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II. — SÉCRÉTIONS PARTICULIÈRES

A. — Siic« parenchymateux et jnirenchymes.

Les méthodes pour se procurer les sucs parenchymateux sont trop incomplètes pour pouvoir en recueillir une quantité suffisante pour Cure une analyse exacte de leur composition. Elles consistent ou bien à presser le plus possible les tissus une fois délivrés du sang qu'ils contiennent, ou bien à extraire Tun après l'autre chaque élément paiiiculier au moyen de divers procédés de dissolution (éther, alcool, eaa, addes). — Nos connaissances sur la composition et principalement sur la formation des sucs parenchymateux sont par conséquent

ctfUes fut etUouretU la tubes ou les acini-sécrétcui*» des divers parenchymes. Ils n*aginiient donc que comme nerfs ?aso-motcurs et glandulo-motciirs. On comprend que cette seule influence est des plus importantes pour la fonction des glandes, car les nerfs peuteqt ainsi augmenter ou diminuer l'apport des matériaux nécessaires aux sécrétions. Quant à la sécrétion qu'on peut obtenir en dehors de b circulation, elle n'est pai iflomentanée, et elle n'est duc probablouicnt qu'à des pbéDoniènes de nutrition persistant quelque temps encore après la cessation de la drcuiatioD, de même que la contractibilité d'un muscle, ou l'excitabilité d'un nerf ne diqiaraiasent pas aussitôt après l'arrùt de la circulation. Dans tous les cas, il faudrait des preuves anatomiques et physiologiques bien plus nombreuses que ceUcs qui existent aiyourd'hui. pour admettre ce nouveau mode d'innenation ayant une influence toute spécifique sur les combinaisons chimiques de l'orgaoisme. — E. 0.

(I] 11. Hermann range dans ce même chapitre les tissus et les sécivtions ; ce ra])procheinent peut avoir quelque utilité, mais il peut aussi produire une confusion qui ne serait point possible s'il adoptait la division dos parties constituantes de l'économie, en hiMtologie^ ou étude des parties solides, c'est-à-dire des tissus proprement ditl^, et en liytjroh}gie, ou étude des parties liquides et demi-liquides. Dans cette dernière sulMlivisiou devrait aloi*s se [daccr naturellement l'étude des humeurs constituantes, c'est-à-dire du sang, du chyle et de la lymphe.

De même, coiçme l'indiqne très-bien le tableau {)roposé par M. Robin^ll y a eotre la synovie et la bile, la salive ou le suc gastriiiue, une différence très-profonde. Ainsi la synovie et les humeurs qui, comme elle^ forment le groupe des

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très-défectueuses. Dans beaucoup de cas, on ignore si les matières spéciales obtenues d'«n tissu par les noiéthodes que nous venons d'indrquer appartiennent à ses éléments liquides ou à ses éléments ayant forme. On peut tout simplement présumer que les éléments spécifiques (gélatine, graisses, principes colorants) se forment par action chimique à travers les cellules du tissu dans le transsudatum fourni par les vaisseaux sanguins, pei)t-étre sous Tinfluence de certains nerfs (nerfs trophiques, voyez cliap. xi); on présume de plus que les irontsudata donnent lieu à une espèce de résidu, qui est résorbé de nouveau au moyen des vaisseaux lymphatiques (voy. chap. iv). Les matières spécifiques formées sont en partie insolubles et deviennent ensuite des éléments ayant forme.

