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qfue toujours dans les mômes occasions ; 2** parce que les sucs et les liquides qui ont de la sapidité se répandent facilement d'une place à une autre dans la cavité buccale, et par conséquent d'une partie incapable de gustation aux organes spéciaux du goût. La racine de la langue contribue sans aucun doute à la perception des qualités sapides des corps ; mais on discute encore pour savoir si Toi^ane du goût se trouve en elle seule (Bidder, Wagner), ou sur la pointe et les bords de la langue (Schirmer, Klaatsch et Stich), et si le voile du palais (J. MûUer, Drielsma), ou seulement une partie (Schirmer, Klaatsch et Stich), ou même la voûte palatine (Drielsma) y prennent part. Des expériences faites au moyen d'une excitation électrique modérée démontrent que la pointe et les bords de la langue sont capables de gustation sur une largeur de plusieurs lignes ; la partie antérieure de la surface supérieure, toute la surface inférieure et le filet ne perçoivent rien. La même incertitude existe pour les nerfs du goût; les uns n'admettent que le glosso-pharyngien ; d*autres y joignent le rameau lingual et les rameaux palatins du trijumeau ; enfin le nerf facial conduit aussi dans la corde du tympan des fibres d'où peut dépendre la fonction gustative du lingual. (Q^ fiemard, Stich, Ncumann.) On ne sait rien de certain sur le mode dêierniinaison des nerfs du goût.
Les papilles du dos de la langue ; et surtout les papilles composées de la racine, sont regardées généralement comme les organes terminaux des nerfs du goût; elles sont très-riches en fibres nerveuses et couvertes seulement d'un mince épilhélium. Leur structure délicate est un sujet de discussion ; pour la langue à cils vibratiles de la grenouille, il n été affirmé (Billroth) que les fibres nerveuses sont en rapport avec des ramifications de cellules épithéliales sans cils vibratiles qui pénètrent dans la profondeur, tandis que les cellules à cils vibratiles communiquent par anastomose avec les cellules du tissu conjonctif, et de plus, soit directement, soit par l'intermédiaire de celles-ci, avec les fibres musculaires de la langue de la grenouille. D'autres auteurs prétendent avoir vu dans les papilles des terminaisons nerveuses libres. (Fixsen.)
L'excitation des nerfs du goût, est occasionnée par certaines substances fiuides ou du moins solubles dans les fiuides de la bouche ; il faut y ajouter les gaz presque tous sapides; le phénomène par lui-même est complètement inconnu; les sensations qui en résultent, ainsi que de toute excitation des nerfs du goût par voie électrique, mécanique, etc., se distinguent par leur caractère et leur
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intensité. L'intensité dépend de la force et delà durée de l'excitation, ainsi que du nombre des fibres eicitées.^i Texcitation provient d une substance sapide, le goût doit par conséquent être d'autant plus intense, 1"* que la substance est plus excitante et plus concentrée, 2» qu'elle agit plus longtemps, 3® qu'elle entre en contact avec une plus grande surface de l'organe du goût, ¥ que les terminaisons nerveuses sont plus excitables. La saveur parait être relevée par le frottement. On ne sait point de quelles propriétés des corps dépendent les caractères empiriquement connus et indéfinissables du goût, l'amer, le doux, l'acide, l'alcalin, etc. ; les différents corps, par exemple, dont la saveur est douce (les différentes espèces de sucre, la glycérine, la glycine, les sels de plomb, etc.), appartiennent aux groupes les plus divers et ne possèdent aucune autre propriété commune.
Pour ce qui est de Timpression produite sur l'organe du goût par quelques groupes chimiques, on peut citer la saveur acide des acides solubles, la saveur douce de tous les alcools qui contiennent autant de groupes OH que d'atomes de € (par exemple CH, (OH) esprit de bois ; €,H4 (OH,) glycol ; CjH» (OH), glycérine : Gfl^ (OH)e mannite ,H de moins : sucre de raisin) ; la saveur amère des combinaisons sucrées plus complexes (glucosides, etc.)
Les troncs nerveux de l'organe du goût ne peuvent être excités chez l'homme que par voie électrique. Si l'on fait traverser les nerfs du goût par un courant électrique ascendant (en appliquant par exemple, l'électrode positive d'une chaîne à la pointe de la langue, et l'électrode négative à la main ou à toute autre partie du corps), on sent une saveur acide ; si le courant est dirigé dans le sens contraire, la saveur est brûlante ou alcaline. L'objection, que cette diversité de saveur provient de la décomposition électrique des sucs qui se trouvent sur la langue, est réfutée par ce fait que rien n'est changé, si au lieu de mettre l'électrode métallique en contact direct avec la pointe de la langue, on emploie un conducteur humide. (J. Rosenthal.) — (Sur le rapport de ce fait avec la théorie de l'énergie spécifique des nerfs sensitifs, voyez plus haut le chapitre sur la physiologie des nerfs.)
L'excitation des nerfs du goût, outre les sensations correspondantes, produit encore par voie réflexe la sécrétion des glandes salivaires«
On ne sait rien de particulier sur les sensations subjectives du goût, bienqu'elles soient constatées (saveur persistante, etc.). Ici en-