CONSTRUCTION DE L'IMAGE
Bbres radiaires et circulaires. Les premières, qui forment la masse principale, partent du point où la membrane de Descemet passe de la comèe à l'iris (ligament pectine de Tiris), et s'attachent aux procès dliaires de la choroïde ; les fibres circulaires, situées à l'intérieur des premières dans la partie la plus en avant du muscle, entourent le bord da cristallin. Les fibres radiaires tirent en avant le bord antérieur de la choroïde, celle-ci se trouve par cela même tendue Comme une bourse autour du corps vitré qui de son côté presse le cristallin en avant. Celui-ci ne peut point faire place librement, car son bord est njiflnu ou môme tiré en arrière par le point d'origine antérieur des Ipres circulaires (le bord extérieur de l'iris est notanunent soudé à èe point et se trouve exactement devant le bord du cristallin). Il en résulte nécessairement que la surface antérieure du cristallin doit devenir convexe et la surface postérieure s'aplatir. Cet effet est encore augmenté par la contraction des fibres circulaires qui pressent le cristallin à partir du bord et augmentent la convexité da ses deux bces, de manière à le rendre plus épais. D'un autre côté, lazonuletle Cnn, doqt la tension au repos aplatit le cristallin en tirant son bord en dehors et en arrière, doit être relâchée par l'action des fibres radiaires , et il en résulte aussi un épaississement du cristallin. (HehnholU.)
L'iris participe également à Taccommodatioii positive, passivement d'une part, en ce sens qu'il acquiert plus de convexité à mesure que b face antérieure du cristallin devient plus convexe , car le bord pupUlaire de l'iris s'applique immédiatement sur la capsule du cristallin, et ce qui le prouve c'est qu'il ne projette point d'ombre sur lui ; activement d'autre part, en ce sens que la pupille se rétrécit. (Sur les mouvements de l'iris voy plus bas.) Ce dernier mouvement ne parait pas nécessaire à l'accommodation, car celle-ci est possible lors même que l'iris fait défaut ou se trouve scindé. Il peut être expliqué en ce sens que toutes les fois que le cristallin devient plus convexe, Taberration de sphéricité augmente et exige, par conséquent , qu'un plus grand nombre de rayons soit écarté et ne pénétre pas dans l'œil. Ce qui prouve encore que le rétrécissement de la pupille est indépendant de l'accommodation, c'est que celle-ci a lieu avant celui-lA. (Donders.)
Les fibres nerveuses pour l'appareil d'accommodation se trouvent dans les nerfs ciliaires dont l'excitation accommode l'œil pour de petites distances. (Vœlkers et llensen.) Elles proviennent très-probablement de l'oculo-moteur.
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La Qgure 39 repréeente une section du s^pnent antérieur de l'iril, accommodé à gauche pour de grandes distances , à droite pourdr petites (d'après Helmholtz).
Il pirtent de
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On manque de données qui soient d'accord sur la vitesse asseï faible avec laquelle s'effectue l'accommodation.
1! parait exister une connexion centrale encore peu étudiée entn les nerfs de l'appareil d'accommodation, l'iris et les muscles extérieurs de l'œil. C'est ce que semblent prouver : 1* l'action dt II pupille mentionnée plus baul; 2° le rétrécissement de la pupille rt l'accommodation involontaire pour de courles distances résultant de la rotation du bulbe vers le c4tè nasal (Czermack^l 5° la paralysie de h faculté d'accommodation par suite de l'aclion de l'atropine qui diltie la pupille et l'effet inverse produit par la fève de Cstalûr qui rétrécit la pupille et amène une accommodation tétanique de l'œil pour de petites distances.
La vue distincte est comprise pour chaque oeil entre certaines limites, dont l'une est le point le plus éloigné (punctum remotum) d'où l'image peut tomber exactement sur la l'étine et l'autre le poial le plus rapproché (punctum proximum). Pour l'œil normal, le point d'êloignement est à une distance infinie; le point de proximité, qui se rapprodic d'aulanl plus que l'appareil d'accommodation font tionnp mieux, est éloigné de l'œil de 8 à 10 centimètres.
