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INFLUENCE KS NERFS

nale), ou bien il esl lié par des canaux à des réservoirs fixés aux parois (véskule de la bile) . Les glandes sans conduits excrètoirs (rate, ganglions lymphatiques, thymus, capsule surrénale) ne sont point des organes de sécrétion. — Nous en traiterons dans les chapitres v et VI.

IKPLUElfCS DES NBAFS.

11 est à présumer que dans toutes les sécrétions, et on peut le prouyer pour un grand nombre, le système nerveux agit sur la marche du phénomène. Cette action peut consister soit à donner lieu à une sécrétion non effectuée, soit à lui faire éprouver un changement tantôt qualitatif et tantôt quantitatif au moyen de Texcitation des nerfs.

Comme dans quelques glandes l'influence nerveuse sur la sécrétion se trouve unie k une seconde influence agissant sur la circulation [dans les glandes salivaires, par exemple (CI. Bernard) ], on pourrait être porte à expliquer la première par la seconde. Une semblable influence au moyen de la circulation pourrait consister : 1* en un changement de la pression, dans les capillaires des glandes par la dilatalion ou le rétrécissement des artères qui y conduisent; S** en un changement de Faction chimique, toutes circonstances restant égales, par un apport plus ou moins considérable d*oxygène. Mais comme l'action nerveuse, en tant qu'elle amène une sécrétion qui sans elle resterait iiiactivc, peut avoir lieu eu Tabsence de toute circulation [dans des glandes coupées (Ludwi^)], que de plus la marche de la sécrétion est capable de s'opposer à la flltration (car la pression dans le canal excréteur de la glande, si l'écoulement du liquide sécrété est empêché par une irritation des nerfs, peut devenir plus grande que la pression dans les troncs artériels — Ludwig), il s'en suit que l'influence des nerfs sur la sécrétion ne peut pas être expliquée par leur seulo influence sur la circulation. On doit donc admettre, outre les fibres vaso-motrices, d'autres rd)res spécifiques qui agissent directement sur la sécrétion, d'une manière inexplicable jusqu'ici ; leur existence est d'ailleurs constatce aujourd'hui anatomiquenient par la découverte déjà mentionnée de fibres qui sont en communication directe avec les c-ellulcs glandulaires ^Pflûger) (I).

(1) Il est ti^ès-difficilo d'adineUro que les nerrs on» une influence sur les actions i^fmcs des sécn^tions» c'est-à-dire sur les cellules êpithéliales et la paroi propre des piireiK'liymes {glandulaires. Unir action sur les sécrétions parait due uiiii|ucmeut à Ictu* iufluence directe sur les Ûbivs musculaires lisses des vaisaeaux et sur

MATIÈRES FOURNII^S P^ll LE SANti. — SÉCRÉTION. 05

Que des fibres vaso-motrices agissent aussi sur la sécrétion, c*est ce foi est démontré (Cl. Bernard) par la coïncidence des changements de lécrétion et de circulation dont nous avons déjà parlé. Leur influence s'étend principalement sur la quantité et la concentration des liquides sécr^tés. Quant à Taction du sang oxygéné, bien qu*elle soit nécessaire à la formation d'une sécrétion durable, on ne la connaît encore qu'im- IMufaitement. (La glande coupée ne sécrète que pendant un certain temps sous l'influence d'une irritation nerveuse, lors même qu'on a en soin de réunir une quantité de liquide suffisante par un œdème trtifidèl.)

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