VARIETES DU SANG
la présence aussi bien de Tacide carbonique absorbé que de celui qui se montre en combinaisons instables, car toutes ces dissolutions possèdent une réaction acide.
3. Le sang contient de l'azote environ 1 à2 p. 100 de son volume. Une petite partie y est peut-être combinée chimiquement et probablement dans les globules. (Femet, Setischenow.)
Le sang chaufTé donne des traces d'ammoniaque (Thiry) qui proviennent de la décomposition d'^n sel ammoniacal contenu dans le sang. (Kûhne etStrauch.) ^
Variétés de sang,
La composilîon du sang n'est pas la n^me dans tout le corps. La difTérence la plus importante se montre entre le sang artériel (artères du corps, cœur gauche, et veines pulmonaires) et le sang veineux (dans les reines du corps, le cœur droit et les artères pulmonaires), principalement pour ce qui regarde le contenu en gaz et la couleur.
Le sang artériel contient plus d'oxygène (et par contre moins d'acide carbonique) que le sang veineux et possède une couleur rouge écarlate. H ne possède pas par conséquent le dichroisme de ce dernier. La difTérence de couleur est en rapport exact avec la quantité d'oxygène contenu dans le sang; car agité avec de Toxygène ou de l'air atmosphérique, le sang presque noir devient rouge vif; agité au contraire avec d'autres gaz, excepté l'oiyde de carbone, le sang rouge devient noir.
En outre le sang artériel contient plus d'eau, de fibrine, de sels, de sucre et de matières extractives que le sang veineux, et par contre moins de globules et moins d'urée. Sa température est en moyenne plus basse de 1® C. La cause de l'influence des gaz sur la couleur du sang provient peut-être en partie du changement de forme des globules, qui en retenant l'oxygène se rétrécissent et deviennent plus concaves, tandis qu'ils grossissent si on expulse l'oxygène pour le remplacer par de l'acide carbonique. Par conséquent ils doivent, dans le prejnier cas, renvoyer la lumière plus concentrée et dans le second cas la disperser davantage.
C'est du moins ce qui explique comment une addition de sels rend le sang plus brillant, tandis qu'une addition d'eau le rend plus sombre. Les gaz agissent aussi dans ce sens sur le principe colorant, indépendamment de la forme des globules (quand par exemple
on a détruit ceux-ci par une addition d'eau) ; seulement la couleur du sang est plus sombre dans ce cas et l'action de l'oxygène bien moins fisible.
Nous parlerons plus loin de la composition particulière de diverses Tiriètés de sang (veine porte, veines du foie, de la rate) ainsi que de l'influence sur le sang de la respiration, de la digestion, etc. *
Les échanges physiques et chimiques du sang, les phénomènes d'assimilation et de désassimilation feront l'objet du chapitre vi.
Qi/antitéde sang,
La quantité de sang contenue dans le corps humain n'est pas exactement connue ; elle atteint environ i/iS du poids du corps (Bischoff), 1/19 chez les nouveau-nés. (Welcker.)
lies méthodes les plus connues pour déterminer la quantité du sang sont les suivantes :
1. On peut calculer cette quantité d'après le délayage produit dans tout le sang par uie quantité connue d'eau injectée. Ce délayage est déterminé par la comparaison du contenu d*eau de deux essais faits sur le sang, l'un immédiatement avant, l'autre quelque temps après Tinjection. (Valentin.) Les résultats sont faux parce que l'eau ne se mêle pas d'une manière régulière avec tout le sang, et parce que le sang délayé entre aussitôt en diffusion avec les tissus, abandonne ainsi de Ifltu (principalement par les reins) et absorbe des matières solides.
2. On détermine la quantité de substance solide que l'on obtient par l'écoulement du sang au moment de la décapitation, et par l'expulsion, au moyen de l'eau, du sang qui reste dans les vaisseaux ; diaprés ce poids, on calcule la quantité de sang, si l'on a déterminé d'avance dans un premier essai le contenu du sang en parties solides. (Ed. Weber.) Ce procédé est inexact parce que jamais tout le sang ne se laisse expulser des vaisseaux et parce que le sang passant à travers les vaisseaux, absorbe par diffusion aux parenchymes des substances solides.
3. On délaye avec de l'eau la masse du sang restée dans les vaisseaux d'un décapité jusqu'à ce qu'elle ait exactement la même couleur qu'une autre épreuve faite auparavant avec du sang titré, mesuré et délayé avec une quantité d'eau connue ; on calcule la quantité du sang d'après la masse d'eau employée pour le délayer. (Welcker, Heidenhain.)
iSi