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MUSCLES DE L'ŒIL

Pour la position initiale choisie, il n*y a, comme on voit, aucun axe de rotation dans le plan équatorial de I*œil, autrement il devrait former un angle droit avec l'axe visuel. Les axes de rotation du dniil interne et du droit externe ne se trouvent que très-peu éloignés le Taxe vertical et ne font, en réalité, tourner la pupille qu'en dedans et en dehors. Ceux des deux obliques, au contraire, sont situés exactement dans lé plan horizontal, des deux côtés de Taxe visuel, chacun à une distance d'environ 50® de celui-ci, de sorte que le supérieur fait tourner la pupille en dedans et en hs^ » Tinférieur , ao contraire, en dehors et en haut. Les axes de roMSon du droit supérieur et du droit inférieur ^écartent passablement de l'axe transverse , de sorte que le premier fait tourner la pupille en haut et un peu en dedans, le second en bas et un peu en dehors.

Gomme les mouvements de rotation réels de l'œil s'effectuent autour de diamètres du plan équatorial (voy. plus haut), on voit de suite que, pour presque chaque mouvement, il faut le concours de plusieurs muscles. C'est, d'ailleurs, un fait constaté par des observations faites sur des yeux dont les muscles étaient en partie paralysés. L'étude et le calcul des effets musculaires qu'exige un mouvement déterminé sont extraordinairement compliqués, surtout en ce sens qu'avec le moindre changement de position une fois commencé l'axe de rotation d'un muscle devient tout autre, il est impossible ici d'entrer plus avant dans ce sujet.

Les nerfs qui régissent les mouvements du globe de l'œil sont : le moteur oculaire commun, le pathétique et le moteur oculaire externe. Ces nerfs, pourvus de nombreuses fibres, et dont les effets varient avec une très-grande rapidité, sont unis des deux côtés dans le cerveau mv un certain lien, de sorte que leurs mouvements se limitent réciproquemenl. Il en résulte que les seuls mouvements qui s'effectuent sont tels, que les deux axes visuels se trouvent dans le même plan (plan de mire), et que, prolongés, ils se coupent en un point (s'ils ne sont pas parallèles) ; ils ont conséquemment, tant que la tète reste droite, la même inclinaison sur l'horizon , car on peut se représenter les deux points de rotation comme fixes. De plus, leur inclinaison réciproque est limitée en ce sens qu'ils ne divergent que très-peu en avant, tandis qu'ils peuvent converger dans toute mesure permise par leur position. Le mécanisme de ces rapports, qui appartiennent à la catégorie des mouvements sympathiques, est complètement énigmatique. On désigne leurs perturbations sous le nom de strabisme.

HOROPTERE. 577

VISION BINOCULAIRE.

Dans la vue ordinaire les deux yeux agissent ensemble , el il en résulte les avantages suivants : 1° les défauts d'un œil sont corrigés par Tautre ; 2® la perception de l'espace est plus complète, parce que si l'on considère un objet de deux points de vue différents, au lieu de ne voir qu'une simple projection sur une surface, on arrive à saisir l'étendue dans la troisième dimension ; 3° on parvient à une estimation exacte de ta grandeur et de Téloignement des objets.

Vue simple.

Les objets paraissent simples en général, bien que nous les regardions avec les deux yeux ; cela ne peut provenir que de ce que la conscience transfère en un même lien de l'espace l'excitation de certains points concordants des deux rétines; en d'autres termes, de ce que les deux yeux ont un seul champ visuel commun, de sorte que les impressions lumineuses qui proviennent de l'excitation de deux points concordants apparaissent en une même place de ce champ visuel. Les points de ce genre sur la rétine se nomment points identiques ou coordonnes. Un objet que les deux yeux voient simple, quelle que soit leur position , doit donc projeter son image sur les deux rétines, de telle sorte que les deux points de l'image de chaque point de l'objet tombent sur deux points identiques de la rétine. Si l'un des deux yeux ou tous les deux tournent tant soit peu, il doit paraître une image double. (Voy. plus bas des détails plus précis sur Videntité.)

Position des points identiques. Horoptère.

