I. — SiCRÉTIONS EN GÉNÉRAL
1^ Phénomènes physiques.
Lés transsudations du sang se font à traivers la paroi vasculaire fermée des capillaires. Les éléments du sang ne proviennent normalement de vaisseaux ouverts que dans le seul cas des menstrues (1).
Les forces physiques qui peuvent faire passer des liquides à travers des membranes sont : la filtration et la diffusion.
On nomme filtration le passage d'un liquidée travers les pores d'un corps, par exemple : d'une membrane , sous l'infiaence d'une pression (les pores dont nous parlons ici sont des plus grossiers et non
[1] Dans aucune région de réconoinie, dans quelque condition qu'on observe les opillaires, on ne rencontre d'orîGce sur leur paroi. V i^me chez les mollusques, où les capillaires avaient été considérés, par M. Edwards et d'autres naturalistes, comme des lacune» ou des ettpacet inierorganigues. M. Ch. Legros a découvert l'existence d'une couche unique et régulière de cellules épithéliales, tapissant tous ces canaui. Cette couche épithéliale existe sur la paroi interne de tous les vaisseaux sanguins, et chez tous les animaux ; la forme seule des épitbéliums varie d'une espèce à l'autre. Ce fait est important, car il démontre combien est fausse l'opinion ancienne qui admettait des bouches absorbantes veineuses et capillaires, nécessaires aux phéiMfeiènes de nutrition. -^ E. 0.