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S DES SENSATIONS

de fortes influences pathologiques et produire par ^Jpséquenl toujours de la douleur, en supposant qu'on ne leur attrfooe pas la fonction de déterminer des mouvements réflexes. Les autres nerfs, dans les cas d* excitation normale et modérée de leurs organes terminaux, occasionnent des. aensatioiis très-diverses. Cette excitation peut avoir lieu de diverses manières, par action mécanique, chimique , thermique, etc., mais non par Tinfluence des vibrations du son et de la lumière. Cette concordance des excitants spéciGques avec les excitants généraux des nerfs fait supposer que les organes terminaux des nerfs sensitifs sont trèç-sin^les , et ne diffèrent pas essentiellement des troncs nerveux, et que peut-être leur position favorable les rend seule plus accessibles aux excitations du monde extérieur. Les sensations produites par excitation mécanique se nomment imsaiions du tact ; celles qui proviennent d'excitations thermiques peuvent être nommées sensations de température.

Les excitations douloureuses de la peau proviennent-elles réellement d'une forte irritation des terminaisons nerveuses ordinaires ou de l'irritation d'organes terminaux particuliers? C'est encore une question indécise. 11 existe en effet, d'après quelques auteurs, d'autres voies de conduction vers les organes centraux pour les sensations du tact que celles pour les sensations douloureuses, telles que, par exemple, les irritaiions chimiques de la peau (voy. chap. xiii) ; il est donc possible que des appareils périphériques différents jouent un rôle dans les deux espèces de sensations, et nous avons déjà vu que les terminaisons nerveuses dans la peau sont très-variéea.

On a cherché tout récemment à montrer combien la traction, agissant sur un corpuscule de Pacini dans la direction longitudinale, doit comprimer la fibre qui s'y trouve. (Krause.) Si Ton tend, en effet, un morceau d'intestin après l'avoir rempli d'eau, il se rétrécit beaucoup, parce que l'êlaslicilé est plus grande dans le sens circulaire que dans le sens de la longueur; il doit, par conséquent, s'exercer une pression sur son contenu. Si maintenant on prend plusieurs intestins, et qu'après les avoir remplis de liquide on les dispose l'un dans Tautre comme les couches de nèvrilème des corpuscules de Pncini et qu'on les tende tous, les pressions exercées sur ceux qui se trouvent à l'extérieur s'additionnent toutes pour comprimer celui qui se trouve au centre.

L'expérience suivante prouve que les sensations de température ne peuvent provenir que de l'excitation des organes terminaux. (Weber.j Si l'on plonge ïo coude dans un liquide très-froid, on éprouve la

sensation de ||(|d Wut au plus à la place atteinte par le liquide (par les fibres qui s'y terminent) ; mais la douleur se fait sentir aux organes terminaux du nerf cubital, et principalement à l'extrémité des doigts ; la sensation locale de froid dl^aratt immédiatement à cause de la douleur produite. Celte expérience proui^eit même temps très-bienque la cause des sensations est transtMt dans les terminaisons nerveuses.

Sensations du tact.

Les sensations du tact sont produites par des influences mécaniques de degrés divers, par contact ou par pression. La limite vers laquelle l'intensité de l'excitation devient douloureuse varie suivant les différentes places du corps. Ces sensations nous autorisent aux conclusions suivantes : i^ Nous concluons à l'existence d'objets qui sont en rapport de contact avec notre corps ; 2^ L'intensité de la sensation nous permet de mesurer la force de la pression exercée et par cela même» suivant les circonstances, de calculer le poids, etc., de l'objet qui nous touche; un moyen très-important d'arriver à ces estimations nous est fourni pai* le sentiment musculaire, c'est-à-dire par le sentiment du degré d'effort employé par les muscles dans leurs différents travaux, tels que la traction, la pression, etc.; 5^ Nous avons sans cesse l'idée de l'état d'excitation de nos fibres sçivitifs, ou mieux cet état est pour nous tout à la fois une perception et une sensation, de çorte que nous sentons la superficie de notre corps conune un champ du tact analogue au champ visuel. C'est ce qui nous permet de déterminer immédiatement soit la place du corps qui est touchée, soit la place de l'objet qui nous touche ; 4^ Quand un corps se trouve simultanément en contact avec plusieurs points ou avec une surface de l'épiderme, nous pouvons déterminer sa forme d'après la position des divers points touchés, d'après l'inégalité de pression et d'après les places où le contact ne se fait pas sentir. — Nos conclusions sont encore plus certaines, si nous pouvons promener Tépiderme sur l'objet et nous procurer ainsi par le tact une série de sensations successives. Les parties de la surface de la peau les plus propres à cette (onction sont celles qui sont le mieux pourvues d'organes terminaux sensitifs et en même temps très-mobiles , par exemple le bout des doigts, la pointe de la langue, etc. Si plusieurs places de la peau se trouvent en même temps en contact avec le même objet, il nous faut connaître, pourjugerdela forme de celui-ci, la position relative de