Sur le rapport de position des points identiques, les lois suivantes s'aperçoivent du premier coup d'œil : — 1^ Puisque un objet fixé avec les deux yeux , un point C, par exemple (fig.41), dont les images tombent, par conséquent , sur les extrémités des lignes visuelles c et C|, parait simple, les deux extrémités des lignes visuelles c et Cy doivent être des points identiques.— 2<^Si l'on fixe maintenant le milieu C d*un objet qui paraît simple, la simple construction de la figure fait voir que, pour **"

tous les points de la moitié de droite d'une rétine, les points identiques se trouvent dans la moitié de droite de Tautre, et inverse-

378 HOROPTÈRE.

ment ; que, de plus , pour tous les points de la partie supérieure de la rétine d'un œil, les points identiques se trouvent aussi dans la partie supérieure de l'autre, et pour tous les points de la partie inférieure du premier, dans la partie inférieure du second. Si les cercles L et R

(fig. 42) sont les projections des deux rétines, les quadrants de même signe (a, a^, eie.) sont identiques. Les deux méridiens qui divisent ces quadrants identiques se nomment lignes de séparation (verticale et horizontale). — 3^ De là il résulte encore que les points correspondants des deux lignes verticales de séparation sont identiques, et de même ceux des deux lignes horizontales.

Si dans une certaine position des yeux on tire pour deux points identiques les rayons visuels qui leur appartiennent, et qu'on les prolonge au delà de Tœil jusqu'à ce qu'ils se coupent, les points d'intersection sont évidemment des points qui, dans cette position desyeui, paraissent simples. L'ensemble de tous les points dans l'espace, qui, pour une position des yeux déterminée, paraissent simples, se nomme Yhoroptère pour cette position. Si d'une façon quelconque on avaR déterminé complètement l'horoptère pour une position des yeux, le rapport do position des points identiques serait évidemment déterminé aussi, et l'on pourrait construire l'horoptère pour toute aulr position des yeux. Inversement l'on peut, quand on connaît le rapport de situation de ces points, en déduire l'horoptère pour une position des yeux quelconque. Pour ce qui est du rapport de situation des points, ce qu'il y a de plus simple à admettre, c'est que, si Ton <e représente les detix rétines posées Vune sur Vautre avec les lignes de séparation correspondantes^ tous les points de la rétine qui se couvrent sont des points identiques.

Ceci n'est point rigoureusement vrai, même en faisant abstraction de la forme de la rétine, qui n*est pas exactement sphérique et que l'on peut mettre de côté. (Voy. p. suiv., rem.) Les méridiens verticaux ne sont point complètement identiques et les vraies lignes verticales de séparation s'écartent d'eux quelque peu, vers le haut en dehors e vers le bas en dedans. L'axe vertical physiologique est par conséquen un peu incliné sur l'axe géométrique.

De ce qui précède on déduit l'horoptère mathématiquement ou géométriquement. Les résultats du calcul sont confirmés par des expériences et celles-ci indiquent en même temps si l'on a donné avec exactitude le rapport de position des points identiques.

HOROPTÈRE. 570

Une déduction générale de Thoroptére peut s'effectuer de la manière suivante (Helmholtz) : Chaque point de la rétine peut être conâdérè conune point d'intersection d'un méridien et d'un cercle parallèle (cercles concentriques autour de la fovea centrcUis ou pôle de la sphère de la rétine). On calcule donc : 1* ïhoroptère méridien, c'està-dire l'ensemble des lignes d'intersection de deux surfaces, presque planes, passant par des méridiens identiques et les points nodaux ; 2* Yhoroptère circulaire , c'est-à-dire l'ensemble des intersections de deux surfaces coniques passant par des cercles parallèles identiques et les points nodaux; 5^ l'horoptère cherché, c'est-à-dire celui des points identiques, est évidemment l'intersection de l'horoptère méridien et de l'horoptère circulaire.

