FÉCONDATION
(IJougel)], et par conjecture des mouvements péristaltiquesde Tutùrus el des trompes (observés du pioins chez les animaux) et dirigés vers Tovaire. Ceci expliquerait cemoient une partie du sperme est conduite vers Tovaire nu^lgré le mouvement vibralile dirigé en sens inverse. .Après Téja ulation, l'érection cesse avec rapidité et en même temps l'excitation psychique cl physique, chez Thomme plus promptement que chez la femme. — Dans les deux sexes, Tactc est suivi d*un épuisement d'une certaine durée.
Fécondation.
Le Heu du contact entre Tovule et le sperme n'est pas encore établi d'une manière certaine; très-probablement ce contact s'efTeclue en grande partie sur l'ovaire lui-même ou tout prés dans les trompes, car on trouve souvent chez les mammifères, après Taccouplement, la superficie des ovaires couverte de filaments spermatiques (Bischoff) ; par là pourraient aussi s'expliquer les grossesses ovariques et abdominales qui se présentent parfois. On peut se poser la question suivante : Taccouplement est-il accompagné d'une chute d'ovule semblable à celle des menstrues, ou bien dans les accouplements féconds n'y at-ilde fécondés quelesovulesdétachésparla menstruation auparavant ou plus tard? Ce dernier cas a pour lui l'analogie, caries mammifères ne peuvent être fécondés que pendant le rut. Or, comme la femme peut être fécondée en tout temps, on doit admettri*, si le coït ne produit point directement une chute d'ovule, ou bien que l'ovule encore présent de la dernière menstruation est fécondé, ou bien que le sperme se maintient dans les organes sexuels de la femme, peut-être sur l'ovaire, avec ses propriétés fécondantes jusqu'à la chute prochaine d'un ovule. — Cette question n'est pas encore résolue.
Il n'existe point d'observations directes sur le phénomène de la fécondation chez l'homme ni sur les premières périodes du développement. On est donc forcé de recourir à l'analogie et d'étudier ce qui se passe chez les mammifères en général. Les ovules humains les plus jeunes, obtenus fécondés, soit par l'avortemenl, soit par la mort de la mère, sont toujours arrivés à un degré assez avancé de développement.
L'œuf fécondé arrive très-probablement par le mouvement vibratile de la muqueuse des trompes dans l'utérus, à la membrane muqueuse a laquelle il se fixe, et dont on le trouve généralement recouvert. Il est probable qu'une partie de cette membrane enveloppe l'ovule dans ses
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plis en augmentant d'épaisseur et d'étendue en tous sens, et grossit avec lui. (On Ta nommée membrane caduque réfléchie.) Suivant une autre manière de voir, l'ovule parvient derrière la muqueuse utérine (membrane caduque vraie), — d'après Funke, en pénétrant dans une glande utérine, telle qu'on la trouve réellement dans le marsouin, et en perçant le fond — et la pousse devant lui en saillie. Plus tard, après la formation des vaisseaux embryonnaires, ces vaisseaux s'unissent intimement avec ceux de la muqueuse utérine de la mère (placenta). —Le développement considérable d'un corps jaune pendant la grossesse semble prouverque la chute périodique de l'oMile est alors interrompue. Cette interruption se prolonge pendant Tallaitement, comme le prouve l'absence de menstruation et plus encore celle de corps jaunes nouveaux pendant cette période.
Un commencement de formation d'une membrane caduque par un épaississement en forme de bourrelet de la muqueuse paraît avoir lieu à chaque chute d'ovule et être la cause de la menstruation. (Pflûger.)
G. — DÉVELOPl^EMEMT DE l'oVULE CUB/ l'hOMME. — SEGj&B.NTATIO.\.
Le premier phénomène du développement de l'œuf est la segmentation. Elle commence déjà chez les mammifères quelques heure^^ après le contact du sperme avec lovule (c'est-à-dire après la pîMiétration des filaments spermaliques dans le vitellus), de sorte que l'ovule n'arrive dans l'utérus qu'à un degré plus avancé de son développement. La segmentation est un fait cerlain, les points de vue sur les phénomènes particuliers qui la composent sont très-différents. Il est hors de doute qu'elle consiste en un fractionnement progressif de cellules, par lequel chaque cellule sphêrique se scinde en deux hémisphères ; mais, ce qui est douteux, c'est premièrement la naissance de la première cellule, et secondement le mode de fractioiniement. La segmentation commence, en effet, par un écart du vitellus de la zone transparente et par la disparition de la vésicule germinative a la place de laquelle se montre bientôt un nouveau noyau êga^ Icment vésiculaire. Ceux (jui admettent l'existence d'une membrane vilellinc soutiennent qu'elle s'écarte, avec le vitellus, de la zone transparente, de sorte que la première cellule de fractionnement est, ainsi que toutes celles qui h suivent, entourée d'une uiembranf cellulaire. D'autres, au contraire, qui nient la niembraue vitelline, prétendent que la cellule de fractioimement et toutes les suivantes