‹ Èléments de physiologieChapitre 28 sur 190 · II. — IMNERVATIOK DBS TAISSEAUl · texte numérisé non relu

II. — IMNERVATIOK DBS TAISSEAUl

La largeur des artères varie , indépendamment de leur extension élastique , avec l'état de conlraetion des fibres musculaires lisses contenues dans leur paroi. Cet état subit de son cAté Tinfluence de circonstances diverses ; ainsi le froid augmente directement le resserrement des vaisseaux, tandis que la dialeor.les dilate. Le calibre des artérioles dépend surtout de Tétat d'excilation des nerfs f vasorootears » qui régissent les muscles des vaisseaux. Pour la plupart d'entre eux, un état constant d'excitation a été démontré ; de sorte que leur section a pour conséquence le relâchement des muscles des vaisseaux, l'élargissement des artères, un afQux de sang plus considérable dans les organes atteints, et par suite de la rougeur^e l'élévation de température et une exsudation plus forte par les capillaires. L'afflux de sang peut tellement augmenter, que le sang pénètre rouge vif dans les veines, et que même l'ondulation du pouls s'y propage ^ égàlëtoeiit. (Bernard.) L'excitation de l'extrémité périphérique du neri vasculaire doit au contraire rétrécir l'artère jusqu'à l'arrêt complet du sang, ce qui rend les organes pâles, froids et plus pauvres en exsudations.

Une contraction péristaltique des artères, partant des troncs prin< cipaux pour arriver aux capillaires, pousserait activement le sang dans ceux-ci et agirait ainsi dans le sens de la circulation. Ce phéaom^ne n'a pas enc<fre été constaté sur les animaux vivants. Après la disparition de l'activité motrice du cœur, on peut, au moyen de l'irritation du c^tre vasomoteur, voir se produire une évacuation active ^ des artères dans les veines. (Goltz, Thiry, Y . Bezold.) Il est à présumer

, que le vide des artères après la mort provient des mêmes causes (1). Le fait le plus connu , constatant l'action des neVrs sur le mouve-

* (1) CeUe contnKlion active des vaisseaux est un lait réel, et qui a une grande importance en phjiMogie et en pathologie, et nous avons eu l'occasion . avec M. k docteur Charles L.eg}os, de constater souvent celte contraction péristaltique des artères qui a pour conséquence de faciliter le cours du sang. Sur les annélides, p<r exemple, on voit pai^faitemcnt la contraction de l'artèi^e priini|iale être progressive. Nous avons observé ce phénomène plusieurs fois, et de plus nous avons pu f augmenter ou le dimi^ner selon le mode d'excitation. Sur les membranes interdigjkales des grenouille^ on voit également le calibre des artères changer d'un iiistanià l'autre; à une dilatation succède un resserrement relatif et vice vena; U est vrai t^uc la dilatation correspond à un* pulsation cardiaque et c'est ce qui rend l'action propre de l'artère difllcile à apercevoir. lx)rsqu'on lie l'aorte, on oonstale h^ au miscroscope que la circulation existe encore dans las capillaires, et que te

* « sang prend des directions en divers sens. Ces phénomènes ne peuvent être dus

ou SANG ET DE SA aRGULATION. 81

ment local du «ang, est la rougeur occasionnels par des émotions morales. — Les nerfs vaso7moteurs se distribuent d'après le trajet, soit des nerfr spinaux (extràmités inférieur^), soit d'après le trsget propre des nerfs du sympathique (peau du crâne, conjonctive, glandes salivaires).

Li vaste circonscription 'des vaisseaux des viscères de l'abdomen reçoit ses fibres des nerfs spkachniques, qui sont par conséquent les

éndemment qu'à la contractisn des artérioles. Enfin, on peut Toir même chez rboauM mie contraction péristaltique des artères. Lorsque l'artère centiile de la rèlioe eal obturée par un caillât, mt voit, à l'aide de l'oplithafanoscope, les artérioles qui établissent une drcolalion coUatérale, avoir des mouvements péristaltîqiiea IrèsHBiarqpiés.

D'un autre dite, des expériences directes sur le sympathique, et sur lesquelles noua reviendrons au chapitre consacré à l'étude du système nerveux, prouvent que reirifrtm de ce nerf par des exdiants non tétanisant, produit une congestion actîne.

Ajoutons encore au point de vue anatomique, et cela démontre bien que les fibrei musculaires des vaisseaux contribuent à la progressioa du sang, que ce sont les artères éloignées du cœur qui présentent la plus grande richesse musculaire; il en est de même pour les artères où le courant marche contre toi lois de' la pesanteur, comme à la tête, par exemple, et pour celles où Taction^u coeur devient presque nulle, comme poar les vaisseaux oinbilicaux. (Voy. Legros et Onianis, Recherchée eipérimenialeê fur la circulation et spécialement sur la cohbraciibiiiié arlérieUe. Journal (fanât, et de physiol. de M. Robin, juillet et septembre 1868.)

■. Hermann dit dans ce môme chapitre que l'irritation des nerfs vaso-moteurs, dans le pénis, produit un relâchement des artères. 11 est très-important, dans ce en, de bien spécifier la nature des irritants ; car, par exemple, les courants éiictriques interrompus amènent une contraction spasmodique des vaisseaux, comme cela peut se voir à l'examen microscopique. Mais, d'un autre côté, M. Charles Legros a vu que l'on obtenait une flaccidité constante des tissus érectiles eiy éoupant les nerfB qui s'y rendent'. Chez un dindon, il a arraché le ganglion cervidi supérieur, et cette ablation a enlevé pour toi:ûours à la crête correspondante la CKulté de se congestionner. Sur des chiens , en passant sur les nerfs du pénis une ftgature peu terrée, de manière à exciter les nerfs sans les détruire, il a au contraire obtenu, au bout de quelques heures, des érections très-prononcées. Il attribue cette action à la suractivité des contractions përistaltiques des vaisseaux des tissus érectiles. Bsns tous les cas, ces expériences démontrent que l'érection, c'est-à-dire la congestion de certains tissus, est un phénomène actif, et queja paralysie des nerfs vaso-moteurs ne peut amener une pareille activité de la «vnilâtioa. (Legros, De$ Unuê érectiles, thèse 1868.)

Quant à la dilatation active des vaisseaux, V. Schiff est le seul encore à l'ad- ^ nwttre, 1. CiRide Bemaitl ayant renoncé, il y a d^à longtemps, à soutenir cette tliéorie. H est certain que l'anatomie ne peut justifiiar cette hypothèse; aussi ■. Schiff est le premier à dire qu'il y a là quelque xhoie d'inexplicable, et il ne sait pas d'ailleurs donner une origine anatomique aux prétendus nerfs dilatateurs. Cette théorie a eu surtout pour but de chercher à expliquer quelques phénomènes de congestion qui ne pouvaient l'être par la paralysie des nerfs vaso-moteurs. I||p8 tons ces phénomènes s'expliquent aisément,, et rentrent dans les lois géhéralesen -ndnettant des contrattlons péristaltlfBes des artérioles. E. 0.

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