Une seconde méthode de déduction (Hering, Helmholtz) considère chaque point de la rétine comme donné par son anyle de hauteur, c'est-à-dire sa distance angulaire de la ligne de séparation horizontale, et par son angle de largeur, c'est-à-dire sa distance angulaire de la ligne de séparation verticale. Si maintenant on fait passer un plan dans les deux yeux par tous les points qui se trouvent à une même distance angulaire du méridien horizontal, et qu'on cherche la ligne d'intersection des deux plans, l'ensemble de toutes les lignes d'intersection est l'horoptère horizontal ou Vharoptère des sections transverses; on obtient d'une manière analogue l'horoptère vertical ou Vharoptère des sections longitudinales, et l'intersection des deux horoptéres est Vhoroptère des points, c'est-à-dire celui que l'on cherche.

Les deux méthodes, bien employées, donnent naturellement des résultats égaux. Chacune d'elles présente un intérêt particulier parce que non-seulement Vhoroptère des points, mais encore Vhoroptère des Ugnes, duquel on déduit le premier, ont tous deux de l'importance. Cela est vrai, surtout pour Vhoroptère méridien mentionné plus haut. Une ligne droite que l'on fixe dans un point se peint évidemment dans un méridien de la rétine. Si donc une ligne se peint sur deux méridiens identiques, elle doit paraître simple lors même que ses points pris séparément ne tombent pas sur des points identiques, car

les images doubles se couvrent alors dans le

champ visuel commun comme les lignes A B et '^ ^ s /

a b dans la figure 43. L'horoptère méridien ou ^^' ^'

la surface normale (de Recklinghausen) possède donc cette prc»priété que toutes les lignes droites y paraissent simples , mais non tous les poiiiis qui s'y trouvent.

Au point de vue pratique la seconde des méthodes indiquées est

380 HOROPTÈRE.

la plus avantageuse, principalement parce qu'elle permet de tenir compte de l'écart du méridien vertical physiologique. Comme un examen approfondi du difficile problème des horoptères dépasserait les bornes de ce traité, au lieu de donner les résultats de tous les calculs, nous nous contenterons de faire connaître les déterminations horoptériques que de simples considérations géométriques peuvent faire saisir facilement.

i . Dans la position primaire, et dans les posUimu $econdaire$ quand les axes visueh sont parallèles et dirigés en avant, rhoroptère est un plan parallèle au plan de mire, qui passe par le point d'intersection des deux axes verticaux. Mais, comme il s'agit ici des axes verticaux physiologiques dont le point d'intersection se trouve environ à 5 pieds auHiessous de la ligne de mire, le plan de l'horoptére, qui autrement devrait être infiniment éloigné en dessous, passe seulement à 5 pieds environ au-dessous du plan de mire. Si donc le regard est dirigé horizontalement vers le lointain infini, le sol est alors la surface horoptèrique, ce qui pour la vue, dans cette position, est d'une grande importance. (Helmholtz.)

2. Dans les positions secondaires symétriques quand les axes visuels sont convergents, il faut d'abord déterminer deux lignes de l'horoptère, notamment celle qui correspond aux points identiques des lignes de séparation horizontales, et celle qui correspond aux points identiques des lignes de séparation verticales (une section transversale

, ^ formée par le plan de mire et une section mé-

^ xTTx /'XTy^^ diane de l'horoptére) . — a. La section trans- /\^ \ — L.Jw^ ) versale de l'horoptére, en supposant que les

rétines aient une courbure sphérique (i), doit évidemment être un cercle (J. Mûlier) ; I dans la figure 44 les deux sections transverses des yeux passent par les lignes de séparation horizontales, la section transver- ^^^^^^^ sale de l'horoptére doit donc se trouver

^ dans le plan du papier (plan de mire), c et c,

sont les extrémités des axes visuels, G le point fixé. Si maintenant Ton cherche pour deux points de la ligne de séparation horizontale, par exemple a et h, les points identiques sur

(1) On peut négliger la forme de la rétine, si, su lieu de points identiques, od admet des lignes de direction identiques, et si au lieu de la coïncidillee des points identiques on suppose avec autant de raison que les lignes de direction identiques des deux yeux coïncident dans leur position. On arrive ainsi aux mAmes résultats. H-

UOROPTËUE.

