‹ Èléments de physiologieChapitre 188 sur 190 · E. — MORT · texte numérisé non relu

E. — MORT

\jk mort interrompt dans l'organisme la marche des phénomènes qui caractérisent la vie (voy. V Introduction) ; alors commence une

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série de phénomènes nouveaux compris sous le nom de putrérac* don.

Le moment décisif auquel on reconnaît ce terme est interprété de façons fort diverses. Comme caractéristique de la vie, on comprend généralement les résultats de Torganisme, c'est-à-dire le mouvement et la formation de chaleur, et surtout le premier, en raison de ce qu'il se constate le plus facilement ; or, parmi les mouvements, on ne peut évidemment considérer comme manifestation vitale que les mouvements automatiques et, parmi ces derniers, le mouvement du cœur est à la fois le plus frappant et le plus régulier. C'est donc ordinairement Tarrét du cçeur qui est regardé comme signe de mort.

Si Ton objecte que la cessation d'une fonction ne doit pas être con~ sidérée comme un signe de la cessation de toutes les autres, il n'en est pas moins vrai que l'arrêt du cœur est un signe certain de mort prochaine, c^v aucun organe ne peut agir sans l'apport préalable de sang oxygéné qui se fait par l'intermédiaire du cœur. — L*arrét du cœur est donc une des principales causes de mort.

La recherche des causes de mort amène aux conelusions suivantes: Comme le travail de l'organisme est le résultat des phènoméoes d'oxydation, la mort, en général, présente trois modes différenta : i. manque de matériel oxydable ou des substances inorganiquea indispensables à la vie, c'est-à-dire nourriture insuffisante; 2. insuffisance dans l'apport du sang oxygéné ; 3. absence plus ou moins complète des conditions qui favorisent l'action de l'oxygène. Suivant que ces circonstances agissent sur une seule partie du corps ou sur toutes, il en résulte une mort locale ou une mort générale. La première (nécrose, gangrène) peut à son tour conduire à la seconde, si elle atteint des organes dont la destruction entraîne celle de tout l'organisme. La complexité et l'action réciproque des phénomènes vitaux les uns sur les autres rendent impossible toute aéparation stricte de ces trois espèces de mort ; chacune des trois circonstances entraine presque toujours les deux autres après elle, et ne peut être prise à part en considération qu'autant qu'elle fournit une cause immaire de mort. ^

i. La nutrition tnêuffimnie forme une cause de mort très-fréquente, mais n'agissanl jaHiais d'une manière immédiate (cessation (lu fonctionnement dans le cœur et les muscles de la raspiration) ; iAle n'occasionne par elle-même qu'une mort lente et progressive. La mort par la faim, par manque d'eau (dans le choléra, par exemple).

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la mort par faiblesse résultant de l'âge, et en partie aussi la mort locale par rintemiption de la circulation dans certaines parties do corps, rentrent dans cette catégorie.

2. V apport de mng oxygéné peut devenir défectueui ou cesser entièrement : — i** Par défaut de sang, liémorrhagie provenant de Fouverturede grands vaisseaux ou du cœur lui-même. Si Thémorrhagie n^est pas mortelle et qu'il puisse se faire une compensation par l'eao, la quantité des globules rouges du sang peut cependant devenir trop faible pour entretenir la circulation oxygénée. — 2^ par cesuUûm du mouvement du mng; ceci peut avoir lieu : a, d'nnc manière locale, par occlusion (ligature, thrombose, embolie ou section) des artères adduclrices, et de même par des obstacles à Técouleroent du sang dans les veines ; il en résulte une mort locale, ou même directement la mort, si l'interruption circulatoire atteint les principaux vaisseaux; b. d'une manière générale, par pression positive dans le thorax, ou par aflliiblissemont où cessation des mouvements du cœur ; ceci peut à son tour provenir : d'une destruction ou d'une atrophie de la substance du ccopr, d'une interruption de la circulation dans les artères coronaires, d'une forte irritation de la moelle allongée ou du nerf vague (cas pathologique très-rare), d'une paralysie des ganglions du cœur par des influences spécifiques (poisons) ou d'un afflux incomplet d'oxygène. — On pourrait aussi se figurer que la circulation s'arrête par suite de la destruction, ou de l'inactivité des valvules du cœur. — 5" Par des obstacles sop. posant à V absorption de l'oxygène par le sang; de ce genre sont toutes les influences déjà mentionnées et amenant la suffocation, dont Tune, notamment la cessation des mouvements respiratoires actifs (indépendamment de l'apnée par excès d'oxygène qui n'est pas naturellement nuisible), mérite d'être ici considérée plus particulièrement. Elle |)eut provenir : a. d'une paralysie du centre respiratoire dans la moelle allongée, par lésion ou destruction (par exemple apoplexie), apport défectueux de sang ou d'oxygène, enfin de Faction paralysante de certains poisons (opium, etc.); b. d'une perturbation dans la conduction des nerfs aux muscles respiratoires, soit, par exemple, section ou compression des nerfs phréniques, soit empoisonnement par le curare ; c. d'une paralysie des muscles respirateurs du diaphragme ; d. d'un tétanos des muscles- respirateurs, par l'atiion de la strychnine, par exemple, ou par l'irritation du nerf vague; e, d'empêchements mécaniques à l'extension du thorax, pression par exemple. — -4" Par T expulsion de Voxygène hors du sang (empoison-

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