‹ Èléments de physiologieChapitre 13 sur 190 · G,II,)0(€,H,0) + NO,(ÔH) = (G,H,)0(N©,) -4- €.H,0(OU · texte numérisé non relu

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Éther acétique. Acide nitrique. Éther nitrique. Acide acétique.

± (t,H,)0(NO,) ■+- 11,0 = NO,((}FI) + (CS,W

Éther nitrique. Eau. Acide nitrique. Alcool.

U est possible que de leur côté les ierments agissent de la même manière et qu'ils

OBJET m LA CIRCUUTION MATÉRIELLE. SI

mais les ferments organiques les mieux connus n*ont aucune des propriétés de ces derniers.

L'organisme contient :

Jk. Dans la salive, le suc pancréatique et le foie des ferments saccharigèneê qui transforment en sucre, par absorption deH,0, l'amidon, le glycogéncy ^c. ;

m. Dans le suc pancréatique, des ferments qui décomposent, par absorption de H,0, les graisses neutres en glycérine et en acides gras libres ;

C. Dans les sucs gastrique, pancréatique et intestinal, des ferments qui transforment les corps albumineux coagulés en dissolutions pepUh niques ou en dissolutions semblables;

m. Des corps plus complexes que les corps albumineux. Cette complexité ne peut être affirmée avec certitude que des corps qui, par décomposition, donnent des corps albumineux. — Le plus important d'entre eux est : Yhœmoglohine (haematoglobuline, hasmatocnstalline) €:68,8,—H:9,l,—N:20,5,—F«:0,5,—O:0,9p. 100), le principe colorant rouge des corpuscides du sang, contenu aussi dans le sérum et les muscles, cristallisable sous des formes différentes dans la plupart des espèces du sang, dichroUique vert en couches minces, rouge en couches plus épaisses, faiblement soluble dans l'eau. Elle se décompose facilement en un principe colorant, Thématine, et en un corps albumineux voisin en apparence de la globuline (mais qui n'est point dissous comme celle-ci par l'oxygène). Cette décomposition s'effectue sous Tinfluence de toule action qui coagule ou précipite l'albumine (chaleur, alcool, acides minéraux), de plus par tous les acides même les plus faibles (même par l'acide carbonique en présence de beaucoup d'eau, enfin par les alcalis).

lia principale propriété de rhœmoglobine est sa faculté d'absorber chimiquement plusieurs gaz, oxygène, oxyde-de carbone, oxyde d'azote, dans les mômes rapports de volume (1 gramme d'hsemoglobine absorbe 1,2 — 1,3 centigrammes de gaz à zéro et par une pression de 1 mètre). Ces combinaisons sont cristallisables, moins solubles que l'haemoglobine pure et non dichroîques; leurs dissolutions sont rouge clair.

La moins stable et la plus importante physiologiquement de ses

forment, avec les radicaux de la combinaison étlicrifomic, une combinaison pareille qui se décompose immédiatement par absorption d'eau, de telle sorte que le ferment, de même que l'acide minéral, devienne libre pour une action nouvelle. H.

combinaisons est celle avec l'oxygène, d'où celui-ci est chassé par les mêmes moyens qu*un simple gaz absorbé. Cet oxygène est également enlevé par les substances réductrices, sulfure d'ammonium, dissolutions oxydulées, oxyde d'azote, limaille de fer. La combinaison avec l'oxyde de carbone est plus stable, celle avec l'oxyde d'azote encore davantage, de sorte que l'oxygène peut être chassé par l'oxyde de carbone, celui-ci par l'oxyde d'azote, mais l'inverse n'a pas lieu.

L'hsemoglobine qui ne contient pas de gaz montre dans l'analyse spectrale une raie d'absorption verte. L'haemoglobine gazeuse, au contraire, montre deux raies également vertes dont la position est un peu différente dans les trois gaz. — La place de la première raie est à peu près intermédiaire entre les raies des deux autres.

D'autres corps de composition plus complexe que celle des corps albuminoldes n'ont pas encore été obtenus purs. — Cependant il s'en trouve très-probablement un de cette espèce dans les muscles, et son produit de décomposition est la myosine. (Voy. chap. x.)

Dans les pages qui précèdent, nous avons mis en ordre, d'après les principes de la chimie, les substances qui se présentent dans l'organisme. La genèse de ces substances est le point de départ d'autres formes de groupement; mais ces nouvelles formes sont incomplètes en raison du peu de connaissance que nous avons encore des phénomènes chimiques organiques. La division la plus ordinaire des substances organiques se fonde sur ce fait que quelques-unes d'entre elles, et principalement les corps albuminoïdes, les hydrates de carbone et les graisses introduites dans le corps par la nutrition en forment ensuite toutes les parties constituantes. On désigne les modifications de ces substances jusqu'à leur transformation en éléments morphologiques sous le nom « d'assimilation » ou de « métamorphose progressive. • — Les autres modifications jusqu'à l'expulsion au dehors portent le nom de « métamorphose régressive. » Si dans cette dernière le principal rôle est dû aux phénomènes d'oxydation qui décomposent les combinaisons complexes en combinaisons plus simples, lesquelles se résolvent à la fin en acide carbonique, eau, urée, acide sulfurique et acide phosphorique, les phénomènes de la métamorphose progressive (formation des corps albuminoïdes, de l'haemoglobine, du protagon, etc.) sont encore complètement incompréhensibles, et il est probable qu'ils donnent lieu à un grand nombre de synthèses.

oucr M u cnoruTio!! iatùuelle.

