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GLOBULES ROUGES

troiwe en eux ni membrane ni noyau, de sorte qu'on ne peut les considérer comme des cellules.

Les globules du sang des mammifères sont semblables à ceux de rhonune, à Texception du chameau et du paca qui les ont elliptiques;

ceux des oiseaux sont elliptiques et biconvexes ; ceux des amphibies

elliptiques, plats et très-larges (jusqu'à j^ de millimètre de dia-

mètre chez le protée); ceujr des poissons sont généralement elliptiques, à Texception des poissons cyclostomes qui les ont ronds. Les globules des oiseaux, des amphibies et des poissons ont des noyaux. Chez les invertébrés on ne trouve que dans quelques classes des globules rouges. Presque tous, de même que, parmi les vertébrés, Tamphioxus lanceolatus, ont un sang incolore ou jaunâtre avec des globules incolores de formes diverses. Cependant quelques-uns ont aussi un sang rouge avec des principes colorants semblables à ceux des animaux vertébrés.

Le poids spécifique des globules est plus grand que celui du plasma ; car ils se déposent lentement au fond d'un vase contenant du sang en repos. Ils se réunissent facilement, quand le sang n'est pas agité, en colonnes semblables à des rouleaux de monnaie. — La cause de ce phénomène n'est point connue.

La présence des globules rouges n'est pas seulement la cause de la couleur du sang, mais encore de son opacité ; si on les décolore et qu*on dissolve le principe colorant dans le liquide (voy. plus bas), le sang restant rouge devient transparent par couches minces (« couleur de laque » Rollett), mais en même temps plus sombre, parce que la réflexion ne se fait plus sur le miroir concave, pour ainsi dire, des globules rouges. Tout au contraire, le sang devient rouge vif quand les globules se rétrécissent sous Taction des sels, parce que la lumière réfléchie s'y concentre davantage (i).

(1) 11 importe de savoir, dit N.Hobin {Traité des Humeurs), que, soiis le microscope, ce n'est pas la couleur qui lëra distinguer les globules du sang, mais seulement leur forme et leur structure vus à l'aide de la lumière transmise par transparence. Comme tous les objets qu'on cxaniiiie à un pouvoir amplifiant un peu considérable, les hématies (globules rouges) n'ont plus qu'une teinte jaune rose pâle, qui ne rappelle nullement la belle teinte rouge qu'offrent les globules en suspension dans le sang. Cette particularité est toujours constatée avec surprise par les personnes qui observent pour la première fois des éléments du sang. Elle tient à ce qu'il arrive pour les hématies ce qui se présenterait pour une lame de verre rouge réduite à une pellicule très-mince que l'on placei*aii enti*e l'œil et la lumière; la couleur serait à peine sensible, et pour l'apercevoir il faudrait mettre plusieurs de ces lamelles les unes sur les autres.

Observés sous le microscope, à l'aide de la lumière renvoyée obliquement sur eux

On sépare par une foule de moyens le principe colorant rouge des globules du sang; dans ce cas, il se dissout dans le liquide et le teint en rouge, et le sang devient couleur de laque. En môme temps les globules se gonflent constamment à partir du bord et finissent par devenir sphériques; le reste du globule, sphérique lui-même, décoloré, trés-pâle se nomme le « stroma. » (Rollett.) Les moyens dont nous avons parlé consistent à étendre le sang avec de l'eau, à le faire geler et dégeler, à y faire passer des décharges électriques (Rollett), à le traiter par Téther (Wittich), par le chloroforme (Bôttcher), par de petites quantités d'alcool (Rollett), par le sulfure de carbone. (L. Hermann.) A part ce dernier ii(|fiycn, tous ont pour effet de dissoudre après la décoloration le stroma lui-même dans le plasma, et cette dissolution laisse parfois un petit noyau glutineux.

Les éléments chimiques qui composent les globules rouges, sont :

i* L'haemoglobine (voy. plus haut, p. 57) unie en partie à Toxygéne principalement dans le sang artériel. On ne sait pas si elle est imprégnée mécaniquement dans la partie décolorée du globule (stroma), comme le sont, par exemple, les principes colorants dans les tissus bien teints ou s'il y a une combinaison chimique.

Les cristaux de l'haemoglobine, nommés aussi cristaux du sang (le plus souvent rhombo-prisma tiques, plus rarement rhombo-télraédriques, comme chez le cochon d'Inde) , s'obtiennent par la destruction des globules du sang (au moyen de l'eau, de Téther, de l'alcool, etc.) et par l'évaporation ou le refroidissement du liquide devenu ensuite complètement couleur de laque. Le sang de l'homme, du chien, du cheval, du cochon d'Inde, des oiseaux, cristallise facilement; celui des bceufs et des porcs peu ou point du tout.

Comme l'haemoglobine est le principal principe colorant du sang, cehii-ci en montre toutes les propriétés optiques, soit en couches minces, soit en dissolutions. Dépouillé de son oxygène par des moyens de réduction ou par l'oxyde de carbone, il se comporte exactement comme une dissolution d'hœmoglobine. Sous l'action de la chaleur, de l'alcool, des acides (même de l'acide carbonique en présence de beaucoup d'eau), l'hémoglobine est décomposée et il se forme de

au moyen d'un prisme ou d'un miroir disposé à cet effet, de manière que fort peu de rayons les traverse « les globules du sang offrent une teinte d'un blanc d'argent mat tout particulier. Cette teinte ne passe au gris ro$é que du c6té des globules qui n'est pas éclairé et qui est tourné du côté de l'ombre que projettent chacun d'eux. Cette teinte paiticulière, mise en relief par l'ombre des globules dont la partie éclairée se présente en saillie à l'observateur, fait de ce mode d'examen un dea plus curieux spectacles qu'on puisse voir sous le microscope. E. 0.

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