence ou de l'absence et en même temps de Tépaisseur de la partie médullaire qui semble servir à la nutrition du cylindre-axe.
Éléments chimiques du nerf.
Ces éléments sont encore, pour ainsi dire, complètement inconnus. Le cylindre-axe parait se rapprocher par ses propriétés des corps albuminoïdes. Dans la partie médullaire, on ne trouve point de graisse malgré son apparence graisseuse et sa manière de se comporter visà-vis des moyens de solution ; mais peut-être renferme-t-elle du protagone, bien qu*on ne Tait obtenu jusqu'ici que dans le cer\'eau. Les nerfs contiennent de la cholestérine et de la créâtine. Leur réaction, quand ils sont frais et à l'état de repos, est neutre. (Funke.)
États du nerf.
On peut distinguer dans le nerf comme dans le muscle : 1* l'éUt de repos ordinaire; 2"" l'état de dépérissement; S"" Tétat d'activité. A l'œil nu ces trois états ne se distinguent point l'un de l'autre, parce que le nerf n'éprouve aucun changement dans ses propriétés physiques.
Le nerf en repos.
Dans le nerf comme dans le muscle il se fait, même pendant k repos, une certaine circulation matérielle, bien qu'on n'ait constaté jusqu'ici ni absorption d'oxygène, ni formation d'acide carbonique. Ce qui permet de l'affirmer, c'est que : 1<* le nerf contient des prin* cipes spécifiques, des éléments différents de ceux du sang; S* qu'à l'état de repos il s'y dégage des forces.
Le nerf au repos possède un courant nerveux dont les lois sont les mêmes que celles des courants musculaires : 1"^ chaque point de II section longitudinale naturelle (ou artificielle) est positif vis-à^vis de chaque point de la section transversale artificielle (la section transversale naturelle du nerf n'est point accessible, comme on le comprend facilement); 2^ chaque point de la section longitudinale proche de l'équateur est positif vis^à-vis d'un autre point plus éloigné. (Les
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courants de la section transversale, bien qu'ils existent indubitablement, n'ont pas encore été perçus à cause de leur faiblesse.)
La circulation matérielle dans les nerfs doit être dans tous les cas très-faible, puisque les nerfs possédant peu de vaisseaux sanguins.
Dépérissement du nerf.
Le dépérissement du nerf ne se reconnaît pas comme celui du muscle par une coagulation facile à constater ; il ne se reconnaît qu'à la cessation du courant nerveux et à la perte de l'excitabilité, ainsi qu'à la réaction acide. (Funke.) Le nerf mort tombe en putréfaction conrme le muscle, si on ne le fait pas d'abord sécher.
État actif.
L'activité du nerf est éveillée comme celle du muscle par une force de dégagement, par un excitant, et cette faculté se nomme aussi chez lui excitabilité.
Les rapports de cette faculté avec les excitants qui la mettent en jeu s'accordent en beaucoup de points avec ceux qui ont été mentionnés déjà pour les muscles.
Excitabilité.
I/excitabilité dépend de la composition normale du nerf, et comme celle-ci n'est connue que très-superficiellement, on doit se contenter d'établir quelles sont les influences connues qui augmentent Texcitabilité, la diminuent ou la détruisent. Voici ce que l'on sait sous ce rapport : l"" Si un nerf n'est plus lié à un organe contrai vivant (s'il en est séparé par une section, ou que cet organe soit mort), son excitabilité augmente d'abord beaucoup, puis diminue et s'éteint. Quand on pratique sur unj[ierf une section transversale, Tensemble de ces phénomènes a une marche plus rapide (Rosenthal) ; il en est de même dans les parties du nerf les plus proches du centre. (Loi de Ritter-Valli.) Si un nerf est séparé de son centre, mais reste dans le corps, il subit peu à peu une altération de ses éléments, que Ton n appelée a dégénérescence graisseuse. > 2® Un repos absolu du nerf fînit par amener une diminution ou la perte complète de rexcitabilitê et par suite la dégénérescence graisseuse (lorsqu'un nerf sensilîf est coupé, les deux bouts s'altèrent, le bout périphérique parce qu'il est