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CHAPITRE IV

SI nsTANCES REÇUES DANS LE SANG. — RÉSORPTION

Les matières reçues (résorbées) dans le sang sont : 1® L'oxygène ou agent d'oxydation que la respiration y introduit ; ^ les substanc(*s qui doivent être oxydées ou servir à remplacer les éléments excrétés sans modification : ces substances ne sont autres que les aliments; S'» les produits de Toxydation de matières que le sang a abandonnées par sécrétion aux organes du corps. — Ces produits sont ou gnzeux (l'acide carbonique) ou liquides ; ils sont, de plus, ou bien des produits d*oxydation extrême que le sang ne reçoit que pour les porter dans d'autres organes qui ont pour but de les recueillir ou de les excréter (acide carbonique, glycine, créatine, créatinine, etc.), ou bien des produits d'un degré inférieur d'oxydation destinés à être oxydés de nouveau, non pas précisément à la même place, mais cependant dans le sang lui-même, ou dans d'autres endroits, après une sécrétion nouvelle ; parmi ces derniers se trouvent la plupart des « éléments spécifiques » qui constituent les sécrétions, que ce soient les sucs parenchymateux, les liquides des cavités, ou les sécrétions libres. Ces dernières différent des autres en ce que, au lieu d'être reçues par le sang, au lieu même où elles sont formées, elles sont résorbées ailleurs, après avoir fait dans des canaux particuliers un chemin plus ou moins long; 4® enfin une grande partie des matières sécrétées par le sang est reçue de nouveau sans modification, ce sont : l'eau, les sels, l'albumine, en un mot toutes les par*tiestranssudées, ou transsudats.

On peut joindre à cette dernière catégorie la résorption d'éléments noQ modifiés des sucs parenchymateux et des liquides des cavités, et déplus celle de transsudats pathologiques (tels que les sérosités œdè-

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mateuses). Évidemment cette résorption serait inintelligible, si elle devait avoir lieu dans les mêmes vaisseaux et avec les mêmes circonstances qui ont favorisé la sécrétion ; il doit donc intervenir des circonstances nouvelles; par exemple, la pression qui opère la filtration du sang peut diminuer, puisqu'elle change à «haque instant; ou bien l'absorption peut se faire par les vaisseaux lymphatiques. (Voy. plus bas). Les éléments non modifiés des véritables sécrétions sont résorbés de nouveau dans d'autres lieux.

Voies de résorption.

L'introduction de matières dans le sang s'effectue en partie directement par les capillaires, en partie indirectement par les vaisseaux lymphatiques.

Le système des vaisseaux lymphatiques et chylifères forme un arbre vasculaire simplement ramifié (à peu prés comme le système veineux), qui débouche dans les troncs des veines du cou par le conduit tboracique et le grand tronclymphatique droit. Ce dernier rassemble les vaisseaux lymphatiques de la moitié droite supérieure du corps et de la partie droite de la cavité thoracique ; le premier rassaoble tous les autres et par conséquent les vaisseaux chylifères. On n'a point encore fait d'observations bien exactes sur l'origine des vaisseaux lymphatiques dans les organes. Les uns la mettent dans le réseau fermé des capillaires lymphatiques, qui serait plus superficiel que le réseau des capillaires sanguins ; les autres la font provenir de petits espaces sans paroi situés dans les tissus appelés trigets interstitiels (c'est-à-dire en d'autres termes, de tubes ouverts). Dans beaucoup de tissus composés, notamment dans les glandes, les origines des vaisseaux lymphatiques sont tout simplement les espaces en forme de lacunes, compris entre les vaisseaux sanguins et les autres parties des tissus, par exemple les canaux glandulaires (Ludwig, Tomsa, Zawarykin, Mac-Gillavry); dans la moelle épiniére, les lympluttiques entourent les vaisseaux sanguins [espaces périvasculaires (His) ]. (1) Ces espaces lymphatiques paraissent entourés d'épithélium. D'après

vl] C'est M. Robin qui, le premier, a décrit les espaces périTasculaires qui existent autour dos vaisseaux de l'cxréphalc. Ces espaces sont formés fmr une tonique propre, hyaline, entourant les vaisseaux jusqu'aux plus fins capilliirct- Ils sont remplis d'un liquide renfermant plusieurs noyaux sphériques tr^petils. On a également appelé ces espaces périvasculaires « gaine lymphatique de Robin». Il est lrès-|>o$sible que cette gaine empêche la compression du tissa netwen, lorsque les vaisseaux Tiennent a se dilater par un phis grand apport de sang. E.O.

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