ces difTérentes-pIaces. Nous obtenons cette comfiiaaiiiee par le sentiment musculaire (voy. plus bas), parce que les mouvements des muscles peuvent seut9 opérer ces changements de position. Quand cette connttssance fait défaut» 11 en résulte éês illusions sur la forme des objets. Tout le monde connaît cette expérience d^Arùtote : Si l'on place le doigt du mffièa aur le doigt indicateur de manière ft pouvoir faire rouler de cMè et d*aHtre un petit objet rond entre le càté externe du premier et te côtA interne du dernier, on sent too^' jours deux corps ronds, parce que le contact d'un corps rond avec otB deux surfaces ne peut avoir lieu sanâ tiraillement. Les diverses sensations que nous fait éprouver le contact des corps nous indiquent aUBsi si ces corps sont liquides, solides, plus ou moins durs, etc. On désigne même souvent ces sensations différentes par le nom d*an sens particulier (sens de la pression, sens du lieu, etc.).

Pour chaque partie du corps, la délicatesse de la sensation dépend : i^ du plus ou moins grand nombre de terminaisons ne^ veuses ; 2® de leur sensibilité absolue.

Le nombre des organes terminaux qui se trouvent en différentes places de la peau ne pourrait être déterminé que par des moyens anatomiques. Hais on peut expérimentalement obtenir quelques données comparatives sur leur distribution par les m^hodes suivantes (E.-H. Weber, Czermak) :

1 . On cherche la plus petite distance à laquelle doivent se trouver deux corps mis simultanément ou Tun après l'autre en contact avec la peau pour être encore perçus séparément; 4m ëe sert pour cela d'un compas dont les branches peuvent être plusou moins éloignées. Les distances les plus petites se trouvent à la pointe de la langue (^"*'",i), sur le côté de la paume de la main à la troisième phalange (*2™™,2) et sur les lèvres (4™'",4) ; les plus grandes dislances ont lieu sur le dos, la poitrine, le cou et les troncs des extrémités (de 35 à 66"*"'). Dans la plupart des cas la distance est plus faible dans la direction transversale que dans la direction longitudinale ; elle est également plus faible quand on pose les pointes l'une après l'autre que lorsqu'on les place simultanément; plus faible encore lorsque, en prenant une grande distance pour point de départ, on cherche celle à laquelle se fondent les sensations d'abord séparées, et inversement quand, partant d'une petite distance , on cherche l'èloignement nécessaire pour que deux sensations se déclarent; enfin elle est plus faible quand l'attention est plus grande ou quand l'exercice a développé la sensibilité (par exemple chez les aveugles) ; il en

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!8t encore de même, farait-il, quand on couvre la peau de liquides ndifférents , tels que l'eau ou l'huile, dont la température est la nème que celle du corps. (Suslowa.) Deux impressions ressenties lëparément se réunissent en une si on chatouille la peau entre les ieux pointa excités , ou si on Tirrite au moyen de courants d'induction. (Susloira. — Voy. l'interprétation plus bas.) jj^. On fuit mouvoir sur la peau les deux pointes percepliblas sépa- (Pltent de manière à tracer deux lignes parallètea» et l'oa fait indiquer lat changements dans la distance apparente et le point où les deux lignes de sensation se fondent en une. > i|r

S. On touche un point de la peau dune personne qui ferme les yeux» et Ton fait indiquer exactement le lieu apparent du contact.

