II. — MECàNIQCE DE L APPAREIL DIGESTIF
Elle embrassent 1® l'introduction des aliments, leur marche dans le canal digestif et l'évacuation des nuitières fécales ; 2* la division en petits morceaux des aliments solides et leur mélange intime avec les liquides digestifs (mastication, insalivation, etc.). Ces deux séries de phénomènes ont lieu en même temps.
L'introductiun des aliments se fait pour les substances liquides, comme tout le monde le sait, en buvant les liquides versés dans U bouche ; pour les substances solides, en portant de petits morceaux derrière les lèvres et les dents, ou en les détachant d'un morceau plus gros, au moyen des dents incisives.
Immédiatement après Tintroduction des aliments solides, conmience leur mastication. Celle-ci s'effectue d'abord au moyen des dents incisives qui les tranchent et les divisent, puis au moyen des dents molaires dont les surfaces raboteuses permettent de les broyer. L'acte d'incision exige lUie adduction et une abduction alternatives de la mâchoire inférieure perpendiculairement à la mâchoire supérieure, c'est-à-dire que la première tourne autour d'un axe horizontal passant par ses deux articulations ; l'adduction se fait par le inasséter et le temporal, l'abduction par la pesanteur de la mâchoire inférieure, le digastrique, le mylohyoîdien et le genihyoïdien. L'action de broyer s'effectue par un mouvement en biais des têtes d'ailiculation de la mâchoire inférieure dans les cavités articulaires, qui la pousse contre la mâchoire supérieure en avant, en arrière et latéralement. Les muscles qui y contribuent le plus sont les ptérygoîdiens. La poussée en avant du bol alimentaire est produite au dehors par les muscles