Dans beaucoup d'yeux, dont la constitution est d'ailleurs normale, le foyer an repos ne se trouve pas, comme d'ordinaire, dans la rétine
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îmmétropie), mais devant (myopie) ou derrière (hypermétropie), par dite d'une courbure trop forte ou trop faible du cristallin (i). Le oint [d'éloignement des yeux myopes est extrêmement rapproché ; slui des yeux hypermétropes, au contraire, est plus qu'inflniment oigne, c'est-à-dire que pour voir distinctement des objets, même
une distance infinie, l'œil hypermétrope doit faire des mouvelents d'accommodation. Étant donnée une faculté d'accommodaon égale, le point de proximité doit évidemment être extraordinaireent proche pour l'œil myope et extraordinairement éloigné pour ■il hypermétrope. D'autres écarts de la règle peuvent également se Moire quand l'appareil d'accommodation est incomplet ; mais ièi n'a d'influence naturellement que sur le point de proximité. Des yeux anormaux doivent corriger, au moyen de verres de nettes, leur trop fort ou 'trop faible état de réfringence, c'est-à-dire trop grande ou trop petite convexité du cristallin. Ces verres doint naturellement être concaves pour les myopes et convexes pour I hypermétropes. Les autres défauts de l'appareil d'accommodation «nrent aussi être corrigés artificiellement. Le moyen le plus simple de déterminer la position du point de oximité et du point d'éloignement consiste à examiner à quelles stances l'œil peut voir distinctement un objet que Ton approche et re Ton éloigne, par exemple lire un écrit. Cette méthode est cepennt inexacte, parce que la diminution de l'angle visuel avec la disice rend les objets plus difficilement reconnaissables. Il vaut beauiqp mieux déterminer directement à quelle distance un objet proie sur la rétine une image claire et une image diffuse. L'expésice de Scheiner citée plus haut nous fournit le moyen le plus sim- )• Que l'on considère un objet, une tête d'épingle par exemple, par in ouvertures pratiquées Tune près de l'autre dans une carte, il rati simpUy d'après ce qui a été dit, dés que l'œil est exactement »nimodé pour lui, et dans le cas contraire double. Si Ton approe et éloigne successivement l'objet , l'espace dans lequel il est vu aple constitue le champ de la vue distincte. On se fonde là-dessus or fabriquer des appareils nommés optomètres, qui servent à faire
choix convenable entre différents verres de lunettes. Le plus Mndu, celui de Stampfer , emploie comme objet une fente éclairée Bt la distance de l'œil peut être modifiée à volonté et mesurée en
1) D'après Oondcrs, la myopie et rhypermélropieonl pour cause, en général, une &rence de longueur de Taxe oculaii-c, qui, dans les yeux myopes, est plus long, dans le» yeux liypcrmctropcs, plus court que dans les yeux emmétropes.— E. 0.
même temps. A mesure que Tâge augmente, déjà même à partir de la quiniiême année (Mac-Gillavry), la faculté d'accommodation pour li proximité décroît, probablement par suite de l'endurcâssonent du cristallin. (Donders.)
L*iris avec son ouverture centrale, la pupille, sert de diaphragnu contre les rayons qui pénétreraient par les bords (de même que les diaphragmes des instruments d'optique), mesure Ja quantité de lumière qui doit entrer dans Tœil, et favorise raccommodation. Lt largeur de la pupille dépend de Tétat de contraction des deux mur clés antagonistes de l'iris, le sphincter et le dilatateur de la pupille. Le premier forme une couche de fibres circulaires, le second a des fibres disposées en rayons ; celui-là dépend de roculo-moteur, oeliiici du sympathique. Si tous les deux ou leurs neris sont fortemem excités, le sphincter prédomine et la pupille se rétrécit. Ordinairement les deux nerfs sont dans un certain état d'excitation (iomm), car si l'on fait une section de l'un d'eux, le muscle gouyemè par l'atre prend la prédominance. La section du sympathique (au cou) fait rétrécir la pupille, celle du nerf oculo-moteur la fait dilater (1).