l'autre côté, ils doivent évidemment : 1° se trouver dans le quadrant de même nom, c'est-à-dire d'un même côté de l'extrémité de Taxe visuel ; 3® être également éloignés de celles-ci ; ils se trouvent par conséquent en ai et ^j. Les rayons visuels qui leur appartiennent se coupent aux points A et B qui sont ainsi des points de la ligne horoptérique cherchée. On voit aussi immédiatement par la simple rotation des angles aux points nodaux k et k^, que les angles en A, B, C sont tous égaux entre eux. Comme ils partent tous des points communs K et K| ils doivent être tous des angles périphériques d'un cercle H H passant par k et k^^. C'est là la ligne horoptérique transversale cherchée, car les rayons visuels de tous les autres points identiques de lignes de séparation horizontale doivent s'y couper. — b.La section médiane de Thoroptère est au contraire une ligne droite, perpendiculaire au point de mire, inclinée par conséquent sur Thorizon, c'està-dire celle dans laquelle se coupent les deux plans qui passent par les lignes de séparation verticales. On voit cela très-facilement si l'on dessine la figure 45 sur un morceau de papier et qu'on brise celuici le long de la ligne H H, de telle sorte que les deux côtés convergent en avant. Les deux sections des yeux passent en effet par les lignes de séparation verticales de manière que les deux plans convergents qui se coupent en H H sont ceux des méridiens verticaux ; on voit de plus au premier coup d'œil

que les rayons visuels de tous les points des lignes de séparation qui sont également éloignés de l'extrémité c, c^ de l'axe visuel, par exemple a et a^y b et b^ se rencontrent en de» points de la ligne d'intersection H H, que celle-ci par conséquent représente la Ûgûe horoptérique médiane (1).— L'horoptère pour les positions secondaires convergentes se borne aux deux hgnes qui viennent d'être nommées.

(l) On obtient un pelit appareil trés-instructif si l'on dessine lei deux figures 44 et 45 sur du papier-carte (le rayon des yeux et la distance du point fixé C étant les mêmes sur toutes deux), et si par des fentes on introduit la seconde figure découpée sur la première. On a alors les deux lignes de séparation et les parties de l'horoptère qui leur correspondent.

En réalité It^gne horoptérique médiane n'est pas exactement perpendiculaire au plan de mire» parce que les Yraies lignes verticales de séparation ne sont point verticales par rapport à celui-ci. — H.

Fig. 45.

HOROITÈRK.

3. Dans les positions tertiaires (symétriques) , les lignes verticales de séparation aussi bien que les lignes horizontales de séparation des deux yeux forment entre elles un angle. Si maintenant : — a. on fût passer un plan par chaque ligne de séparation verticale, les deux plans se coupent en une ligne droite inclinée sur le plan de mire (plus prés des yeux en haut dans les positions tertiaires avec inclinaison vers le haui, plus prés des yeux en bas dans les positions ter tiaires avec inclinaison vers le bas, — le tout calculé à partir de li position primaire). Cette ligne inclinée, aussi bien que la position

inclinée des lignes verticales de séparation, est mise sous les veoi dans la figure 46, que l'on doit reproduire sur un morceau de papier, comme la figure 45, et brisa* en HH.

Dans le modèle découpé, c C tf est le plan de mire et H H la ligne d'intersection inclinée vers lui des deoi plans de séparation, comme dans la figure 45. On voit mainteottit que les rayons visuels de tous les points identiques situés dans les lignes de séparation verticale, par exemple a eia^yb et b^y se coupent aussi en H H, que cette ligne représente par conséquent l'horoptère des lignes de séparation verticale. — 6. Si Ton fait passer aussi des plans par les lignes horizontales de séparttion, ils se coupent aussi en une ligne. Les rayons visuels de points identiques des lignes horizontales de séparation, s'ils se coupent, ne pourraient donc se couper que sur cette ligne. Mais si Yùn tire d'un point quelconque de cette dernière deux rayons visuels, ces rayons se rencontrent, comme on le voit facilement, sur des quadrants <ytnétrifUes et non sur des quadranti identiques des cercles verticaux de séparation. De cela il résulte que les rayons visuels de points identiques des lignes horizontales de séparation ne se coupent pas en général dans les positions tertiaires^ et que pour eux, par conséquent, il n'y a point d'horoptére. Outre la ligne médiane, l'horoptère ne comprend en général pour les positions tertiaires qu'une autre ligne de double courbure passant par le point fixé, et dont la déduction ne peut être donnée ici.

