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FÉCONDITÉ

Maturité sexuelle. Fécondité,

Les conditions requises pour la propagation ne se rencontrent dans tous les organismes qu'à un certain degré de leur développement, presque toujours quand la croissance est accomplie ; de sorte que Texcédant des recettes sur les dépenses employé jusqu'alors à cette seule fin sert désormais à la production des germes, et même (chez les vivipares) à la nourriture de l'œuf qui se développe. A cette époque seulement (époque de maturité, puberté), les organes préparateurs des germes, ovaires, testicules, ont acquis leur développement complet chez les animaux à deux sexes. A partir de ce moment la propagation a lieu plus ou moins longtemps, souvent jusqu'à la mort, presque toujours à des intervalles rentiers. Le nombre des descendants d'un individu ou d'un couple, la fécondité, varie beaucoup dans la série animale. Pour la déterminer quantitativement, on peut partir de deux points de vue : Si Ton considère la propagation comme une fonction de l'organisme maternel en rapport avec toutes les autres, c'est-à-dire comme une dépense dans la circulation matérielle du corps, il s'agit d'établir le rapport qui existe entre le poids do l'animal et \epoida du matériel de la génération, dans l'étal où il quitte le corps, c'est-à-dire de l'œuf chez les ovipares, du petit chez les vivipares, etc. A ce point de vue, il y a des différences énormes dans les dépenses de la génération ; cette dépense atteint, par exemple dans l'organisme femelle, environ un quart pour la race humaine ; chez la truie , la moitié; chez la souris, le triple ; chez la poule, le quintuple du poids du corps ; elle dépasse cent dix fois ce poids chez U reine des abeilles. Si l'on considère la génération au point de vue de son rapport avec la conservation de l'espèce, il ne s'agit plus de comparer deS poids divers, mais de déterminer le nombre des descendants réels. Les premières déterminations ne sont pas pour cela à négliger, parce que d'abord le même poids de matériel générateur représente, dans les diverses espèces animales, un nombre extrêmement différent d'individus possibles, et qu'ensuite pour la fécondation et le développement un grand nombre de circonstances doivent se réunir, qui ne se rencontrent que rarement ; de sorte qu'en jçêiiérai (1 n'y a qu'une petite partie du matériel générateur qui arrive réellement à sa destination. Le nombre des descendants ne peut être déterminé directement que dans le plus petit nombre de ras. Gtimme cependant on peut admettre que le résultat de la propa-

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galion est la conservation de 1 espèce avec un nombre d'individus à peu près constant , il s'en suit que le nombre des descendants est dans un rapport dèlerminé avec la durée moyenne de la vie de l'espèce animale. Si Ton désigne le nombre d'années de cette vie moyenne par n, le nombre constant des individus par a, il se pro-

duira chaque année - individus nouveaux. Par chaque individu par-

liculior il vient donc annuellement en movenne - nonv*eau-né. Com-

bien de cette production revient à chaque individu générateur, cela dépend principalement : 1° du mode de génération; 2° du nombre des générateurs par rapport au nombre total, et conséquemmeni de la durée de la faculté prolifique par rapport à la durée de la vie. Le nombre des germes produits dépassera généralement d'autant plus les chiiTi'es qu'on aura ainsi obtenus, que les conditions de la fécondation et du développement seront plus rarement réalisées.

(Génération sexuelle.

L'œuf (ovum, ovulum) représente dans sa forme la plus simple une cellule sphérique dont le protoplasma» presque entièrement graisseux et granuleux , porte le nom de vilellus. Le noyau de la cellule est nommé vésicule geifninative et le nucléole tache genninative. Dans un grand nombre d'œufs on ne constate point sûrement une membrane cellulaire, et presque toujours on trouve la cellule entourée d'une enveloppe de différentes formes et qui ne lui appartient point. Quand une membrAe du vitellus existe , cette anveloppe lui est superposée ; elle est assez épaisse, amorphe, et offre l'aspect d'un ^neau clair (zone transparente, zona pdlucida des mammifères et àe l'homme). Dans les œufs des poissons elle est percée d'une multitude de pores et de canaux, couvert^ ehe^ 'quelques«una d'excroissances villeuses; enfin, chez les inverlttrès, elle revêt Jief formes l«i plus diverses. Chez beaucoup td'anioiaux^ 1 enveloppe est poujpvua d'une ouverture assez grande, essentiëUe à la fécondation, lemicropyle ; un grand nombre d'invei tèbrès eitde poissons le possédeiM* peut-être aussi des animaux vertébrés supérieurs.

Dans beau(M)up de cas l'œuf possède encore des enveloppes accessoires (|u'il tire en partie de la place où il est formé dans l'ovaire (par exemple le disque proligére; voy. plus bas) ; de plus^ le jaune de l'œuf des oiseaux compose, d'après quelques-uns, tout le follicule

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