APPENDICE

ELEMENTS 0CCASIO>XEtS DC COtFS

Outre les élêiiients des corps réguliers cités précédemment, on en troure constamment d'autres, et en grand nombre, que Ton nomme occasionnels pour les distinguer des premiers. On ne peut savoir o friori si les éléments essentiels sont remplaçables par d'autres siib> stances, parce qu^on ignore complètement les propriétés qui les itndent capables de s*adapter à l'organisme. U n'est pas douteux que dans l'organisme comme partout ailleurs toute substance ne puisse être remplacée par une autre possédant des propriétés correspondant aux siennes; mais il est invraisemblable qu*il en soit ainsi pour les éléments organiques complexes, tels que les corps albuininoîdos^ par exemple. On peut l'admettre cependant pour b^ éléments des corps dont Timportance est surtout mécanique, tels que les sels calcaires qui forment les os.

Certains faits toxicologiques donneraient à penser que les sols calcaires qui composent les os peuvent être remplacés en partie par des substances isomorphes, par exemple les sels de phosphore ^>ar des sels d'arsenic, les sels calcaires par dos sols de plomb. Il est possible que la présence fré<iuente do métaux étrangers dans dos tissus d'apparence normale (plomb, cuivre) soit également explicable par des c pseudomorphoses § de ce goirn^.

Il est certain qu'avec les aliments il s'introduit sans cosse dos substances qui ne peuvent se substituer à aucun élément ossontiol du corps et qui cependant passent dans la circulation niatériello ; ce sont elles qu'on nomme éléments occasionnels. En général, elles sont expulsées au bout de peu de temps; mais pondant leur séjour elles subissent en grande partie, autant qu'elle leur est accessible, l'influence de l'oxydation du corps et peuvent ainsi produire un travail, former de la chaleur, par exemple. Ces éléments occasionnels sont, pour des raisons faciles a deviner, plus faciles à suivre dans leur route à tra\ers le corps et dans leurs modifications que les éléments essentiels, circonstance que Ton met à profit pour en tirer des conséquences qui sont valables pour les phénomènes de circulation ma-

térielle accomplis normalement. Parmi les substances organiques, celles qui sont excrétées complètement et en grande partie sans altération, sont la plupart des acides organiques libres, beaucoup d'alcaloïdes et presque tous les principes colorants et odorants. Les acides de la série oxalique (voy. plus haut) et leurs dérivés, par exemple : Toxyde malique (oxysuccinique), l'acide tartrique (dioxysuccinique), et d autres acides végétaux, s'ils sont introduits dans le corps avec des sels alcalins neutres, subissent une combustion complète et sont expulsés sous forme de carbonates alcalins. Les éthers et les alcools sont de même complètement brûlés ainsi que les différents sucres. Dans les combinaisons sucrées (glucosides), le sucre est séparé, puis brûlé; c'est ainsi qu'on retrouve dans l'urine, sous forme d'acide gailique, son glucoside, l'acide tannique. Les acides aromatiques dans lesquels un atome de € seulement est entré dans la benzine (acides benzoîque, salicylique, elc. (voy. plus haut), ainsi que leurs aldéhydes et leurs alcools (huile d'amandes améres, aldéhyde de l'acide benzoîque), se montrent dans l'urine conjugués avec la glycine, comme acides hippuriques, de telle sorte cependant que les éléments substitués dans la benzine (0H,Cl,Br,NO,.NH,) y sont conservés.

L'acide benzoîque donne ainsi Thuile d'amandes améres, l'acide chinique (acide benzoîque oxydé), l'acide canellique, l'acide hippurique);— l'acide chlorobenzoîque donne l'acide chlorohippurique ; — l'acide nilrobenzoïque, l'acide nitrohippurique ; — de même l'acide salicyluriquc (oxyhippurique) provient de l'acide salicylique (oxybenzoîque) ainsi que de son alcool, la saligénine, et de son glucoside, la salicine, etc., etc.

Diverses matières peuvent pénétrer dans l'organisme et le parcourir sans prendre part à la circulation matérielle. Ainsi s'explique par la poussière de sable introduite par la respiration, l'acide silicique contenu dans la cendre des poumons et dans les glandes bronchiques.

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