GÉNÉRATION CHEZ L'HOMME
celles-ci souvent de nouvelles générations. Ici donc alternent avec la génération sexuelle deux soiles de générations sans sexe. Tune par gemmation de Tacéphalocyste, qui peut se reproduire plusieurs fois, et Fautre par gemmation de la tête de taenia.
B. — GÉNÉRATION CHEZ L*1I01IME.
La propagation de Thomme s'effectue par génération sexuelle, fécondation interne et développement intra-utérin. La naissance a lieu environ 280 jours après la fécondation. Ordinairement il ne se développe qu'un œuf, rarement deux , plus rarement encore trois et plusieurs à la fois.
La maturité sexuelle (puberté) se déclare peu à peu chez Thomme entre quatorze et dix-huit ans ; elle est plus précoce chez la femme, et dans les climats chauds que dans les climats froids. Outre le développement des organes sexuels et des fonctions qui en dépendent (menstruation chez la femme, éjaculalion possible de sperme chez Thomme), il survient à cette époque diverses modifications corporelles telles que le développement des mamelles et du pannicule adipeux chez la première, le changement de la voix et la croissance de la barbe chez le second. Certains changements psychiques se déclarent en même temps et le penchant sexuel se développe.
La faculté de produire dure chez la femme jusque vers quarantecinq à cinquante ans. Chez Thomme on n*a point encore constaté de limite déterminée. La cessation de cette faculté (et de la menstruation) est aussi accompagnée chez la femme de certaines modifications du corps, notamment des parties sexuelles, mais on n*a point encore distingué d*une manière suffisante ce qu'il y a en elles de maladif et de normal.
Préparation de l'ovule.
L'ovule humain est une sphère de 0,48 à 0,2"" de diamètre. L'enveloppe extérieure est une membrane assez épaisse, amorphe, et qui parait comme un anneau clair (zone transparente). Une membrane vitellinc sous-jacenle n'est point démontrée. Le vitellus est un protoplasma visqueux et granuleux, probablement contractile ; on y voit presque toujours hors du centre la vésicule germiuative claire avec la tache germiuative ou le nucléole sombre. On ne trouve point de micropyle.
GÉNÉIUTION CHEZ L'HOMME. 495
La formation de Tœuf a lieu dans les vésicules (de Graaf) de l'ovaire, vessies sphériques qui, à Tétat de maturité, ont à peu prés la grossi^ur d*un pois et sont renfermées dafis le stroma ovarial. Leur enveloppe est formée d'une capsule vasculaire, composée de couches de tissu làmineux et revêtue ù Tintérieur d'un épithélium miilliple (membrane granuleuse ou germinative) . Ce dernier forme en une place un amas de cellules (disque proligère) dans lequel se trouve Tovule. l/intérieur du follicule est rempli d'un liquide albumineux jaunâtre.
D'après des recherches récentes (Pflùger), le développement des ovules et des follicules s'effectue très-probablement de la manière suivante chez les mammifères (et chez l'homme). L'èpithélium périfonèal qui entoure l'ovaire envoie par places des appendices dans celui-ci, lesquels, plus tard, deviennent creux et représentent alors des utricules cylindriques, ramifiées , et dont le bout est fermé [on en a trouvé aussi chez l'homme dans des ovaires embryonnaux (Spiegelberg, His, Letzerich) ] ; on peut les considérer comme des utricules glandulaires, de même que le péritoine et les membranes séreuses représentent la plus simple forme d'une glande. Pendant que les cellules épithéliales garnissent la paroi de Tulricule, une partie d'entre elles rosle à l'extrémité de celui-ci, dans ce qu'on appelle le compartiment du germe , grossit par la croissance de son noyau et forme ainsi les œufs primitifs. Dans ces œufs il s'opère, au milieu de mouvements particuliers du protoplasma, une scission de la vésicule germinative, par laquelle, dans une des moitiés, une nou velle tache germinative se forme. Ces fractionnements se continuent de plus en plus , de sorte qu'à la fin une série de cellules germinatives se trouvent dans une cellule commune qui prend une forme allongée (chaîne d'œufs); enfin, entre deux vésicules le contenu de la cellule se détache, et il se forme une série d'œufs qui sont çà et là retenus ensemble, par une membrane commune, dans l'axe de l'ulricule. Dés lors, a chaque place de l'utricule où se trouve un œuf, il se produit un élargissement où le follicule s'ôtabht , et la chaîne des follicules, par le détachement de la membrane utriculaire jusqu'alors comnmne, devient une série de follicules de Graaf dont chacun contient un œuf et quelquefois plusieurs. Dans une place de la couche de cellules du follicule il se produit ù la fin une cavité remplie de liquide qui , en s'élargissant, divise le dépôt de cellules en une couche contiguê ù la paroi folliculaire et en une autre qui enveloppe l'œuf; les deux couches ne restent eu rapport qu'en une seule place.