11 n'a été question jusqu'ici que de positions symétriques des yeai. 11 serait trop long d'examiner en détail chacune des autres dans

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lesquelles le point tixû av trouve â inégole distance des points nodaux Mentionnons seulement qu'il est des positions pour lesquelles le point fixé Tornie seul l'horoplêre.

Outre l'horoptère des points considéré jusqu'à présent, l'Iioroptére des méridiens, ou la surface normale dont les propriétés ont déjà été indiquées, mérite une attention spéciale. Cette surface dans les posilions secondaires convergenles est un plan perpendiculaire au plan de mire dans le point lixë ; dans tes positions tertiaires symétriques, elle est un double cùne oblique dont le point fixe forme le sommet. De ta première propriété il résulte cette conséquence importante, que dons tout plan situé devant l'œil, en supposant qu'il soit considéré dans une position secondaire, comme c'est ordinairement le cas, chaque ligne droite doit paraître simple dès qu'un de ses points est saisi par l'œil. — 11 a été constaté par des eipériences que toutes les lignes droites situées dans la surface normale, et rien qu'elles, paraissent perpendiculaires au plan médian, même dans les positions tertiaires où leur direction réelle est tout autre. Si l'on considère «m effet une étoile formée de fils dont les rayons se trouvent dans un plan, en fixant son centre, elle paraîtra plane dans les positions secondaires seulement, courbée dans les positions tertiaires et ses rayons s'écartent alors du pl<m en apparence daiLs une direction opposée à celle de la surface normale ; l'étoile ne parait plane dans une position tertiaire, que si on lui donne artificiellement une courbure correspondante à la surface normale. — D'auUvs expériences montrent qrie chaque point brillant dont Véloignenient ne peut être estimé par d'autres moyens (voy. plus bnsl est projeté sur la ligne de direction dans la surface normale. Cette surface paraît donc être très-familière à nos yeux, et très-problablement elle joue aussi un grand rdle dann la \ue des objets à trois dimensions, car la position de loul point qui ne se trouve pas en elle est mesurée d'après elle.

Pour expliquer ces rapports des pointa identiques on pounail admettre que les fibres du nerf optique qui leur appartiemient sont liées dans l'organe central d'une ^al,^on particulière, de sorte que leur excitation n'apporte qu'une seule impression à la conscience, ou du moins que les deux impressions soient transférées en un seul et même lieu de 1 espace, notamment au point d'intersection de leurs deux rayons visuels. On interprète dans ce sens l'action des fibres du nerf optique dans le cktasma nerrorum opticontm. Il est très-vraisemblable qu'il s'effectue ici un croisement de la moitié des fibres, d'un cOtè A l'autre, de sorte que chaque tronc du nerf optique se corn-

5*4 nOROWÈRE. * ♦

pose pour une moitié des fibres du tractus i^dicus (bandelette optique) d'un c6té , pour l'autre moitié des fibres du tradus cjMcus de Tautre côté, et chaque tractus doit fournir des fibres aux deux moitiés * ' htfmonymes et identiques de la rétine, limitées par la ligne de séparation verticale. Ce qui semble le confirmer, ce senties cas d*fmiapie homonyme, dans lesquels, sur les deux yeux, la mœtié droite ou la moitié gauche de chaque rétine a perdu sa sensibilité ; on doit admettre ici que les fibres ou les organes centraux d'un tractuM q^tiau sont incapables de fonctionner. (De Grsfe.) 11 est encore doutem, cependant , que cette idée d'une union anatomique des points identiques puisse se justifier, parce que l'identité ne doit pas être prise ao sens absolu (voy. plus bas i propos de la stéréoscopie) , mais considérée peut-être comme quelque ch«ii d'acquis par l'habitude. ïk plus, en aucim cas l'unioâ.anilomiqiit 4fi^ deux points identiques ne peut être constituée de teUê mrltrqiierexalHIfpn des deux points ne produise quune sensatioo ufliqiit? (M.-tffel^: les phénomènes de la vision stéréoscopique avec un èelairige Momentané et l'éclat stéréoscopique(voy. plus bas) montrent ^pTil m peMn'agir que d'une fusion de deux sensations diitinctes.

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