La sensibilité absolue d'une place de la peau se détermine par des méthodes analogues : — 1° On charge une place de la peau successivement et avec rapidité de deux poids différents, et Ton cherch| à saisir la plus petite différence de poids qui soit encore perceptible. Le chargement s*opére soit avec des poids posés librement (Weber), soit avec de petites plaques chargées (Aubertet Kammler), soit en suspendant une pointe obtuse à Tun des bras d une balance que Ton équilibre au moyen de poids suspendus à l'autre à des degrés divers. (Dohm.) Ici encore le sentiment est plus délicat quand le plateau monte que quand il descend avec le poids différentiel, et de mémêgar une plus petite pression absolue que par une plus grande. — 2^ On détermine la plus petite variation de premon qu'une place de la peau poisse percevoir; OB emploie dans ce but un tuyau de caoutchouc rempli d'eau avec lequel on met en conract la place de la peau qu'il s'agit d'examiner (sur une partie du tube courbée sur un liège pour obtenir une surface de contact toujours la même), et l'on y produit au moyen de pressions rhythmiques des ondes analogues aux pulsations des artères. On obtient par cette méthode la même échelle de sensibilité qu'avec la méthode du compas ; la pointe de la langue seule fait remarquablement exception, car sa sensibilité pour la pression se montre de beaucoup inférieure à celle qu'on l'a vue manifester dans l'appréciation des distances. — 3^ On cherche à établir quelle est la plus légère excitation qui puisse en général être appréciée ; sous ce rapport on a constaté qu'un contact encore perceptible cesse de l'être dès que la peau est parcourue par des courants d'induction excessivement faibles. (Suslowa.)

Des trois méthodes qui viennent d'être nommées, la seconde seule doit être prise pour règle, parce que nous ne sentons presque que

des Tariations de presaon, et que ces ^ariaëons s*; eSéctneiit arec plus de précision et de rapidité que dans la première. U faut d'ailleurs remarquer que la sensation de l'élendue n'est pas complètement éTitée dans ce procédé, car chaque Tariation positive de pression entraîne un moindre agrmdisseroent de la surface de contact, le tuyau de caontchoue et la place de la peau dcYant s'aplatir un pei réciproquement. L'idée de ce procédé prônent d'un fait que l'on peut constater facilement : en promenant le doigt sur différoÉB parties du corps, on sent les pulsations des artères, sans que laplatt # touchée et sur laquelle s'exerce la même Tariation de pressîoa, la sente cependant. On peut même établir une échelle au moyen de comparaiaons de ce genre. (Goltz.) La troisième méthode donne les meilleurs résultats, quand on utilise pour l'excitation les courants d'un moteur magnéto-électrique (Leyden); mais ces résultats ne éoivent être employés qu'avec circonspection à cause des degrés divers de résistance qu'opposent à la conduction les mambranes raaqueuses etTépiderme.

Enfin il est encore des méthodes pour étudier la sensibilité des différentes places de la peau dans les deux directions simultanément : i® On miet la peau en contact avec des corps de forme déterminée ; S® On dessine sur In peau avec un poinçon des figures oo des lettres, et l'on se fait indiquer dans le premier cas la forme apparente du corps, dans le second celle du dessin.

Pour s'expliquer les expériences précédentes sur la séparation d'impressions du tact, on doit admettre le point de vue suifant (Lotze, H. Weber, Meissner, Czermak) : Le cerveau perçoit sans cesse l'état d'excitation de tous les principaux points de la surface du corps dans Tordre qu'ils occupent à côté les uns des autres, il sent c mm champ de tact, » suivant une expression déjà employée. Chaque excitation d'un organe terminal sensitif est transférée en un endroit déterminé du champ du tact, de la surface du corps. Cet endroit n'est pas le point excité , mais une surface circulaire, ou allongée (si c'est aux extrémités), dont le point excité est le centre, et qui forme ce qu'on nomme le cercle de la tensation. (Voy. l'interprétation plus bas.) Si deux cercles de sensation se touchent ou se couvrent en partie, ils ne peuvent être séparés l'un de l'autre dans la perception ; la séparation ne s'effectue que lorsqu'il se trouve entre les deux un élément sensible non excité, et la distance apparente des deux excitations est d'autant plus grande, qu'il reste plus d'éléments non excités entre les deux cercles de sensation. Il résulte

