GLOBULES BLANCS
l'albumine et de rtisematine. Cette dernière, quand elle est obtenue en cristaux (haemine) peut servir à faire reconnaître les plus petites quantités de sang. Le sang qui se décompose spontanément dans l'organisme forme au moyen de Thaemoglobine un autre principe colorant (bilirubine ou haematoîdine).
2® De petites quantités de substances solubles dans l'éther : graisses, savons, cholestérine, protagon et ses produits de décomposition* (glycérine phosphorique), etc.
En présence de leau, de l'éther, du chloroforme, etc., le stroma des globules du sang se comporte presque comme le protagon ; il est possible que celui-ci en soit la yi;incipale partie constituante. (L. Herroann.)
S"" Des sels, principalement des combinaisons de potasse et d'acide phosphorique.
i^" De l'eau.
Globules blancs du sang.
Les globules blancs sont des cellules rondes, à noyaux, avec une surface un peu granuleuse, et dépassant en grosseur les globules rouges. Les globules blancs ont généralement de 8 à 9 millièmes de millimètre de diamètre, c'est-à-dire qu'il dépasse do i à 5 millièmes de millimètre celui des globules rouges.
Ils montrent la plus grande ressemblance avec les cellules de la lymphe d'où ils proviennent d'ailleurs. (Voy. chap. iv.) Ces cellules, sans membrane, possèdent à la température du corps des mouvements assez prononcés. Elles envoient constamment des expansions sarcodiques, ce qui permet à des granules étrangers de pénétrer dans leur intérieur. Leur constitution chimique n'est pas bien connue ; on présume, qu'à part le principe colorant, elle est la même à peu près que celle des globules rouges. Beaucoup de raisons font croire aussi que les globules blancs donnent naissance aux globules rouges (chap. vi); on trouve, en effet, des formes de transition en divers points, principalement dans le sang des veines de la rate (i).
4^) On trouve les globules blancs ou leucocytes dans le sang, la lymphe, le chyle; oh les trouve encore dans toutes les autres humeurs de l'économie, soit normales, soit pathologiques. On les observe dans le liquide des vésicules séminales, dans le Uquide prostatique, dans le sperme éjaculc, dans le colostrum, dans la synovie, etc. Nous verrons plus loin combien il est peu probable que les globules rouges proviennent des globules blancs. E. 0.
On mentionne encore dans le sang, d'autres parties solides trèsinconstantes et douteuses, telles que les « luotles fibreuses et la fibrine moléculaire. » (Zinmiermann.) Celte dernière parait être, d'après de nouvelles recherches (Alex. Schmidt), un précipité de substance fibrino-plastique (paraglobuline).
Liquide du sang.
Le liquide qu'on obtient après la précipitation des globules dans le sang non coagulé ou en filtrant du sang à globules très-gros (sang de grenouille délayé avec de l'eau sucrée) contient une matière qui, dans le sang abandonné à lui-même, se sépare spontanément sous forme de fibres entrelacées et emprisonne les globules du sang. Cette matière est la fibrine.'Cette séparation, qui est due à la coaguluUon du sang, transforme d'abord le liquide en une masse rouge et molle nommée cruor. Après quelques heures, la masse se contracte et prend un plus petit volume en exprimant un liquide jaune, le sérum, et en conservant sa fbrme, c'est-à-dire celle du vase. Le sérum contient toutes les parties qui composent le liquide du sang, à part la fibrine. La masse épaisse et rouge qui reste et nage dans le sérum, \g caillot (placenta sanguinis) se compose par conséquent de la fibrine et des globules du sang. Si, avant la coagulation, ou quand celle-ci s'effectue lenffement, les globules ont eu le temps de se précipiter un peu, la couche supérieure du caillot ne contenant pas de globules, devient blanche et après la contraction se trouve un peu plus étroite que la partie rouge ; on la nomme couenne inflammatoire (crusta plilogistica) à cause de son apparition dans le sang appauvri par certaines maladies. En fouettant le sang fraichement dépouillé avec une baguette on obtient la fibrine pure ; car en se coagulant, celle-ci s'attache à la baguette. Le liquide qui reste, désormais incapable de se coaguler (le sang battu ou défibriné) contient le sérum et les globules.
Le corps qui se sépare, c'est-à-dire la fibrine ou « substance fibrinogène(\)p se rapproche beaucoup de l'albumine. (A. Schmidt.) Elle en
M) Le mot de substance flbrinogènc a étù donné parVirchow et par Sclimidt à la «ubtftaiicc appelée plasinine par Denis [de Goniniercy). Los travaux de Denis sont anléricurs à ceux de Yirchow et de Scbmidt qui ne les connaissaient pas. Robin et Yerdeil, dans leur Traité de c/Umie analomique et phytiologique (1851), avaient