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DU DEVELOPPEMENT DB L'OVULE

chirurgical, la muqueuse utérine et de favoriser la réception de l'œuf dans le cas où il est fécondé (Pflûger) ; ce qui le fait conjecturer, c'est que les animaux qui ont plusieurs places placentaires (voy. plus bas) ne perdent de sang que là à l'époque du rut. La paroi rompue et évacuée du follicule , qui renferme presque toujours une goutte de sang introduite par la déchirure, se modifie d'une fuçon particulière. Les cellules de la membrane germinative augmentent d'abord et se remplissent d'une graissi^ jaune , tandis que la capsule se distingue de moins en moins du stroma de l'ovaire. Le corpus luteum (corps jaune) qui en résulte pénètre aussi de plus en plus profondément dans C'j dernier. Quand il a atteint une certaine grosseur (presque toujours avant la plus proche menstruation ; car on ne trouve le plus souvent qu'un corps jaune dans l'ovaire), il se recoqueville cl forme une cicatrice bientôt méconnaissable qui contient parfois des cristaux pigmentaires (hématoïdine provenant de la goutte de sang). A la place déchirée de l'enveloppe ovariale il reste aussi une cicatrice, de sorte que la surface, d* abord lisse, se ride de plus en plus. Le sang évacué pendant la menstruation est mêlé avec du mucus utérin et principalement avec des cellules épithéliales et des corpuscules muqueux ; de là provient vraisemblablement sa grande alcalescence et son incapacité de coaguler.

Les phénomènes qui accompagnent la menstruation sont encore obscui's sous beaucoup de rapports. On n'a encore expliqué sufllsaninicnt ni la cause de la maturation périodique des follicules, ni son rapport avec l'hémorrhagie utérine, ni la marche particulière des follicules dans l'ovaire avant et après leur rupture, ni surtout Tabouchement de l'extrémité des trompes. La découverte de fibres musculaires lisses, particulièrement disposées dans le pli péritonéal qui porte l'utérus, les trompes et les ovaires (Rouget) semble cependant ouvrir la voie à l'explication de la plupart de ces phénomènes. Ces fibres doivent d'abord favoriser l'adaptation de l'orifice des trompes à l'ovaire, et, de plus , par la compression des troncs veineux produire comme un barrage du sang dans les organes sexuels ; il doit en résulter une espèce d érection dans les vaisseaux , dont la structure est pareille à celle des corps caverneux (voy. plus bas), érection qui amène une hémorrhagie dans Tutérus et dans l'ovaire l'augmentation du contenu d'un follicule par transsudation et finalement sa rupture.

Il sera question plus loin, à propos de la fécondation, des autres changements qui ont lieu dans les ovules une fois détachés.

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Préparation du sperme.

Le sperme de riiomme est, au moment de son évacuation, un liquide visqueux, blanchâtre, alcalin et d'une odeur particulière, qui devient moins épais à Tair. C'est un mélange composé des sécrètioib des glandes qui débouchent dans les conduits abducteurs et delà sécrétion propre aux testicules, laquelle est neutre ou alcaline et san$ odeur, et sèche facilement. — Le sperme contient en grande quantité des spermatozoaires longs d'environ O'^'^tOo, qui ont un corps enferme d'amande terminé par une queue qui va toujours en s*araincissant. Leurs mouvements s'exécutent au moyen d'ondulations de la queue qui font avancer le corps de0™'",050 àO°»",10 par seconde, en droite ligm* et en avant, tant qu'un obstacle ne change pas la direction. Ces niouve menls sont le plus rapides au moment de l'évacuation du sperme; ils sont très-lents, ou même n'existent pas dans le sperme du testicule. Leur durée dépend d'un grand nombre de circonstances généralement semblables à celles qui influent sur le mouvement vibratile ; c'est dans les liquides dont la concentration est pareille â celle du sperme ou s'en rapproclie qu'elle se prolonge le plus (notamment dans les sécrétions dos prostates et des glandes de Cowperi, et probablement aussi dans celles des organes sexuels de la femme. Les liquides très-délavés, l'eau, même la salive, les font cesser bientôt ; de même un grand nombre de sels métalliques, d'acides minér.iux, d'alcools, d'éthers, les arrêtent instantanément, quel que soil leur degré de conccnlration. Ils sont activés, au contraire, daus certaines circonstances, par les alcalis caustiques. La cause de ces mouvenienls est complètement inconnue ; les uns regardent la tête du spermalozoaire comme leur organe actif (Grolie), les autres la queue. (Saint-George, de la Valette, Schweiger-Seidel ) Il a été déjà question au dixième chapitre de leurs rapports avec les niouvcnienl> vibraliles et avec ceux du protoplasnia.

Les principales parties constituantes chimiques du sperme sont : des corps albuminoïdes, du prolagon, des graisses (?), de Teau et dei sels (sels de potasse, phosphates).

La formation du sperme s'effectue dans les canalicules dos testicules. Il est probable que les spennatozoïdes se produisent dans «It-s cellules ovales à noyaux dont une extrémité s'allonge pour ïonncr la queue du filament; à la fm la cellule se décompose et les filaments deviennent libres ; quelquefois on reconnaît en eux des fra^*

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