ACCOUPLEMENT
il doit se faire un relâchement d'une contraction vasculaire dont le mode est encore inconnu ; la pression dans les vaisseaux de la verge n'atteint pas par la plus forte érection 1/9 de celle qui règne dans la carotide. (Loven.) Les fibres vasomotrices de la verge parcourent le nerf ischio-pénien et les nerfs dorsaux de cet organe ; leur section ne produit par elle-même aucune érection, mais Tempéche pour l'avenir. (Haussmann et Gunther.) — 2® Une compression des veines abductrices parait avoir lieu, notamment au maximum de l'érection : a. par le muscle transversal du périnée par lequel passent les veines profondes (Henle) ; b. par des saillies trabéculaires composées de muscles lisses dans les veines du plexus de Santorin (Langer); c. elle peut aussi provenir de ce que les veines profondes traversent les corps caverneux eux-mêmes (i).
Les artères qui arrivent aux corps caverneux (artères hèlicînes) ont un cours rempli de sinuosités, ce qui rend possible une forte augmentation du volume de la "verge, sans que les artères éprouvent de tiraillement.
Accouplement,
L'érection se déclare à chaque excitation du penchant sexuel et prépare l'évacuation du sperme. Celle-ci s'effectue à la suite d*une excitation mécanique de la verge ; dans raccouplement, par exemple par sou frottement contre les parois ridées du vagin. Elle constitue donc un mouvement réflexe.
Le passage du sperme de son réservoir dans l'uréthre a lieu probablement par des contractions péristalliques des conduits spemiatiques cl des vésicules séminales, et l'évacuation hors de l'uréthre par des contractions rhylhmiques des muscles bulbo- et ischiocaverneux. il se mêle , en sortant , aux sécrétions de la prostate et des glandes de Cowper. Dans les organes sexuels de la femme, l'exrjlalion, pendant le coït, produit aussi certains mouvements réflexes qui ont vraisemblablement pour but d'activer la réception du sperme dans les parties internes. On cite comme tels : une position plus verticale de l'utérus [peut-être par son érection
(i; Nous avons dôjàeu occasion de jilcr les expériences de M. Ch. Legros sur les tissus êrectiies : ces expériences prouvent d'une manière très-netle que rérection n'est due ni à un arrêt de l'écoulement du sang veineux , ni au relâchement de b contraction tonique des vaisseaux. L'érection e>t donc un phénomène actif ijui s'accomp.ijçiie d'une con^^estion active de sang artériel , ix^ullant de la cutiti-action péristallique et antouone des artériolcs. — E. 0.