de là qfue deux impressions voisines sur la peau ne peuvent être perçues séparément que si leur distance est plus grande que deux demies, c'est-à-dire si elle égale le diamètre entier d*un cercle de sensation. Les chiffres donnés plus haut sont donc les diamètres des cercles de sensation sur les différents endroits de la peau. Il en résulte meore que deux impressions distinctes se fandent en une dô6 que Ton acite les éléments sensitifs intermédiaires.

0 reste maintenant encore à expliquer comment il se fait que les cercles de sensation ont une grandeur différente, en différeots endroits du corps. II est évident qu'un cercle de sensation n'est pas nae grandeur anatomique, comme par exemple le champ embrassé par les ramifications d'une fibre nerveuse : d'abord il peut varier par suite de l'attention, de l'exercice et d'autres influences, et de plus ■ne distance de deux impressions moindre que le diamètre d'un cercle de sensation devrait pouvoir être compris soit tout entière dans un cercle, soit dans deux cercles de sensation voisins (supposés Sies). On doit admettre bien plutôt un cercle de sensation autour de chaque point particulier de la peau. Il faut encore admettre que les cercles de sensation sont d'autant plus petits que les organes sensitifs se trouvent plus pressés les uns contre les autres. On voit par là qpi'il ne suffit pas de se représenter le cercle de sensation comme tomné par l'influence mécanique d'un excitant sur une surface et non sur un simple point de la peau (cercle de diffusion), car dans ce cas la grandeur des cercles devrait évidemment être indépendante du nombre relatif des organes terminaux et se trouver la même partout. On doit admettre qfue la transmission de l'excitation d'une fibre sensitive à d'autres fibres voisines est un phénomène central (réflexe ou d'irradiation) et s'étend de plus dans toutes les directions de chaque point à un nombre égal de fibres. [La distance des pointes du compas décrit précédemment embrasse en moyenne environ 12 corpuscules du tact. (Krause.)]Il est clair en même temps que ce nombre de fibres peut devenir de plus en plus petit et la séparation de plus en plus parfaite, par l'exercice, l'habitude, l'attention, la vivacité de l'excitation, etc. Cette manière de voir parait être celle qui s*adapte le mieux aux phénomènes. ^

La faculté du tact est amoindrie par les changements du contenu normal du sang dans les diverses parties de la peau (hyperémie, mémie).

428 SENSATIONS TIIERNIQUES

Sensations de température.

Les sensations de ce genre proviennent de rexcitation de terminaisons nerveuses ; celles-ci sont sensibles aux variations de température et comprises entre -4-10*' et -h 47® C, et principalement ao contact direct de corps chauds ou froids. La sensation produite par variation positive se nomme sensation de chaleur, celle produite par variation négative , sensation de froid. Si la variation de température s* étend à une grande surface du corps ou au corps tout entier, il en résulte le frisson fébrile ou la chaleur fébrile. — Le premier est occasionné par un refroidissement subit de la peau, par suite d'une diminution de i'afllux du sang, la seconde par le phénomène inverse; dans les deux cas, la température moyenne du corps est plus élevée qu*à Tordinaire. — C'est entre 27 et SS^', que les variations de température se distinguent avec le plus de délicatesse ; viennent ensuite les intervalles entre 33 et 39'', ainsi qu'entre 14 et 27*. (Notknagel.) Pour ce qui est de leur sensibilité à l'égard des variations de température (mesurée sur la plus petite variation perceptible), les diverses parties du corps, en laissant de côté les extrémités toujours trés-irrégulières, forment la série suivante : pointe de la langue, paupières, joues, lèvres, cou, tronc. Plus la variation de température s'effectue rapidement et plus sont grandes les surfaces de la peau qu'elle atteint, plus en même elle est ressentie avec intensfté. La hauteur absolue de la température n'influe en rien sur l'appréciation des variations. Des températures plus élevées ou plus basses que les limites indiquées plus haut causent de la douleur et ne permettent plus de sentir des changements avec quelque exactitude.