494 DU DÈVELOPPEMliNT OB L'OVULE.
(Sckrœn.) Par l'augmentation du liquide, Pœuf se fixe aux parois, son entourage de cellules forme le cumulus proligère et la couche de cellules contiguë à la paroi des follicules forme la membrane granuleuse. liCS cellules épithéliales du follicule qui peuvent «être facilement séparées de l'œuf sont souvent unies en une place avec celui-ci ; on trouve alors dans cette place une cellule liée à une autre, à ïintérieur de la zone, par un appendice qui traverse cette dernière. Ceci pourrait servir à expliquer la production d'un micropyle. (Pflûger.) De ce qui précède il résulte que les follicules ne soat que des appendices détachés du sac péritonéal , leur épithélium un appendice de Tépithélium péritonéal, et Tœuf une cellule péritonéale transformée; enfin que Tovaire n*est au fond qu'une glande tubuieuse, comme son analogue, le testicule. D'après de nouvelles recherches (His), les cellules de l'ovaire ont pour origine le feuillet germinatif externe. {>*oy. plus bas.) De sorte que les ovules ne seraient essentiellement que de:» cellules épidermiques transformées.
Un ou plusieurs des follicules de l'ovaire arrivent à maturité à des inteiTalles déterminés , c'est-à-dire leur grosseur et la tension de leurs parois croissent tellement par l'augmentation de leur contenu liquide, qu'ils finissent par éclater. Comme les follicules, à mesure qu'ils mûrissent, se rapprochent de la surface de l'ovaire, et qu'avant leur rupture ils se trouvent immédiatement au-dessous de l'emeloppr lamineuse de celui-ci, leur contenu , en s'écoulant, arrive dans la cavité abdominale avec l'œuf qu'enveloppent les cellules du cumuhb proligère. Mais avant cette rupture l'orifice frangé de la trompe s'ap plique à la surface ovariale de manière à entourer comme un calia» la place du follicule, et, sauf quelques cas très-rares qui peuvent amener une grossesse abdominale , l'œuf arrive dans le canal de la trompe qui , par son mouvement vibratlle dirigé vers l'extérieur, le pousse dans l'utérus. Le détachement de l'œuf est accompagné d'une hémorrhagie capillaire de la muqueuse utérine. Ce phénomène, désigné sous le nom de menstruation, règles, etc., a lieu chez la femme tous les vingt-huit jours, excepté pendant le temps de la grossesse et (le l'allaitement ; presque toujours un ovule est détaché, rarement deux , plus rarement encore trois ou plusieurs à la fois ; Théniorrhagie dure ordinairement plusieurs jours. Chez les mammifères la chute de l'œuf (rut) se présente plus rarement (une ou plusieurs fois par an) et plusieurs ovules sont ordinairement évacués en peu do temps. Une hémorrhagie des parties génitales a lieu également chez eux. L'effet de cette hémorrhagie paraît être d'aviver, dans le sen?