Il résulte de là qu'une étude chimique particulière des éléments parenchymateux, soit liquides, soit tout formés, n*est pas encore possible, et que l'histoire entière de Tprigine et du développaient des tissus ne peut être traitée qu'au jM)int de vue morphologique. Sans entrer dans les détails, nous rassemblerons donc ici le peu que l'on sait sur la constitution chimique des parenchymes.

i . Tisèu osseux, — Le tissu osseux pur (quand on a éliminé le périoste et la substance médullaire) se compose, pour la plus grande partie, de sels inorganiques. Dans l'os complètement sec (environ 22 p. iOO d'eau), on trouve une composition très-constante pour chaque espèce animale ; chez l'homme, 68 p. 100 de sels, 52 p. 100 de substance organique. (Zalesky.) Les premiers consistent en 84 p. 100 de phosphate de chaux basique, (Pi09€a3); 1 p. iOO de phosphate basique de magnésie, (PsOgMgs), 7,6 p. 10Q d'autres sels calcaires,

liuincurs récn meniitielles, telles que la sérosité péritonéale, la sérosité péricar- (lique, rhumeur vitrée, etc., remplissent un rôle principalnnent physique. De plus, il n'y a pas d'analogie entre ces huroeure et la composition immédiate des éléments anatoraiques, formant les parois ou les membranes qui les produisent. Ces humeurs tiennent rarement en suspension des éléments anatomiques, et lorsque CCS éléments existent, ils sont toujours en quantité infiniment petite, et ce moC ou des cellules épithéliales ou des leucocytes. Ces fluides ne sont pas doués, euxmêmes, de la propriété de se nourrir, c'est-à-dire de se renouveler d'une maoièrp incessante. Une fois sécrétés, ils restent les mémos pendant toute la durée de levr existence.

Ce ({ui démontre aussi (fue ces humeurs ne sont pas une simple filtration de U masse sanfruine, et que, d'un autre côté, elles n'ont aucune communication directe avec les vaisseaux lymphatiques, c'est que la composition chimique esttmite différente. Non-seulement la nature des sels diffère, mais, de plus, pour les méoMS sels les proportions diffèrent sensiblement. Il y a là un choix de matériaux asseï analogue à celui qui a lieu dans les sécrétions. (Voy. Cb. Bobin. Bibliolkèqwt éa $cience$ naturelles. Dc$ tissus et des sécrétions. iSGil, p. 74 et suiv.) — E. 0.

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(eO,€a, fia Cl«, €a Fi,), et 7,4 p. 100 de sels alcalins (NaCl, etc.). La partie organique est presque toute entiire formée de substance géhlineuse et se transforme en gélatine si on la fait bouillir, et surtout si on la traite par des acides.

La substance propre aux os spongieux et compactes a tout à fait la même composition. La constance de cette composition (Milne Edwards, Zalesky) tend à faire admettre que les sels ne sont pas déposés mécaniquement dans la substance organique , mais forment avec elle une combinaison chimique.

Les acides délayés enlèvent les sels aux os, et donnent pour résidu nne substance molle et gélatineuse. Le feu , au contraire , détruit cette dernière et laisse une masse inorganique blanche et poreuse (os brûlés). Dans les deux cas l'aspect extérieur des os est à peu près conservé.

Aux os se rattachent les autres tissus imprégnés de sels calcaires, par exemple les dents. L'émaif des dents, qui ne renferme presque pas d'eau, ne contient que 4 p. i 00 de matière organique ; le reste se compose des éléments des os dans des rapports analogues.

2. Tism cartilagineux, — Outre l'eau et les éléments des corps celluleux , le cartilage contient principalement une substance qui fournit la chondrine, des dépôts d'élastine et peu de sels organiques.

La cornée se rapproche beaucoup du cartilage ; sa dissolution dans l'eau bouillante a les réactions de la chondrine ; elle possède de plus beaucoup de substance fibrino-plastique.

3. Tmu lamineux ou conjonctif, — Dans ce tissu on peut distinguer (Kûhne) : i*" la substance des fibrilles qui par Tébullition se transforme en colle ; 9i^la substance qui se trouve entre les fibrilles, une espèce de lut qu'on peut extraire par l'eau de chaux et de baryte tRoIlet), 0t qui contient de la mucine ; 5® les dépôts d'élastine ; 4* les cellules avec leurs éléments ordinaires, albuminoides en grande partie. — Ils sont souvent remplis de graisse.

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