L'anémie de la peau augmente la sensibilité à l'égard de la température, rhyperémie la diminue. (Alsberg.)

L'application du principe des énergies spécifiques conduirait à admettre l'existence de différentes fibres et d'organes centraux particuliers pour les sensations du tact et celles de la température ; mais on ne sait rien de précis sur ce sujet. Hentionnonsseulement que, dans les expériences citées plus haut, les distances des pointes du compa> se rapprochent quand leur température diffère (Czermak), et qu'un poids paraît plus lourd quand il est plus froid; la différence apparente de pression est donc plus grande quand le poids le plus lourd est en même temps le plus froid, plus petite quand le plus léger esl

SENSATIONS SPÉCIFIQUES. 4i9

le plus froid, et Ton trouve encore une difTérence de pression, si, les poids étant égaux, ils ont une température inégale. (Weber.)

Autres sensations spécifiques.

Les nerfs sensitifs de certaines parties de la peau et des membranes muqueuses des organes sexuels, produisent à la suite de certaines excitations des sensations différentes de celles qui provienneiit du tact et de la température. (Voy. 4® partie.) On ne connaît pas les sensations produites spécialement par des fibres nerveuses qui ne se terminent pas à la surface du corps. Quelques-unes de ces sensations, telles que la faim et la soif, ont déjà été mentionnées. 11 reste encore à dire quelques mots du sentiment ou de la sensation de Vac- HvUé musculaire,

La présence de fibres sensitives dans les muscles est constatée, sii(m anatomiquement, du moins physiologiquement par les douleurs nusculaires qui se déclarent dans certaines circonstances et par la lenaation indubitable de la fatigue. Mais il s'agit de savoir si ce sont ses fibres ou d'autres fibres nerveuses qui nous éclairent sur Tétat l'activité des muscles. Beaucoup de phénomènes , par exemple la coordination des mouvements musculaires, s'opèrent par l'interméliaire de fibres conductrices centripètes, cela est démontre par ce ait que ces mouvements sont trës-irréguliers quand les racines posërieures des nerfs de la moelle épinière sont coupées (Cl. Bernard.), >Q quand les parties de la moelle épinière conductrices vers le entre, sont lésées ou altérées (dégénérescence des cordons gris lostérieurs, tabès dorsualis, ataxie locomotrice). — 11 est invraisem- \àb\e que cette incoordination provienne seulement de Tinsensibi- Ité de la peau, car si Ton enlève cette dernière, les mouvements ne ont point altérés ou ne le sent que très-peu. (Cl. Bernard.) Il semble onc que la cerveau même ait connaissance de Tétat des musles, etc.; et voici comment on peut se l'expliquer : 1® Les nerfs senitifs des muscles font connaître les changements de tension , de ression et peut-être aussi de l'état de contraction . 2® Le cerveau ige de l'impulsion volontaire communiquée aux nerfs moteurs et de effet qui en résulte nécessairement. 3° II apprécie les résultats de activité musculaire par les nerfs sensitifs des parties environnantes 18, tissu lamiiieux, etc.). On ne sait point si tous ces rapports se disent, ou seulement quelques-uns d'entre eux. — Quant aux emloia variés qui peuvent être faits de cette sensation musculaire, ils

430 SJ^ATIONS SPECIFIQUES.

résultent en partie de ce qui vient d'être dit (mouvements coordonDés, maintien de l'équilibre dans la position verticale, elc.) ; d'autres fonctions ont été mentionnées précédemment , telles que l'estimation de poids soulevés , la connaissance de la forme A des autres conditions physiques des corps, etc.

On trouve dans les articulations, dans le périoste, plus rarement dans les muscles, des corpuscules de Pacini qui ont probablement quelque rapport avec la sensation muscuittre. (Raubér.)

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