On a contesté récemment la présence d'un dilatateur chez les mmmifères (Grùnhagcn) ; mais toutes les données des anatomistes li confirment, et de plus elle parait démontrée soit par la dilatatioode
(1) Sans contester en aucune façon la présence dans l'iris de fibres musculiirai disposées en sens opposé, les unes circulaires et dont la contraction doit amener le rétrécissement de la pupille, et d'autres dirigées de la circonférence intene i la circonférence externe, et, par conséquent, dilatant la pupille par leur action: nous croyons que dans les phénomènes de resserrement et de dilatation de b pupille, il faut (paiement tenir coïnpte des -variations de circulation de cet orgaw- L'iris, en effet, est excessivement riche en vaisseaux çanguins et possède des artères hélicinos. Cette disposition anatomique l'a fait considéra comme un tif<Q rrectile par M. Rouget, qui a voulu expliquer le resserrement de Fins par une Ktase sanguine due à la compression d(*s veines par le muscle ciliaire. M. Charlf!' legros, dans son travail sur 1rs Tisstts àreriiUs, modifie cette opinion de la minière suivante qui nous parai! très-exacte : « Sans soutenir que l'iris soit èreclik il faut avouer que des capillaires assez volumineux, disposés en hélice, dans m organe aussi délicat, peuvent avoir concurremment avec les fibres mnsculaim une cciiaine influence sur les changements de diamètre de la pupille; maisii faut, iwur soutenir cette opinion, rejeter la compassion des veines par le niuA^ ciliaire. M. Th. Ix^l»er a monti'é par ses belles injections que les artères et non l« vriiHV Iravei-sent hî muscle de Briicke ; ce serait donc la contraction de a» unisrli" qui, oonipriinant les artères, amènerait la vacuité des capillaires, et. pjir suitt\ I» dilat;iti(>n de la pupille, tandis que le relâchement du muscle permettrait l'afllut i\\\ sing et une a)ngestion des vaisseaux , d'où turgescence et redressement ^fc^ capilbires, d'où rétrécissement de la pupille. » — E. 0.
1^ pupille après une excitation du sympathique, soit par cette circonstance qu'une excitation directe au bord de l'iris produit une dilatatUm locale. (Bemstein et Dogiel.)
Les fibres du sympathique qui dilatent la pupille ont leur origine dans une région étendue de la moelle épiniëre, qui porte le nom de centre dlio-spinal. (Budge.) Dans certains états d'excitation pathologique de cette région, la pupille est dilatée.
Les fibres dilatatrices parcourent dans la tête le trajet du Iriju- WÊesUf dont l'excitation dilate la pupille, et dont la section détruit l'influence de l'oLcitation du sympathique. Hais, comme après la •ection du sympathique la pupille ne se rétrécit pas autant qu'après laaectiondu trijumeau, ce dernier doit conduire encore des fibres dilatatrices particulières ; leur origine se trouve chez la grenouille dans la ganglion de Casser. (Œhl, Rosenthal, Hirschmann, S. Guttmann.)
Les mouvements de l'iris se manifestent principalement dans les cireonstances suivantes :
1 • L'irritation du nerf optique rétrécit la pupille par irritation rtflexe de Toculo-moteur. La pupille se rétrécit donc quand il entre la la lumière dans l'œil, et d'autant plus fortement, que la lumière Bsl plus intense, de sorte que sa distribution sur la rétine est jusqpfà un certain point régularisée. Le rétrécissement a également liflu quand on excite le tronc du nerf optique (Mago), et cesse après la aection de Toculo-moteur. L'irritation d'un nerf optique suffit pour nUrécir les deux pupilles, qui généralement sont à l'état normal laïqours également dilatées. (Donders.)
Même dans Tœil excité, il se fait un léger rétrécissement de la puliille, si on l'éclairé, et déjà même lorsque la lumière n'a atteint que riris. (Br4)wn-Séquard.) Ce fait n'est pas facile à compendre; peutêtre la lumière excite-t-elle directement le muscle.
8. La pupille se rétrécit quand l'œil s'accommode pour la proxi^ Biilé, et de même sous Tinfluence de poisons qui produisent une accommodation tétanique de ce genre. (Fève deCalabar.) Le rétrédisement s'effectue par Tirritation des nerfs rétrécisseurs de la pulâlle, et peut être considéré comme une espèce de mouvement coiieomitant (chap. xm^. Le rétrécissement (sous forme toxique), se fait plus tard et cesse plus rapidement que racconimodation, ce qui prouve qu'il ne dépend de celle-ci cpie dans une certaine mesure.
3. La rotation du bulbe en dedans produit aussi un rétrécissement de la pupille par une espèce de mouvement connexe, h la suite de l'irrilation de l'oculo-moteur. Comme les yeux, pendant le sommeil,