MOUT. L
nement par Toxyde de carbone) ou sa réduction par certains poisons.
5. On ne sait que fort peu de chose sur les conditions des phénomènes d'oxydation. Il a été déjà observé que la température moyenne du corps est une des conditions de la vie. Si cette température s'élève ou s'abaisse fortement, ou du moins d'une manière persistante (sans qu'on puisse user de moyens régulateurs) la mort s'en suit nécessairement. Peut-être existe-t-il des poisons qui rendent les phénomènes d'oxydation impossibles, de môme qu'il est des substances qui arrêtent la fermentation.
Pour ce qui est d'indiquer de quelle manière les maladies, les lésions, les circonstances extérieures anormales, etc., agissent sur l'organisme et peuvent amener la mort, c'est là un des objets des sciences pathologiques. Gomme mort physiologique, on désigne ordinairement la mort (naturelle) provenant de la faiblesse augmentée par les ans, et dont les causes les plus proches ne sont point connues. Quant aux causes plus éloignées, il faut les chercher dans l'affaiblissement progressif et l'incapacité fonctionnelle de tous les organes, soit par suite d*atrophie, soit par suite de dégénérescence.
Dès que le phénomène de la rigidité cadavérique est passé, le corps tombe en putréfaction, si celle-ci n*est pas enipéchèe par une dessiccation rapide ou par des moyens qui la combattent Ce phénomène , encore à peu près inconnu , consiste en une oxydation lente des substances organiques par l'oxygène de l'air, sous l'influence d'un ferment probablement composé de vibrions. (Pasteur.) Un signe de mort à peu près aussi certain que la rigidité et avant-coureur de la putréfaction, c'est ce qu'on appelle les taches livides cadavériques provenant de la diffusion du principe colorant des globules du sang, d'abord dans le sérum, puis dans les liquides des parois vasculaires, des parenchymes et de la peau.
NOTi: KXPLICATIVK DES PLANCHES
La planche ci-jointe est la copie exacte d'une photo^rrapliie fuite par M. le D' I.iiyf d'une coupe do la moelle ^pinière de rhomiiir (région lombaire; a(jrraiidiss4>iiipnl rie 15 diamètres). Par des procédés {larticulicrs, M. le D' Luys est parvenu à pliotofi^i^pliier la plupart des régions des centres nerveux, et cette lipire est eitraite d'un ouvrage encore inédit, où seront rassemblées ces divers<*s photographit^s. I^pc détails de stnicture ainsi obtenus seront d'une exactitude incontestable, et. dans cette coupe de la moelle, on voit parfaitement les détails qui se trouvent ex.i^.'én-* sur la ligure schématique.
Scissure postérieure 'A).
Scissure antérieure (B) .
Dans les cornes antérieures, les collnics sont disposées en f<»rines d'ilols 7.7.
lies fibres des racines antérieures émergent de ces mûmes régions, ef Icn» leinari|ue très-bien leur point de départ de certains groupes cellulaiiTs rî, *2 .
Dans les cornes postérieures , on remarque In substance géLilineuse de Uohnnlo r». Tt], qui présente une teinte différente.
On voit en (6, (i) l'immersion des fibres des racines postérieures dan^ l.i -nl»tance grise.
l/îs régions médianes présentent :
Le canal vertébral (*>; avec la lumière de deux gros troncs vascul.nires qui lui <ont accolés (4, i).
En avant du e^'uial vertébral et au fond de la scissure antérieure, des fibre< l'ntrecroisées en X, qui repiésentent ce (|u*on appelle la ('on)mis.vure blnncb<- «le b moelle.